Temple de la Littérature Splendeur d’Orient

Temple de la Littérature
Splendeur d’Orient
Haut lieu de spiritualité
Et de sagesse empreinte
De Confucius
Écrire et dire ici
Est un honneur
Et un bonheur qui invite
A chercher toujours
L’homme honorable
En soi
Espérer le trouver
Au détour
Des chemins
À la croisée intime
D’autres destins
Liés au sien
À dessein
Il me faut
Amourir
En corps
Ici
Pour renaître
À ma sève
À mon rêve
De vingt ans
Celui-là m’aime
Qui m’a fait
Franchir tous les caps
De l’existence
Qui n’est qu’une étape
De la route
Que je trace
En poèmes
Depuis Douala
Nous avons tous besoin d’une majuscule, certains l’appellent dieu, d’autres l’art. Je ne crois pas en dieu, je n’y ai jamais cru, je crois. Cela n’empêche pas sa nostalgie, par foi.
Je ne crois pas en dieu, parce que je n’en ai jamais eu besoin, j’avais Césaire. Char. Eluard. Neruda. Garcia Lorca. Sony. Solaar. Rûmi. Darwich. Damas. Depestre. Franketienne. François Cheng. Le sourire éternel de ma mère. La confiance de mon père. Et mon amour. Mon amour. Des mots.
J’écrivais déjà avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Enfant j’épelais les lettres sans arrêt, comme pour les inscrire. Quelque part. Dans le vent qui me soufflait des fables.
Dans mon ventre et dans mon coeur affable.
Dans le temps qui m’a tué une première fois, un 17 octobre noir, mais m’a appris à vivre aussi.
Dans l’urgence, la lumière et la tendresse des jours.
J’écrivais déjà. Avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Je suis corps de textes, encre de sang.
Depuis la fêlure de ma naissance.
Je n’ai jamais eu de distance. De distance avec la poésie.
C’est le Cahier qui m’a brûlé.

MAOB
Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris, juste.
Je suis bien ici.


One Love !!!


#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#ChroniquesVietnamiennes

J’ai la tête qui tourne, un peu

On est là … 🙂

La tête à l’envers, un peu 🙂
Merci aux étudiants vietnamiens, camerounais, maliens, togolais et haïtien, ainsi qu’aux enseignants de l’ULIS (Université de Langues et d’Études Internationales) pour leur écoute et leur magnifique accueil, aujourd’hui, un 7 mai qui restera gravé.
Heureux d’avoir partagé avec eux des extraits, de mon roman premier, « Diên Biên Phù », en ce jour si spécial pour le pays, jour qui marqua la fin d’un monde.

Vietnam, jour 4, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile.
Les enfants vous relèvent, vous élèvent, vous font entrevoir. Le miracle possible de l’éternité. Tous les enfants du monde, sont des matins qui se ressemblent, prennent leur en vol. Et les adultes, des aubes nostalgiques.
De l’enfance envolée.
Enfants : êtres-anges à l’Innocence fragile.
Je pense aux miens, en permanence.
Ange, Maëlle et Léa, mes trois plus beaux poèmes.
Je pense à eux et j’espère. Pour eux.
J’espère qu’à mon dernier soir sur cette terre, je pourrais me dire que j’ai été un bon père, me dire que je ne suis pas trop passé à côté, à côté de ma vie avec eux. Pour eux.

Vietnam, jour 3, j’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#BienvenueàDiênBiênPhù
#ChroniquesVietnamiennes

Ciel couleur d’orange

Ciel couleur d’orange
Criblé d’espoir
Que je cultive
En marchant sur la terre

Tant d’émotions
Et de mots du monde
Dans ma voix qui silence
Je parle pourtant

Parler, c’est d’abord écouter
Oui écouter, écouter l’autre
L’autre qui a toujours
Quelque chose de nous

Et quelque chose, à nous dire aussi

Nous dire d’elle, de lui
De son île à elle, à lui, de son pays, de sa culture
De ses bonheurs, de ses malheurs
De sa mémoire, de son histoire
Quelques part
Parcelles d’être, parts
D’elle, de lui, donc de nous
Assis comme elle, comme lui
Sur du vent

Nous sommes
Toutes et tous
Du même genre
Humain
Les mêmes gens
Tentant
D’escalader les désastres
Et vivre en paix
Dedans
Dehors
D’abord
En accord
Avec nous-mêmes

Il faut déployer ses ailes
Souvent
S’échapper belle
Aller voir ailleurs
Si on y est
Pour savoir
Qui nous sommes
Vraiment
Qui nous voulons être
Pleinement, être
En somme

Ma mère avait raison

Rien de grand
Pardon, je veux dire
Rien de plus grand que soi
Ne se fait sans amour

Vietnam, jour 2, J’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

Colloque international sur Diên Biên Phù

Belle émotion de découvrir à Hanoi, à l’occasion du colloque international sur Diên Biên Phù auquel je participe, le livre de mon ami Pierre Journoud, professeur et historien passionné et passionnant, « Diên Biên Phù, la fin d’un monde », ouvrage historique dans lequel il me cite, argumentant les liens inextricables entre Grande et petites histoires, rappelant ainsi à quel point nos matières peuvent être complémentaires. Nous avons besoin des historiens, pour connaître le passé, saisir le présent, envisager le futur. Nous avons besoin des poètes, des écrivains, qui s’attachent à dire les femmes, les hommes, humains épris et pris dans leurs contradictions, leurs addictions, leurs paradoxes, leurs parts d’ombre et lumière.
Nous avons besoin des historiens, pour essayer de comprendre les faits, besoin des artistes pour essayer de nous comprendre nous-mêmes, saisir l’essence frivole de nos êtres, nous envisager chaque jour, dans notre vérité nue.
J’écoute les communications des chercheurs et doctorants Vietnamiens et Français, leur positions, leurs prises d’opposition aussi parfois, je questionne le sens des mots et de leur traduction, je pense à voix haute, qu’il nous faut réinvestir le langage, le chant / champ sémantique, pour parler ensemble, parler des mêmes choses, des mêmes causes, des mêmes clauses d’inconscience, des mêmes conséquences.
Je remercie la vie, d’être là, invité à cette réunion d’intelligences, espace de réflexion et réflection, où l’on peut se voir en miroir dans le regard de l’autre, différent et ressemblant à la fois, voir que l’on cherche au fond, sous le plafond des phrases, la même chose que lui, la même chose qu’elle aussi, en émoi à quelques encablures de moi : un brin de paix, des regards et des sourires sincères, de sœurs et de frères en humanité juste. Et digne. Libre et libérée des préjugés qui nous fondent et font de nous ce que nous sommes parfois. Des ennemis. De nous-mêmes.
Je réalise qu’on est là, dans le passé présent futur, ici, là-bas, à côté, partout. On est là, et on fait notre part. Ensemble.
Pour former communauté de la même et seule nationalité qui compte ou devrait compter, la seule qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, la nationalité humaine. On est là pour dire et redire qu’il faut faire de la place à toutes les mémoires, toutes les souffrances. La même place.
Au nom de l’universel à réinventer. Ensemble.
On est là, à essayer d’inventer « le peuple qui manque » et « une nouvelle région du monde », comme diraient Deleuze et Glissant, d’une même voix, d’une même foi. Ensemble.
La culture est un champ sur lequel on peut faire pousser des rêves communs, un espace de libre échange et de partage, lieu de relation, de donner recevoir. Alors on donne, et on reçoit. On reçoit et on grandit. En humanité, encore.

Vietnam, jour 1 toujours, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip