Suza, Jours et Nuits de la Poésie

Suza, à la saison des amours
Chantent oiseaux sans cages
Volent lucioles lucides
Et jour qui s’énonce
annonce
Salve bleue de clartés
 
Au pied d’un arbre musicien d’une autre ère
Parlent un fils et son père
De poésie source et horizon de lumière
 
L’amour tisse toile
De fond au poème
De la vie qui file étoile
Vers la mer
 
Aujourd’hui
Je suis à la fois
Fils et père
D’Alexandre
 
Une rivière
Coule sur mon visage
 
Et quelques sourires
Plus loin
 
Au bord d’elles et d’eux
 
Des femmes et des hommes
 
S’enlianent à leurs espérances sublimes
 
Résilience, rêvistance fondent
 
Leur rapport au monde
 
Things fall apart
 
Et alors?
 
Il nous restera toujours
 
Les mots pour nous (re)prendre
 
Au « Je » de la vie
 
Digne et debout
 
Ce « Je » qui se transforme par foi en Nous
 
Quand on apprend à écouter son cœur tambour
 
Et à lâcher prise et prose de toute son âme
 
Toujours
 
 
Suza, Jours et Nuits de la Poésie, avril 2021.
 
Tout.
 
Tout peut.
 
Tout peut être.
 
Tout peut être annulé.
 
Sauf nous.
 
MAOB
 
Na som jita à Hemley BoumAnne-sophie StefaniniDagenius Abdou Kamal-Dine,
 Yax LeaderArmand GauzBarz DiskiantFred EbamiAlbert Morisseau Leroy, Ange,
Fatima Salim Said Ali, aux formidables jeunes qui participent à nos masterclass d’écriture, et à la Fondation MAM pour ce temps de partages essentiels.
 
.. ici à Suza, on fabrique.
 
Nos utopies.
 
One Love !!!
 
 
 

Somewhere sur une île du bout du monde

Tout.
Tout peut.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
 
Et nos rêves qui débordent.
Et fleurissent en vertiges.
 
MAOB
 
Il ya quelques jours en Bretagne, somewhere sur une île du bout du monde, nous étions femmes et hommes debout, rhizomes en relation.
 
Demain direction le pays natal, avec d’autres, « allié(e)s substantiel(le)s », pour poursuivre l’ouvrage d’art et d’âme, avec le même cœur et le même bonheur, la même liesse d’être vivants.
 
Nous serons au rendez-vous de nous-mêmes, à Suza, fabrique d’utopies, parce que nous n’avons pas le choix, nous ne l’avons jamais eu en définitive, pour certain(e)s d’entre nous depuis le préau, c’est la vie ou la vie, l’amour ou l’amour, la tendresse ou la tendresse, la joie ou la joie. « À arracher aux jours qui filent. »
 
Je partagerai ici prochainement, le merveilleux programme des « Jours et Nuits de la poésie à Suza », qui auront lieu du 23 au 30 avril au Cameroun, grâce à la Fondation MAM et aux poétesses et poètes, romancières et romanciers, musiciennes et musiciens, slameuses et slameurs d’ici et d’ailleurs, de là-bas aussi, qui ont accepté mon invitation à la rencontre et au chant des possibles, en présence ou à distance, mais ensemble tellement !!!
 
Je souris en pensant à ces mots de Char fondamental, qui me courent dans le corps depuis hier :
 
« Le poète vivifie, puis court au dénouement. Au soir, malgré sur sa joue plusieurs fossettes d’apprenti, c’est un passant courtois qui brusque les adieux pour être là quand le pain sort du four. »
 
On est (et on sera) là … 🙂
 
One Love !!!
 

Traversé(e)s et Chants du monde

On est là… 🙂
 
Et on vous souhaite belles Traversées…
Les merveilleuses Senny Camara et Camille Arcache, le non moins merveilleux Calvin Yug ami frère de si longtime et moi, vous attendons de l’autre côté de la rive du rêve.
Ensemble.
 
Merci à Sandrine Constant pour l’organisation, à Lau Réal pour la réalisation et à Tanya Zimmerman de l’ambassade de France au Mexique, pour l’invitation à la « Noche de la poesia » et à la jolie place « fête » à l’adaptation pour la scène de mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy) disponible en librairies.
 
Hasta la poesia siempre !
 
One Love !!!
 

Du port de Douala À celui de Douarnenez

Du port de Douala
À celui de Douarnenez
Il n’y a qu’une parole donnée
Et un pas, pas si sage, passage
Franchi à la vitesse de la lumière
Des poèmes qui me portent
Vers moi-même depuis plus de vingt ans
 
Retour du Cameroun
Racines
Arrivée en Bretagne
Rhizomes
Pour écrire
Encore
Écrire
Toujours
L’à venir
Chanter
Tenter
De défaire
Le mauvais sort
Ma sœur
Mon frère
Faire
Advenir
Demain
 
Mon roman prochain est en route… Vers vous.
 
Écrire c’est prendre la mer.
 
Porter sa croix, sa foi, sa voix.
 
Hisser la voile de son âme, vent debout vivre.
 
… ivre et libre.
 
J’ai pris la mer.
 
Par amour.
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 

Bonapriso

Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Ces gamins terribles sur la photo, qui courent après un ballon rond comme la terre qu’ils traverseront un jour, c’est nous,
Fred, Dex, Bouly, Achille, et moi, et d’autres aussi dont les prénoms se sont effacés avec les années qui ont filé en étoiles depuis.
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous, dans notre quartier, rebaptisé « City Carter » à cause de Nino Brown et J Money, et surtout de cette phrase étincelle « je suis le gardien de mon frère ».
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous,
band of Brothers, portant notre fraternité en étendard, c’est nous et nos espoirs en bandoulière, nos fusils à fleurs, nos pas de danse hip hop new jack, nos fous rires qui n’en finissent pas et le miracle de l’amitié providence qui aide à sublimer la vie, supporter le monde, transcender la mort.
 
Au moment où j’écris ces lignes, certains des gamins terribles sur la photo ne sont plus, alors les autres vivent, pour eux aussi.
Bonapriso
Dans cette rue
La maison familiale
Et tant de souvenirs
Qui s’enfoncent
Dans le sable émouvant
Du temps
Remontent à la surface
De la mémoire du cœur
Tambour
J’ai 8 ans
Et « je conduis »
La voiture
De mon père
Assis sur ses genoux
Bonapriso
Sita chante
J’ai 12 ans
Et je lis le journal
À Grand-pa
Sur la véranda
Je lui invente
Une autre actualité
En fête
J’apprends à écrire
Même si je ne le sais pas encore
Ma mère sourit avec le cœur
À mon imagination qui déborde
Fleuve
 
Bonapriso
Je rappe
Sous le manguier
Fred dessine
Quelques pas plus loin
Tout est là
Déjà
Le sens et l’essence
De nos existences
Ikigai
Nos raisons d’être
De nous mettre
En mouvement
Vertical
Penser
Rêver
Oser
Créer
Rythm
And Poetry
Nos life
 
Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Je ne connais pas de route qui soit plus droite, vers l’enfance au soleil de la tendresse, et de l’amour qui jamais ne meurt.
 
Sita na timbi mboa
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Terre latérite

Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Mon chemin
Poursuit
Son chemin
Dans le monde
Dans la ronde
Des souvenirs
Qui redessinent
Les sourires
De l’enfant et du père qui marchent
Ensemble
 
Étonnant
Ce sentiment
Par foi
De n’être
Jamais parti
Alors que ma vie
Dit le contraire
Détonnant
Ce sentiment
Par foi
D’être de partout
Et de nulle part
D’ici
Et de là-bas là-bas aussi
 
Je suis
Au MBOA
Anagramme
D’initiales en feu
Que je porte
Fièrement
Sous ma chemise
À gauche
J’ai hérité
Du prénom
Du rire qui éclate
De l’audace d’espérer
Et des rêves insubmersibles
D’Alexandre
Papa parapluie paratonnerre parasoleil paravent bouclier humain pour le sang de son sang
Et je marche sur ses pas
Parole ardente au bord des lèvres
 
Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Partir
Revenir
Devenir
Chanter
Sa saudade
Deposer
Son fado
Au pied
D’un arbre centenaire
Longer la rivière
Et se rappeler
Du futur qui danse makossa
Et de ces mots mantras
Tout peut
Tout
Toujours
Tout peut
Tout
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 
 
 

Mont Cameroun

De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
Sita na timbi mboa
Poète
Par amour
J’ai commencé
À écrire
Pour allumer
Des étoiles
Dans les yeux
De ma mère
Les mêmes astres
Scintillant
Son regard
Quand elle parlait
Des livres
Qu’elle aimait
J’avais l’âge lyrique et je portais déjà
Sur mon visage et dans mon sourire
Toutes les intuitions du monde qui me fondent
Et font de moi ce que je suis et serai toujours
Derrière les poèmes
Un marcheur et un chercheur d’art
Partout sur la terre que j’arpente
En long et en large depuis plus de vingt ans
À la recherche de moi-même et d’autres êtres
Substantiels alliés aux ailes déployées
Dans le vertige du temps labyrinthe suspendu
 
De retour
Au sud de mon cœur
J’écris
Face à la montagne de mes souvenirs
Sésames précieux et précis
Qui m’ouvrent à tous mes chemins d’errance
À commencer par celui éternel, de l’enfance
J’écris
Les jours et les nuits
À venir
Les jours et les nuits
À revenir
Jour et nuit
J’écris
À en faire revenir l’à venir
Même d’outre-tombe
J’écris
Parce que je n’ai pas le choix
J’ai fait le songe d’une autre humanité
Et une promesse à une mère, à un père
Et à leur fils bien aimé, fils aîné
Que je suis
À la trace
À la lettre
J’écris pour elle, pour lui, pour nous, pour vous
 
Suza brille de mille vœux
D’orage, d’amour et d’espérance
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
Nous le savons, alors mettons cœur
À l’ouvrage ensemble, âmes et corps
Il y a tant à défaire, à refaire
Tant à dire, à redire, à prédire
Tant à écrire, à réécrire
Tant à créer, à recréer, à inventer, à réinventer
La chaleur originelle
L’intelligence émotionnelle
Et la tendresse en chansons de Dina Bell
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
L’utopie est
Ce qui n’existe pas.. encore
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Et tout peut
Tout
Rien n’est perdu
Rien n’est acquis
Nous sommes requis
À la barre de nos rêves
Et ici voyez-vous, Suza brille, de mille vœux
 
De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
Crédit photo : Tata Mareme
 
One Love !!!
 
 

Dans la Gazette des Comores…

On est là… 🙂
 
Dans la Gazette des Comores…
Avec Yazid on parle de mon rapport amoureux à l’Archipel des îles de la lune, des raisons artistiques de ce nouveau msafara à Moroni, des projets avec Sakara et de mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy).
 
One Love !!!
 
 

En chair et en mots, musique et images…

On est là.. 🙂
 
En chair et en mots, musique et images…
 
« Traversé(e)s » est le titre de l’adaptation pour la scène de mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy), et aussi du film que je réalise, documentaire-fiction, dont je vous partage ici un extrait tourné aux Comores, à Ngazidja, sur une des dernières plages après la fin du monde…
Marahaba mindji à Rabies pour son écoute et ses notes bleues, et à Amal Attoumani mon complice de tournage.
 
One Love !!!
 
 

My poetry is blue

Tenir
En équilibre
Instable
Sur le fil
De son existence
Labyrinthe
Suspendu
..
My life is blue
My poetry is blue
My music is blue
My hope is blue
My smile is blue
My tenderness is blue
And I dream in blue
So, am I a blue man (?)
Ritournelle indocéane
Parole indigo libre
Élégie bleue mélodie feu
Émotion folle sur la feuille
Les mots sont boussole
Et me guident
Depuis ma première voix
Où je vis, où je vais ?
Je l’avoue, ma foi
Seuls mes poèmes le savent
Les mots sont boussole
Et me guident
Jusqu’à ma dernière vie, ici
Où je récite le dernier vers
D’un quatrain de lumière
Qui me court en cœur et en corps
 
MAOB
 
One Love !!!