Hisser La voile

Hisser
La voile
Tracer
La voie
Ouvrir
La voix
 
Du poème
 
Partir
En quête
De plénitude
Et liberté
Trouver
Silence blessé
Et humanité
À recoudre
Encore
Humanité
À recoudre
Toujours
 
 
Voguer
Sur le flot
Des mots
Depuis tant d’années
Parce qu’on s’est condamné
Soi-même
À errer
Solitaire solidaire
Sur cette terre
De joies claires et de larmes amères
 
La première fois que je me suis suicidé
 
J’avais vingt ans
 
La poésie m’a ressuscité
 
Depuis
 
Je renais jour et nuit
 
Dans les textes que j’écris
 
Je renais quand la vie
 
Se fait
 
Demoiselle d’honneur
 
De mon cœur
 
Tambour
 
Je renais quand la vie
 
Se fête
 
En chanson qui pleure
 
Ou rit aux éclats bonheur
 
D’amour
 
Tendresse qui sauve
 
 
Ciel bleu
Soleil haut
Vague océane
 
 
Écrire c’est (ap)prendre la mer
 
Accepter de tanguer
Chalouper chavirer
Accueillir la houle
Sur son visage humain
Perdu dans la foule
De ses pensées
Dériver
Dévirer
Dévier sa trajectoire
Sans jamais perdre son cap
Demeurer
Maître
De son destin
Capitaine
De son âme
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Le Télégramme

On est là … 🙂
En conf’errance devant des élèves du Lycée de Kerneuzec, à Quimperlé dans le Finistère, pour parler encore et toujours à coeur ouvert de poésie, indiscipline qui me meut et m’émeut, me déporte et me porte à la rencontre du monde depuis plus de vingt ans. Continuer une mère veilleuse, transmettre, partager, allumer quelques étincelles dans les regards en face, c’est bien de cela qu’il s’agit.
Merci aux enseignantes de lettres et de français, et aux profs documentalistes qui ont préparé avec grand soin ce temps de livre ensemble, merci aux jeunes pour leur écoute et la pertinence de leurs questions, celle-ci par exemple « l’écriture peut-elle être refuge du monde? »….
Merci à l’association Rhizomes, qui m’accueille en résidence artistique à Douarnenez, et m’offre de vivre ces moments d’échange autour des mots.
Tout peut.
Tout.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
One Love !!!
Pour lire l’article sur le Télégramme.fr, cliquez ici

Ici Certaines rues Se jettent Spontanément Dans la mer

Ici
Certaines rues
Se jettent
Spontanément
Dans la mer
Comme certaines âmes
À l’eau
À la vie
À l’amour
À l’aube
À l’orée
De chemins sinueux qui cherchent et trouvent
LE chemin de l’ombre vers la clarté qui tremble
À l’aune de mon regard ébloui
Loin du tumulte et du vacarme du monde
Mes mots toujours, prennent ma main
Pour écrire
Horizon
Océan
Juste ciel
Azur aimant
Liberté
Et tout ce que la beauté murmure
Aux oreilles de mon cœur
Tambour
MAOB
One Love !!!

Du port de Douala À celui de Douarnenez

Du port de Douala
À celui de Douarnenez
Il n’y a qu’une parole donnée
Et un pas, pas si sage, passage
Franchi à la vitesse de la lumière
Des poèmes qui me portent
Vers moi-même depuis plus de vingt ans
 
Retour du Cameroun
Racines
Arrivée en Bretagne
Rhizomes
Pour écrire
Encore
Écrire
Toujours
L’à venir
Chanter
Tenter
De défaire
Le mauvais sort
Ma sœur
Mon frère
Faire
Advenir
Demain
 
Mon roman prochain est en route… Vers vous.
 
Écrire c’est prendre la mer.
 
Porter sa croix, sa foi, sa voix.
 
Hisser la voile de son âme, vent debout vivre.
 
… ivre et libre.
 
J’ai pris la mer.
 
Par amour.
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 

Expoésie à la Belle Étoile à Arles

Pourquoi on part ?
 
Parce qu’on a décidé
De prendre notre « aucune chance »
 
Parce qu’on a choisi
De courir le risque de vivre
 
Parce qu’on sait que la vie
N’attend pas, n’attend personne au tournant
 
Pourquoi on part ?
 
Parce qu’on se sent
Enfant du monde et qu’on a des rêves trop grands
 
Parce que la géopolitique sans poésie des puissants ne pourra jamais nous empêcher de rêver et de nous élever vers nos rêves trop grands nos rêves de liberté de dignité pour toutes pour tous
 
Pourquoi on part ?
 
Parce qu’on a
Le sens de la syncope et de la fugue
 
Parce qu’on est
Né pour franchir toutes les lignes, élargir
l’horizon
 
Parce qu’on aime
La vie, encore elle, toujours elle, la vie qui bout dans les veines et bat dans le cœur sous la veste à gauche
 
 
MAOB
 
Émotion forte, cette photo prise par mon ami frère Pierre Journoud devant l’incroyable tableau de la grande sœur Olga Yaméogo, tableau qui sublime la couverture de mon roman « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy), dont j’ai partagé quelques extraits en résonance plus haut, et hier aussi, lors de notre Expoésie à la Belle Étoile, chez Sophie Muret à Arles… Sur La Lune.
 
C’était beau, c’était bleu.
 
Na som jita pour le partage, de la poésie qui peut être par foi, d’un mot une main tendue.
 
À l’autre, soi-même
 
 
One Love !!!
 
 
 

Bien arrivé à Arles… Sur La Lune

On est là… 🙂
 
Bien arrivé à Arles… Sur La Lune.
Ami(e)s de la région, nous vous attendons à partir de 14h30 à la Belle Étoile, galerie d’art située au 7 rue des Pénitents Bleus.
Au programme : Expoésie et rencontre autour des œuvres de Sophie Muret, Mathias Tossa et Olga Yaméogo …
 
Et je lirai et dirai aussi, des extraits de mon roman nouveau Les lumières d’Oujda (éditions Calmann-Lévy)
 
One Love !!!
 



 
 
 
 

Fin de résidence Faim du monde

Fin de résidence
Faim du monde
Encore
Faim du monde
Toujours
La Maison de la Poésie en Normandie, est d’abord une Maison, ouverte, accueillante et chaleureuse, tiers-espace et haut-lieu de relation. Et d’actions, de gestes.
D’art et d’âmes.
Merci à Patrick son directeur, qui a habillé mes mots de quelques notes de guitare jazz hier soir, à Jérôme Revel pour l’animation ensemble d’un match de foot 🙂 pardon d’un mirifique atelier d’écriture mercredi, à Charlène Damour pour le compagnonnage joyeux dans les classes de collège qui m’ont accueilli ces dernières semaines, et à toute l’équipe, vraiment, pour la bienveillance de chaque instant. Écrire dans ces conditions est un cadeau, et définitivement les lieux ressemblent aux êtres qui les portent.
Ici, on partage
L’ivresse et la tendresse des poèmes
Le Neufchâtel des jours 🙂
Les sourires vrais qui chantent l’amour
Je quitte l’île du Roi, rempli de gratitude et nourri d’émotions belles, na som jita aux autres artistes en résidence, aux comédiennes de la Compagnie de théâtre, et aux poètes, Jenny Dahan dont la sensibilité à fleur de peau m’a énormément touché et Julien Markland l’obsessionnel et génial scientifique du mot, qui m’a fait rire rire rire 🙂 et accompagné aussi, à la guitare bossa nova.
À quoi sert la poésie ?
À rien et à tout.
Et c’est en cela même qu’elle est.
Nécessaire, urgente et vitale.
Pour moi.
Et tant d’autres aussi.
Sisyphes heureux.
J’ai mis ce matin, un point final à mon prochain recueil de textes. J’en reparlerai ici, bientôt, en partagerai le rêve et la sève.
And now direction Arles, pour une Expoésie et une lecture-rencontre à La Belle Étoile, Samedi 20 février, autour de mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy).
Merci à Sophie Muret pour l’invitation.
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
One Love !!!

Au Collège Simone Veil de Bourg-Achard en Normandie

On est là… 🙂
Na som jita à Hélène Thérin-Darasco, enseignante de français au Collège Simone Veil de Bourg-Achard en Normandie, pour l’invitation et l’accueil, et pour ses mots qui disent et redisent le sens, l’importance de la place, essentielle, de la poésie vibrante et des auteur(e)s vivant(e)s 🙂 des poètes, des artistes en milieu scolaire.
Ouvrir des horizons, c’est bien de cela qu’il s’agit. Magie. Des instants. Suspendus.
Sur le fil.
Du poème.
Merci aux élèves pour leurs mots « chargés de futur », les tapis de silence offerts, les sourires cerfs-volants et les rires aux éclats de vivre.
Et merci à Charlène Damour et à la FACTORIE, Maison de la Poésie en Normandie, pour l’organisation de ces rencontres en collèges.
One Love !!!

A la librairie La Forge, Marcq-en-Baroeul

On est là… 🙂
Merci à Gwenaelle Bel et à toute l’équipe de la magnifique librairie La Forge à Marcq, pour l’invitation chaleureuse et l’accueil en ces temps crispés.
Merci aux amis de quinze ans et au public présents, et à Anne Bocandé, qui a assuré son rôle de modératrice avec brio.
Merci aux lectrices, aux lecteurs, et aux libraires, qui portent mon roman nouveau au cœur et me le témoignent depuis sa parution en août, je suis ému et honoré, de nos partages.
Je jouerai de mon livre, « Les lumières d’Oujda »(éditions Calmann-Lévy) et en lirai quelques extraits, ce Samedi 24 octobre à la Condition Publique, à Roubaix, en merveilleuse compagnie de poétesses et poètes invité(e)s du Collectif On A Slamé Sur La Lune.
Ami(e)s de la métropole Lilloise, rendez-vous à 17h à la CP, pour traverser. Ensemble !!!
One Love !!!
P. S: merci à Nicolas et à Franck Bourillon, pour les photos.