À contre-courant

On peut traverser la vie, à contre-courant avec un seul poème en poche. Aller d’îles en iles, de villes en villes, de pays en pays, avec ses mots, sa joie inaliénable et sa mélanfolie douce pour seuls bagages.
 
On peut rejoindre à la nage libre la rive du rêve, ou se rejoindre soi-même ivre à la page, à la lisière du réel.
 
À mi-chemin d’ombre et lumière.
 
Se perdre ou se retrouver.
 
Au carrefour du silence et de la parole essence.
 
On peut revenir de tous les enfers, escalader ses désastres, se relever de tout et s’élever toujours vers plus grand que nous.
 
On peut guetter le jour d’après, quêter l’aurore, chercher, trouver la sortie de secours du monde, fermer les yeux, ouvrir les bras, sourire au ciel.
 
On peut se dire, se redire qu’on est vivant et qu’on a rien d’autre dans la vie que de l’être, rien de plus précieux, rien de plus urgent, rien de plus fragile aussi.
 
On peut attendre le messie qui n’arrivera pas, ou au contraire faire, défaire, refaire sans cesse l’ouvrage, parfaire son art de vivre à hauteur d’âme, dans la simplicité inépuisable des choses essentielles : le langage des fleurs qui s’ouvrent au matin mutin, le sourire d’un amour la nuit au mitan, la caresse du soleil, le souffle du vent, l’horizon qui chante l’oraison heureuse, le chant des possibles.
 
Encore.
 
Et toujours.
 
On peut.
 
Se prêter main tendre.
 
Afin d’interpeller demain.
 
Ensemble.
 
Oui, on peut.
 
Tout.
 
Et Tout peut.
 
Tout peut être.
 
Tout peut être annulé.
 
Sauf nous.
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Hisser La voile

Hisser
La voile
Tracer
La voie
Ouvrir
La voix
 
Du poème
 
Partir
En quête
De plénitude
Et liberté
Trouver
Silence blessé
Et humanité
À recoudre
Encore
Humanité
À recoudre
Toujours
 
 
Voguer
Sur le flot
Des mots
Depuis tant d’années
Parce qu’on s’est condamné
Soi-même
À errer
Solitaire solidaire
Sur cette terre
De joies claires et de larmes amères
 
La première fois que je me suis suicidé
 
J’avais vingt ans
 
La poésie m’a ressuscité
 
Depuis
 
Je renais jour et nuit
 
Dans les textes que j’écris
 
Je renais quand la vie
 
Se fait
 
Demoiselle d’honneur
 
De mon cœur
 
Tambour
 
Je renais quand la vie
 
Se fête
 
En chanson qui pleure
 
Ou rit aux éclats bonheur
 
D’amour
 
Tendresse qui sauve
 
 
Ciel bleu
Soleil haut
Vague océane
 
 
Écrire c’est (ap)prendre la mer
 
Accepter de tanguer
Chalouper chavirer
Accueillir la houle
Sur son visage humain
Perdu dans la foule
De ses pensées
Dériver
Dévirer
Dévier sa trajectoire
Sans jamais perdre son cap
Demeurer
Maître
De son destin
Capitaine
De son âme
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Bonapriso

Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Ces gamins terribles sur la photo, qui courent après un ballon rond comme la terre qu’ils traverseront un jour, c’est nous,
Fred, Dex, Bouly, Achille, et moi, et d’autres aussi dont les prénoms se sont effacés avec les années qui ont filé en étoiles depuis.
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous, dans notre quartier, rebaptisé « City Carter » à cause de Nino Brown et J Money, et surtout de cette phrase étincelle « je suis le gardien de mon frère ».
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous,
band of Brothers, portant notre fraternité en étendard, c’est nous et nos espoirs en bandoulière, nos fusils à fleurs, nos pas de danse hip hop new jack, nos fous rires qui n’en finissent pas et le miracle de l’amitié providence qui aide à sublimer la vie, supporter le monde, transcender la mort.
 
Au moment où j’écris ces lignes, certains des gamins terribles sur la photo ne sont plus, alors les autres vivent, pour eux aussi.
Bonapriso
Dans cette rue
La maison familiale
Et tant de souvenirs
Qui s’enfoncent
Dans le sable émouvant
Du temps
Remontent à la surface
De la mémoire du cœur
Tambour
J’ai 8 ans
Et « je conduis »
La voiture
De mon père
Assis sur ses genoux
Bonapriso
Sita chante
J’ai 12 ans
Et je lis le journal
À Grand-pa
Sur la véranda
Je lui invente
Une autre actualité
En fête
J’apprends à écrire
Même si je ne le sais pas encore
Ma mère sourit avec le cœur
À mon imagination qui déborde
Fleuve
 
Bonapriso
Je rappe
Sous le manguier
Fred dessine
Quelques pas plus loin
Tout est là
Déjà
Le sens et l’essence
De nos existences
Ikigai
Nos raisons d’être
De nous mettre
En mouvement
Vertical
Penser
Rêver
Oser
Créer
Rythm
And Poetry
Nos life
 
Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Je ne connais pas de route qui soit plus droite, vers l’enfance au soleil de la tendresse, et de l’amour qui jamais ne meurt.
 
Sita na timbi mboa
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Terre latérite

Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Mon chemin
Poursuit
Son chemin
Dans le monde
Dans la ronde
Des souvenirs
Qui redessinent
Les sourires
De l’enfant et du père qui marchent
Ensemble
 
Étonnant
Ce sentiment
Par foi
De n’être
Jamais parti
Alors que ma vie
Dit le contraire
Détonnant
Ce sentiment
Par foi
D’être de partout
Et de nulle part
D’ici
Et de là-bas là-bas aussi
 
Je suis
Au MBOA
Anagramme
D’initiales en feu
Que je porte
Fièrement
Sous ma chemise
À gauche
J’ai hérité
Du prénom
Du rire qui éclate
De l’audace d’espérer
Et des rêves insubmersibles
D’Alexandre
Papa parapluie paratonnerre parasoleil paravent bouclier humain pour le sang de son sang
Et je marche sur ses pas
Parole ardente au bord des lèvres
 
Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Partir
Revenir
Devenir
Chanter
Sa saudade
Deposer
Son fado
Au pied
D’un arbre centenaire
Longer la rivière
Et se rappeler
Du futur qui danse makossa
Et de ces mots mantras
Tout peut
Tout
Toujours
Tout peut
Tout
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 
 
 

Mont Cameroun

De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
Sita na timbi mboa
Poète
Par amour
J’ai commencé
À écrire
Pour allumer
Des étoiles
Dans les yeux
De ma mère
Les mêmes astres
Scintillant
Son regard
Quand elle parlait
Des livres
Qu’elle aimait
J’avais l’âge lyrique et je portais déjà
Sur mon visage et dans mon sourire
Toutes les intuitions du monde qui me fondent
Et font de moi ce que je suis et serai toujours
Derrière les poèmes
Un marcheur et un chercheur d’art
Partout sur la terre que j’arpente
En long et en large depuis plus de vingt ans
À la recherche de moi-même et d’autres êtres
Substantiels alliés aux ailes déployées
Dans le vertige du temps labyrinthe suspendu
 
De retour
Au sud de mon cœur
J’écris
Face à la montagne de mes souvenirs
Sésames précieux et précis
Qui m’ouvrent à tous mes chemins d’errance
À commencer par celui éternel, de l’enfance
J’écris
Les jours et les nuits
À venir
Les jours et les nuits
À revenir
Jour et nuit
J’écris
À en faire revenir l’à venir
Même d’outre-tombe
J’écris
Parce que je n’ai pas le choix
J’ai fait le songe d’une autre humanité
Et une promesse à une mère, à un père
Et à leur fils bien aimé, fils aîné
Que je suis
À la trace
À la lettre
J’écris pour elle, pour lui, pour nous, pour vous
 
Suza brille de mille vœux
D’orage, d’amour et d’espérance
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
Nous le savons, alors mettons cœur
À l’ouvrage ensemble, âmes et corps
Il y a tant à défaire, à refaire
Tant à dire, à redire, à prédire
Tant à écrire, à réécrire
Tant à créer, à recréer, à inventer, à réinventer
La chaleur originelle
L’intelligence émotionnelle
Et la tendresse en chansons de Dina Bell
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
L’utopie est
Ce qui n’existe pas.. encore
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Et tout peut
Tout
Rien n’est perdu
Rien n’est acquis
Nous sommes requis
À la barre de nos rêves
Et ici voyez-vous, Suza brille, de mille vœux
 
De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
Crédit photo : Tata Mareme
 
One Love !!!
 
 

Ciel feu

Ciel feu
Regard embrasé
Je vois bleu

Et j’écris rouge
Au pied de la montagne
des mots qui tremblent
Sur la feuille

J’écris rouge, sang
Et délie les nœuds
Délivre la langue ancienne
De mon âme, améthyste

Intranquille et serein

J’avance au milieu

De partout et de nulle part

Dans le ventre du poème

Je suis pour LA VIE

Un garçon aux semelles de vent

Homme qui marche de travers

Sur mille et un chemins de transe

MAOB

One Love !!!

#LifeisAPoetrip
#écrirejustejusteécrire
#OnTheMoonForLove
#ResterVivantvoirmoins

Obstinément Inlassablement Vivre

Obstinément
Inlassablement
Vivre
Oui vivre
Donner
Des ailes
À son cœur
S’endurcir
Mais sans perdre jamais
La tendresse
Se nourrir
De poésie et de beauté incandescente
Qui immunisent l’âme immaculée
Contre tous les virus de l’homme

Enfant
Je collectionnais
Les couchers de soleils inénarrables
Et parlais aux étoiles
De mes rêves trop grands
Rien n’a changé
Je rêve encore je rêve toujours
Trop grand
De devenir écrivain
Marcher sur la terre
Découvrir le monde
À la lumière de mes mots
Et à chaque ciel de feu
Je tremble et refais le vœu

D’écrire

Comme d’autres

Plantent des arbres

MAOB

One Love !!!


#écrirejustejusteécrire
#BeenAroundTheWorld
#OnTheMoonForLove

Un samedi soir Quelque part Sur la terre

On est là…

Un samedi soir
Quelque part
Sur la terre

Le Club des poètes, à Paris, est ouvert.
À tous les cœurs qui battent, ou tentent.
De battre des ailes.
Au cœur du poème.
Merci à Blaise Rosnay, pour l’accueil toujours chaleureux en ce lieu, où l’on sait tant, suspendre le temps.
Merci à Urbain Rinaldo, pour la compagnie musicale d’un bleu renversant. Ce moment improvisé ensemble est gravé, et en appelle d’autres à mon sens, car « dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté. Toute la place, est pour la beauté. »
Merci à Sandrine, d’avoir filmé cet instant.
Fragment d’éternité.

La maison devant le monde

La maison devant le monde est ouverte
Par tous les temps
À tous les vents
À tous les gens
De passage
À l’acte de vivre

La maison devant le monde danse
Dans tous les sens
Du mot
Collier de perles qui parlent
Aux femmes et aux hommes
En errance sublime

La maison devant le monde est ouverte
À tous les chants
À toutes les voix
À toutes les fois
Aux rescapés de tous les camps
Aux sans dents, aux sans toits et aux sans droits

La maison devant le monde danse
Poème au bord des lèvres
Poignée de main chaleureuse
Bienveillance dans le regard
Sourire qui s’offre à celles et ceux qui souffrent
Dans le tumulte des saisons sèches d’amour véritable

La maison devant le monde
N’appartient à personne
Mais à toutes et à tous
Solitaires solidaires et clochards célestes
Trempés dans la mélasse
De la tendresse jusqu’au cœur

MAOB

Bienvenue chez vous,

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#redonnerdusouflleàsonsouflle
#réapprendreàvivre

Rien n’est plus Fragile que la vie

Rien n’est plus

Fragile que la vie
Plus précaire que le privilège d’aimer et d’être aimé(e)
Plus certain que la mort au bout de la vie de l’amour
Rien n’est plus absolu que la poésie
Pour chanter l’amour
Déifier la vie
Défier la mort
Ultime destin
Au bout du chemin

Rien n’est plus

Tout peut
Recommencer
Alors
La vie
L’amour
La poésie
Dans le coeur
Et le corps
Encore

MAOB

One Love !!!

#écrirejusteécrire
#nouveaurecueilencours