Régime de silence

Régime
De silence
Alors que pleuvent
Les bombes
Régime
De silence
Alors que grondent ici et là
La révolte de peuples qui n’en peuvent plus
D’attendre Godot ou le vote des bêtes sauvages
Régime
De silence
Résilience
Résistance
Espérance
Où sont les femmes et les hommes de plein vent ?
Où sont les âmes de lumière et les rêves de plain-chant ?
Régime
De silence
Décadence
Immanence
Transcendance
Danse
En corps
Avec les mots
Du coeur
Je
Régime
De silence
Il y a comme une évidence
À toujours tenter le ciel et à porter encore la vie
Au creux de ses mains en fleurs généreuses
MAOB

Dessine-moi un matin de lumière

Serre-moi la main
Fais-moi la paix
Dessine-moi un matin de lumière
Et mille soleils de cire qui tournoient
En spirale de tendresse infinie
 
Il y a des jours gris
Et sans espoir
Il y a des jours grands
Et bleus de rêves encore plus grands
 
L’espérance est un sport de combat
Pour la quiétude de l’esprit et de l’âme
Je suis donc j’écris donc j’espère
Toujours la lumière toujours le soleil
Toujours la tendresse en mémoire de l’avenir
 
J’espère donc je vis donc je vibre
J’avance dans la vie sans crainte de la nuit
Et je t’attends avec patience
Au carrefour de la parole et du silence
Je t’attends, au recommencement du monde
 
MAOB
 

Cueillir des mots dans le vent doux

Au pied
Du mont Ventoux
Cueillir des mots
Dans le vent doux 🙂
Du jour
 
Jardin de lumière
Maison de Nomades
Négritude debout
Dans les voix liées
De Césaire, Damas et Senghor
 
« Sang du sang de ton sang
Satisfait du sens ancien du dit »
 
Sonne et sonne tambour
Résonne de ton plein silence
Aujourd’hui comme hier ce qu’il nous faut
 
« C’est laisser se dérouler la palabre,
C’est délivrer le message,
C’est chanter le poème à danser… »
 
Sonne et sonne tambour
Aujourd’hui comme hier ce qu’il nous faut
 
C’est renaître
À nous-mêmes en feu
Déployer nos ailes enfin
Oser être de celles et de ceux
Qui rouvrent les yeux
Pour ne pas trahir la vie à venir
L’avenir derrière la brume
 
Sonne et sonne tambour
Résonne de ton plein silence
Aujourd’hui comme hier ce qu’il nous faut
 
C’est la tendresse qui répare
Et prépare à de nouveaux départs
 
Là-bas là-bas
Si loin si loin
Si près de soi
 
Au pied
Du mont Ventoux
Cueillir des mots
Dans le vent doux
Du jour
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Respirer Inspirer

Respirer

Inspirer

Respirer

Inspirer

Respirer

« Plus fort que le poumon du bourreau »

Respirer

L’horizon

Soupçon d’éternité

Heureuse oraison

Parfum de liberté

Être ou ne pas être

Là n’est plus la question

Respirer

Poésie

Inspirer

Poésie

Respirer

« Plus fort que le poumon du bourreau »

Respirer

Longer

La rive du rêve

Traverser

La vie

L’éclair au cœur

La peau sur les mots

Le poème dans l’âme

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

À contre-courant

On peut traverser la vie, à contre-courant avec un seul poème en poche. Aller d’îles en iles, de villes en villes, de pays en pays, avec ses mots, sa joie inaliénable et sa mélanfolie douce pour seuls bagages.
 
On peut rejoindre à la nage libre la rive du rêve, ou se rejoindre soi-même ivre à la page, à la lisière du réel.
 
À mi-chemin d’ombre et lumière.
 
Se perdre ou se retrouver.
 
Au carrefour du silence et de la parole essence.
 
On peut revenir de tous les enfers, escalader ses désastres, se relever de tout et s’élever toujours vers plus grand que nous.
 
On peut guetter le jour d’après, quêter l’aurore, chercher, trouver la sortie de secours du monde, fermer les yeux, ouvrir les bras, sourire au ciel.
 
On peut se dire, se redire qu’on est vivant et qu’on a rien d’autre dans la vie que de l’être, rien de plus précieux, rien de plus urgent, rien de plus fragile aussi.
 
On peut attendre le messie qui n’arrivera pas, ou au contraire faire, défaire, refaire sans cesse l’ouvrage, parfaire son art de vivre à hauteur d’âme, dans la simplicité inépuisable des choses essentielles : le langage des fleurs qui s’ouvrent au matin mutin, le sourire d’un amour la nuit au mitan, la caresse du soleil, le souffle du vent, l’horizon qui chante l’oraison heureuse, le chant des possibles.
 
Encore.
 
Et toujours.
 
On peut.
 
Se prêter main tendre.
 
Afin d’interpeller demain.
 
Ensemble.
 
Oui, on peut.
 
Tout.
 
Et Tout peut.
 
Tout peut être.
 
Tout peut être annulé.
 
Sauf nous.
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Hisser La voile

Hisser
La voile
Tracer
La voie
Ouvrir
La voix
 
Du poème
 
Partir
En quête
De plénitude
Et liberté
Trouver
Silence blessé
Et humanité
À recoudre
Encore
Humanité
À recoudre
Toujours
 
 
Voguer
Sur le flot
Des mots
Depuis tant d’années
Parce qu’on s’est condamné
Soi-même
À errer
Solitaire solidaire
Sur cette terre
De joies claires et de larmes amères
 
La première fois que je me suis suicidé
 
J’avais vingt ans
 
La poésie m’a ressuscité
 
Depuis
 
Je renais jour et nuit
 
Dans les textes que j’écris
 
Je renais quand la vie
 
Se fait
 
Demoiselle d’honneur
 
De mon cœur
 
Tambour
 
Je renais quand la vie
 
Se fête
 
En chanson qui pleure
 
Ou rit aux éclats bonheur
 
D’amour
 
Tendresse qui sauve
 
 
Ciel bleu
Soleil haut
Vague océane
 
 
Écrire c’est (ap)prendre la mer
 
Accepter de tanguer
Chalouper chavirer
Accueillir la houle
Sur son visage humain
Perdu dans la foule
De ses pensées
Dériver
Dévirer
Dévier sa trajectoire
Sans jamais perdre son cap
Demeurer
Maître
De son destin
Capitaine
De son âme
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Bonapriso

Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Ces gamins terribles sur la photo, qui courent après un ballon rond comme la terre qu’ils traverseront un jour, c’est nous,
Fred, Dex, Bouly, Achille, et moi, et d’autres aussi dont les prénoms se sont effacés avec les années qui ont filé en étoiles depuis.
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous, dans notre quartier, rebaptisé « City Carter » à cause de Nino Brown et J Money, et surtout de cette phrase étincelle « je suis le gardien de mon frère ».
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous,
band of Brothers, portant notre fraternité en étendard, c’est nous et nos espoirs en bandoulière, nos fusils à fleurs, nos pas de danse hip hop new jack, nos fous rires qui n’en finissent pas et le miracle de l’amitié providence qui aide à sublimer la vie, supporter le monde, transcender la mort.
 
Au moment où j’écris ces lignes, certains des gamins terribles sur la photo ne sont plus, alors les autres vivent, pour eux aussi.
Bonapriso
Dans cette rue
La maison familiale
Et tant de souvenirs
Qui s’enfoncent
Dans le sable émouvant
Du temps
Remontent à la surface
De la mémoire du cœur
Tambour
J’ai 8 ans
Et « je conduis »
La voiture
De mon père
Assis sur ses genoux
Bonapriso
Sita chante
J’ai 12 ans
Et je lis le journal
À Grand-pa
Sur la véranda
Je lui invente
Une autre actualité
En fête
J’apprends à écrire
Même si je ne le sais pas encore
Ma mère sourit avec le cœur
À mon imagination qui déborde
Fleuve
 
Bonapriso
Je rappe
Sous le manguier
Fred dessine
Quelques pas plus loin
Tout est là
Déjà
Le sens et l’essence
De nos existences
Ikigai
Nos raisons d’être
De nous mettre
En mouvement
Vertical
Penser
Rêver
Oser
Créer
Rythm
And Poetry
Nos life
 
Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Je ne connais pas de route qui soit plus droite, vers l’enfance au soleil de la tendresse, et de l’amour qui jamais ne meurt.
 
Sita na timbi mboa
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Terre latérite

Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Mon chemin
Poursuit
Son chemin
Dans le monde
Dans la ronde
Des souvenirs
Qui redessinent
Les sourires
De l’enfant et du père qui marchent
Ensemble
 
Étonnant
Ce sentiment
Par foi
De n’être
Jamais parti
Alors que ma vie
Dit le contraire
Détonnant
Ce sentiment
Par foi
D’être de partout
Et de nulle part
D’ici
Et de là-bas là-bas aussi
 
Je suis
Au MBOA
Anagramme
D’initiales en feu
Que je porte
Fièrement
Sous ma chemise
À gauche
J’ai hérité
Du prénom
Du rire qui éclate
De l’audace d’espérer
Et des rêves insubmersibles
D’Alexandre
Papa parapluie paratonnerre parasoleil paravent bouclier humain pour le sang de son sang
Et je marche sur ses pas
Parole ardente au bord des lèvres
 
Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Partir
Revenir
Devenir
Chanter
Sa saudade
Deposer
Son fado
Au pied
D’un arbre centenaire
Longer la rivière
Et se rappeler
Du futur qui danse makossa
Et de ces mots mantras
Tout peut
Tout
Toujours
Tout peut
Tout
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
One Love !!!