Hisser La voile

Hisser
La voile
Tracer
La voie
Ouvrir
La voix
 
Du poème
 
Partir
En quête
De plénitude
Et liberté
Trouver
Silence blessé
Et humanité
À recoudre
Encore
Humanité
À recoudre
Toujours
 
 
Voguer
Sur le flot
Des mots
Depuis tant d’années
Parce qu’on s’est condamné
Soi-même
À errer
Solitaire solidaire
Sur cette terre
De joies claires et de larmes amères
 
La première fois que je me suis suicidé
 
J’avais vingt ans
 
La poésie m’a ressuscité
 
Depuis
 
Je renais jour et nuit
 
Dans les textes que j’écris
 
Je renais quand la vie
 
Se fait
 
Demoiselle d’honneur
 
De mon cœur
 
Tambour
 
Je renais quand la vie
 
Se fête
 
En chanson qui pleure
 
Ou rit aux éclats bonheur
 
D’amour
 
Tendresse qui sauve
 
 
Ciel bleu
Soleil haut
Vague océane
 
 
Écrire c’est (ap)prendre la mer
 
Accepter de tanguer
Chalouper chavirer
Accueillir la houle
Sur son visage humain
Perdu dans la foule
De ses pensées
Dériver
Dévirer
Dévier sa trajectoire
Sans jamais perdre son cap
Demeurer
Maître
De son destin
Capitaine
De son âme
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Ici Certaines rues Se jettent Spontanément Dans la mer

Ici
Certaines rues
Se jettent
Spontanément
Dans la mer
Comme certaines âmes
À l’eau
À la vie
À l’amour
À l’aube
À l’orée
De chemins sinueux qui cherchent et trouvent
LE chemin de l’ombre vers la clarté qui tremble
À l’aune de mon regard ébloui
Loin du tumulte et du vacarme du monde
Mes mots toujours, prennent ma main
Pour écrire
Horizon
Océan
Juste ciel
Azur aimant
Liberté
Et tout ce que la beauté murmure
Aux oreilles de mon cœur
Tambour
MAOB
One Love !!!

Intranquille Je marche Dans la ville

Intranquille
Je marche
Dans la ville
En face de l’île
Du bout du monde
Je vrille
Je vrac
Je vaque
À mon occupation
D’enfant du siècle
À la dérive
Chercher la beauté
Partout
Elle se trouve
D’abord
En nous
Dans tous les poèmes
Tous les poèmes qui nous ont lus
Tous les poèmes tous les poèmes ayant élu
Domicile
En nos cœurs, tambours indociles
Intranquille
Je marche
Dans la vie
Sans savoir
Je vais
Partout
Mes mots me mènent
M’entrainent
À la poursuite
Du vent
De chimères
Et de rêves qui me fondent
Et me portent, me poussent
À arpenter mes vertiges
Et à marcher encore
Encore et toujours
Pour trouver
Le sens caché
Derrière les « phrases mal parties »
Qui m’écrivent au mitan de la nuit et du jour
MAOB
One Love !!!

Du port de Douala À celui de Douarnenez

Du port de Douala
À celui de Douarnenez
Il n’y a qu’une parole donnée
Et un pas, pas si sage, passage
Franchi à la vitesse de la lumière
Des poèmes qui me portent
Vers moi-même depuis plus de vingt ans
 
Retour du Cameroun
Racines
Arrivée en Bretagne
Rhizomes
Pour écrire
Encore
Écrire
Toujours
L’à venir
Chanter
Tenter
De défaire
Le mauvais sort
Ma sœur
Mon frère
Faire
Advenir
Demain
 
Mon roman prochain est en route… Vers vous.
 
Écrire c’est prendre la mer.
 
Porter sa croix, sa foi, sa voix.
 
Hisser la voile de son âme, vent debout vivre.
 
… ivre et libre.
 
J’ai pris la mer.
 
Par amour.
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 

Bonapriso

Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Ces gamins terribles sur la photo, qui courent après un ballon rond comme la terre qu’ils traverseront un jour, c’est nous,
Fred, Dex, Bouly, Achille, et moi, et d’autres aussi dont les prénoms se sont effacés avec les années qui ont filé en étoiles depuis.
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous, dans notre quartier, rebaptisé « City Carter » à cause de Nino Brown et J Money, et surtout de cette phrase étincelle « je suis le gardien de mon frère ».
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous,
band of Brothers, portant notre fraternité en étendard, c’est nous et nos espoirs en bandoulière, nos fusils à fleurs, nos pas de danse hip hop new jack, nos fous rires qui n’en finissent pas et le miracle de l’amitié providence qui aide à sublimer la vie, supporter le monde, transcender la mort.
 
Au moment où j’écris ces lignes, certains des gamins terribles sur la photo ne sont plus, alors les autres vivent, pour eux aussi.
Bonapriso
Dans cette rue
La maison familiale
Et tant de souvenirs
Qui s’enfoncent
Dans le sable émouvant
Du temps
Remontent à la surface
De la mémoire du cœur
Tambour
J’ai 8 ans
Et « je conduis »
La voiture
De mon père
Assis sur ses genoux
Bonapriso
Sita chante
J’ai 12 ans
Et je lis le journal
À Grand-pa
Sur la véranda
Je lui invente
Une autre actualité
En fête
J’apprends à écrire
Même si je ne le sais pas encore
Ma mère sourit avec le cœur
À mon imagination qui déborde
Fleuve
 
Bonapriso
Je rappe
Sous le manguier
Fred dessine
Quelques pas plus loin
Tout est là
Déjà
Le sens et l’essence
De nos existences
Ikigai
Nos raisons d’être
De nous mettre
En mouvement
Vertical
Penser
Rêver
Oser
Créer
Rythm
And Poetry
Nos life
 
Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Je ne connais pas de route qui soit plus droite, vers l’enfance au soleil de la tendresse, et de l’amour qui jamais ne meurt.
 
Sita na timbi mboa
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Terre latérite

Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Mon chemin
Poursuit
Son chemin
Dans le monde
Dans la ronde
Des souvenirs
Qui redessinent
Les sourires
De l’enfant et du père qui marchent
Ensemble
 
Étonnant
Ce sentiment
Par foi
De n’être
Jamais parti
Alors que ma vie
Dit le contraire
Détonnant
Ce sentiment
Par foi
D’être de partout
Et de nulle part
D’ici
Et de là-bas là-bas aussi
 
Je suis
Au MBOA
Anagramme
D’initiales en feu
Que je porte
Fièrement
Sous ma chemise
À gauche
J’ai hérité
Du prénom
Du rire qui éclate
De l’audace d’espérer
Et des rêves insubmersibles
D’Alexandre
Papa parapluie paratonnerre parasoleil paravent bouclier humain pour le sang de son sang
Et je marche sur ses pas
Parole ardente au bord des lèvres
 
Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Partir
Revenir
Devenir
Chanter
Sa saudade
Deposer
Son fado
Au pied
D’un arbre centenaire
Longer la rivière
Et se rappeler
Du futur qui danse makossa
Et de ces mots mantras
Tout peut
Tout
Toujours
Tout peut
Tout
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 
 
 

Mont Cameroun

De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
Sita na timbi mboa
Poète
Par amour
J’ai commencé
À écrire
Pour allumer
Des étoiles
Dans les yeux
De ma mère
Les mêmes astres
Scintillant
Son regard
Quand elle parlait
Des livres
Qu’elle aimait
J’avais l’âge lyrique et je portais déjà
Sur mon visage et dans mon sourire
Toutes les intuitions du monde qui me fondent
Et font de moi ce que je suis et serai toujours
Derrière les poèmes
Un marcheur et un chercheur d’art
Partout sur la terre que j’arpente
En long et en large depuis plus de vingt ans
À la recherche de moi-même et d’autres êtres
Substantiels alliés aux ailes déployées
Dans le vertige du temps labyrinthe suspendu
 
De retour
Au sud de mon cœur
J’écris
Face à la montagne de mes souvenirs
Sésames précieux et précis
Qui m’ouvrent à tous mes chemins d’errance
À commencer par celui éternel, de l’enfance
J’écris
Les jours et les nuits
À venir
Les jours et les nuits
À revenir
Jour et nuit
J’écris
À en faire revenir l’à venir
Même d’outre-tombe
J’écris
Parce que je n’ai pas le choix
J’ai fait le songe d’une autre humanité
Et une promesse à une mère, à un père
Et à leur fils bien aimé, fils aîné
Que je suis
À la trace
À la lettre
J’écris pour elle, pour lui, pour nous, pour vous
 
Suza brille de mille vœux
D’orage, d’amour et d’espérance
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
Nous le savons, alors mettons cœur
À l’ouvrage ensemble, âmes et corps
Il y a tant à défaire, à refaire
Tant à dire, à redire, à prédire
Tant à écrire, à réécrire
Tant à créer, à recréer, à inventer, à réinventer
La chaleur originelle
L’intelligence émotionnelle
Et la tendresse en chansons de Dina Bell
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
L’utopie est
Ce qui n’existe pas.. encore
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Et tout peut
Tout
Rien n’est perdu
Rien n’est acquis
Nous sommes requis
À la barre de nos rêves
Et ici voyez-vous, Suza brille, de mille vœux
 
De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
Crédit photo : Tata Mareme
 
One Love !!!
 
 

Ce cygne blanc

Et ce cygne blanc
Sur la rive du rêve
N’est-il pas un signe bleu
De la beauté irréfutable
Du monde ?
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Dit le poète
Et il a tant raison
Nous sommes
Des aurores
Nostalgiques
Du futur qui s’écrit
Dans la paume
De main en fleur généreuse
De l’enfant que nous portons
Toutes et tous en nous
Cet(te) enfant
Au rire qui éclate et soleil les cœurs
Ce(te) enfant
Dont l’invincible ardeur
Cultive, protège en nous le feu la flamme
Le désir doux et dur de vivre à la hauteur
D’un poème sans âge reçu en héritage
 
MAOB
 
Résidence sur l’île du Roi, Normandie jour 10, j’écris.
 
One Love !!!
 
 
 
 
 
 

My poetry is blue

Tenir
En équilibre
Instable
Sur le fil
De son existence
Labyrinthe
Suspendu
..
My life is blue
My poetry is blue
My music is blue
My hope is blue
My smile is blue
My tenderness is blue
And I dream in blue
So, am I a blue man (?)
Ritournelle indocéane
Parole indigo libre
Élégie bleue mélodie feu
Émotion folle sur la feuille
Les mots sont boussole
Et me guident
Depuis ma première voix
Où je vis, où je vais ?
Je l’avoue, ma foi
Seuls mes poèmes le savent
Les mots sont boussole
Et me guident
Jusqu’à ma dernière vie, ici
Où je récite le dernier vers
D’un quatrain de lumière
Qui me court en cœur et en corps
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 

Ciel feu

Ciel feu
Regard embrasé
Je vois bleu

Et j’écris rouge
Au pied de la montagne
des mots qui tremblent
Sur la feuille

J’écris rouge, sang
Et délie les nœuds
Délivre la langue ancienne
De mon âme, améthyste

Intranquille et serein

J’avance au milieu

De partout et de nulle part

Dans le ventre du poème

Je suis pour LA VIE

Un garçon aux semelles de vent

Homme qui marche de travers

Sur mille et un chemins de transe

MAOB

One Love !!!

#LifeisAPoetrip
#écrirejustejusteécrire
#OnTheMoonForLove
#ResterVivantvoirmoins