Dehors il neige C’est le printemps

Je vais sortir
Du lit
Il est 11h
Et je suis vivant
Dehors il neige
C’est le printemps
La distance des corps
Heureusement
N’est pas celle des cœurs
Vibrants

Nous sommes
Des espoirs communs
Qui crient encore
Fred a raison
Crions
Débarricadons
Nos esprits
Évadons-nous
De toutes nos prisons
Physiques et mentales

Rien n’est promis

Rien n’est donné

Rien n’est acquis

Nous sommes requis

L’heure de nous-mêmes a sonné

Il y a bien longtemps déjà

Le vent se lève
La vie se rêve
Il nous faut donc
Vivre
Dans le vent
Du rêve
Les yeux rivés
Vers l’à venir
À bâtir
De nos mains en fleur généreuses

Il fait soleil radieux
Dans les sourires des enfants
Qui parlent aux étoiles
Et voyagent à dos de baleines bleues
Autour du monde
En quête d’aurores boréales et de lunes rouges
Éclatantes, écarlates et pleines à faire frémir
La beauté elle-même
Il fait soleil radieux, ma sœur, mon frère
Envolons nos pensées mortifères

Quittons la dead zone
De nos naufrages
Démiurges
Nous sommes
Nous avons
Le pouvoir ultime
De bouleverser
Le désordre du monde
Et de rejoindre l’autre rive
À la nage

Le tunnel est long
Le chemin aussi, parfois
Mais vois-tu
Il y a de la lumière
Au bout
Et en toi, surtout
Tu trouveras, si tu cherches bien
Une phrase étincelle
Un souvenir de luciole
Pour ecalader le désastre

Le regard d’un amour tendre et pur
Le rire fracassant d’un bel ami
Et un livre, s’il ne doit en rester qu’un
Seront toujours médecines douces
Pour ton âme intranquille améthyste

Le cahier qui m’a brûlé demain
Me brûlera encore hier
Éternels, Ces airs
De jazz sous les manguiers
Nourrissent mon existence et mon chant

Et j’ai choisi
Mon camp
Un 17 octobre noir
Le camp de la poésie
Donc celui de la vie
Depuis je cultive le champ
Des possibles en nous
J’écris, pour moi, pour toi, pour toutes et tous
J’écris, comme d’autres
Plantent des arbres

Sing your song
Disait Sita
Alors je chante
Et chanterai fort rêveur
La même chanson
D’espérance sublime
Pour recoudre nos jours blessés
Donner de l’élan à nos élans
Et du souffle à nos souffles
Comme un

Je vais sortir
Du lit
Il est 11h
Et je suis vivant
Dehors il neige
C’est le printemps
La distance des corps
Heureusement
N’est pas celle des cœurs
Vibrants

MAOB

One Love !!!

*photo signée Albert Morisseau Leroy

#écrirejustejusteécrire
#OnTheMoonForLove

Obstinément Inlassablement Vivre

Obstinément
Inlassablement
Vivre
Oui vivre
Donner
Des ailes
À son cœur
S’endurcir
Mais sans perdre jamais
La tendresse
Se nourrir
De poésie et de beauté incandescente
Qui immunisent l’âme immaculée
Contre tous les virus de l’homme

Enfant
Je collectionnais
Les couchers de soleils inénarrables
Et parlais aux étoiles
De mes rêves trop grands
Rien n’a changé
Je rêve encore je rêve toujours
Trop grand
De devenir écrivain
Marcher sur la terre
Découvrir le monde
À la lumière de mes mots
Et à chaque ciel de feu
Je tremble et refais le vœu

D’écrire

Comme d’autres

Plantent des arbres

MAOB

One Love !!!


#écrirejustejusteécrire
#BeenAroundTheWorld
#OnTheMoonForLove

Chroniques ivoiriennes en temps de covid sur Le Point

On est là… 🙂

Merci à Malick Diawara, rédac chef, pour le partage de mes mots sur le site du Point.

Voici la première de mes « Chroniques ivoiriennes en temps de covid », série de textes nés ici, au pays de Dadié où je vis et vibre depuis un mois, confiné.

Merci aux ami(e)s de Babi pour lesquel(le)s « akwaba » n’est pas seulement un mot, à la Villa Kaidin qui m’accueille chaleureusement et me permet de transformer mon confinement en résidence d’écriture au coeur d’un poème.

On est ensemble, et la vie est toujours, soleil devant !!!

Crédit photo: Ken Wongyoukhong qui sait regarder les êtres comme personne.

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#FromBabiWithLove

Réapprendre à vivre

Réapprendre à vivre
C’est bien de cela qu’il s’agit…

Offert en partage ce texte fleuve, mis en musique par l’ami frère Alain Larribet, morceau de 18 minutes bleues, à écouter en cliquant sur le lien : capitainealexandre.com/fragments 

Pour tenir, tenir bon, tenir beau.

Ensemble !!!

Le courage était le thème du printemps des poètes cette année. C’est peut-être, le thème d’une vie finalement.

Alors courage à chacune, à chacun, à toutes et à tous.

Force et tendresse.

One Love !!!

 

Collé à la vitre De la réalité

Collé à la vitre
De la réalité

Je regarde
L’humanité
Faire comme
Elle peut
Apeurée
Confinée
Résignée
Combattante
Résistante

Things fall apart
Du nord au sud
De l’ouest à l’est
D’eden qui
N’existe pas
Nous sommes requis
À la barre du navire
Bateau vivre qui tangue
Dans la tempête traversée

Collé à la vitre
De la réalité

J’écoute Sting et Bob Marley
Chanter
L’un nous rappelle
How fragile we are
Et l’autre nous dit de croire en l’avenir
Everything’s gonna be alright
Right
Here entre les lignes
La vie qui passe, doucement doucement

Collé à la vitre
De la réalité

Je réfléchis
À notre condition
Humaine
Spartiate
Masquée
Le temps est venu
Peut-être, sûrement
Vraiment, radicalement
D’oser devenir des êtres plus grands que nous

MAOB

From Babi, with love.

One !!!

#écrirejustejusteécrire
#Demainsera

La maison devant le monde

La maison devant le monde est ouverte
Par tous les temps
À tous les vents
À tous les gens
De passage
À l’acte de vivre

La maison devant le monde danse
Dans tous les sens
Du mot
Collier de perles qui parlent
Aux femmes et aux hommes
En errance sublime

La maison devant le monde est ouverte
À tous les chants
À toutes les voix
À toutes les fois
Aux rescapés de tous les camps
Aux sans dents, aux sans toits et aux sans droits

La maison devant le monde danse
Poème au bord des lèvres
Poignée de main chaleureuse
Bienveillance dans le regard
Sourire qui s’offre à celles et ceux qui souffrent
Dans le tumulte des saisons sèches d’amour véritable

La maison devant le monde
N’appartient à personne
Mais à toutes et à tous
Solitaires solidaires et clochards célestes
Trempés dans la mélasse
De la tendresse jusqu’au cœur

MAOB

Bienvenue chez vous,

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#redonnerdusouflleàsonsouflle
#réapprendreàvivre

Rien n’est plus Fragile que la vie

Rien n’est plus

Fragile que la vie
Plus précaire que le privilège d’aimer et d’être aimé(e)
Plus certain que la mort au bout de la vie de l’amour
Rien n’est plus absolu que la poésie
Pour chanter l’amour
Déifier la vie
Défier la mort
Ultime destin
Au bout du chemin

Rien n’est plus

Tout peut
Recommencer
Alors
La vie
L’amour
La poésie
Dans le coeur
Et le corps
Encore

MAOB

One Love !!!

#écrirejusteécrire
#nouveaurecueilencours