Tu as tant de rêves en corps

Tu as
Tant de rêves
En corps

Tu es
Semence
D’exil
Dans la démence
Du monde

Tu as
Fui la misère
La mort

Tu es
Ulysse
Moderne
Dans le tonnerre
Qui gronde

Tu sais
Mieux que personne
Que l’humanité
Est en guerre
Contre elle-même
Oui tu le sais
Que les Hommes
Sont en froid meurtrier
Avec eux-mêmes
Depuis des siècles
Et des siècles
Et des siècles
De douleurs
Comme une

Alors
Tu vas
Libre
D’îles en îles
Tu marches
De villes en villes
Tu marches
Dans le tumulte
De la vie
Tu meurs
Un instant
Puis ressuscite
Et marche
Encore
Tu marches
Toujours
Tu marches
Envers et contre tous
Et pourtant
Tu marches aussi pour nous
Remettre au monde
Nous défaire de la haine de l’Autre
Nous refaire maîtres de nos instincts
Et nous faire renaître à nous-mêmes
Plus humains

Tu marches vers le jour

Tu marches

Vers

Le jour d’après

La faim qui t’étreint les tripes

T’éteint

Et pourtant

Tu marches
Encore
Toujours
Tu marches

Tu prends la mer par tous les temps
Quand ce n’est pas elle qui te prend
Dans son ventre, d’eau ou de sable
Océans et déserts sont cimetières
De ton coeur sans sépulture

Dors enfant de la terre, dors
En paix, peut-être, enfin
Dors enfant, dors

Tu as
Tant de rêves
En corps

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Entre ombre et lumière

J’ai appris
Et j’apprends
En corps
À écrire
Mes vertiges
Dans le silence mirifique
Des nuits serties d’étoiles

C’est Yvon qui a raison
Les continents sont des radeaux
Et nous,
Femmes
Et hommes,
Sommes
Si peu
De choses
En somme

Dans le courant

Le courant
De la vie qui bat des ailes

Des ailes
Derrière le poème

Entre ombre et lumière

MAOB

Fès, jour 3.
J’écris.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#DarBatha
#Fragments
#OpéraSlamBaroque

Photo @L’oeil de Ken

Dansent Les étoiles

Dansent
Les étoiles
Dans nos mains
En fleurs
Ouvertes
Sur le monde
Demain
Est une mélodie
Bleue
Qui s’envole
D’une maison
Sans toit
Riyad
Habité
Par les djinns
Que nous sommes

J’apprends
Toujours
De la vie
Qui m’embrase
depuis
Mes premières rimes
Embrassées
Sous le manguier
De Sita
Là-bas
À Douala
Pas si loin
De toi

MAOB

Fès, jour 1.
J’écris.

One Love !!!

Revenir à la page

Revenir
à la page
écrire
à la marge
des mots
prendre le large
du monde

En quête
De lumière
Toujours
Chercher
Creuser
Fouiller
Trouver
En soi

paix
silence
étincelle
émoi
tendresse
poème
qui nous aident
à traverser
les doutes affreux
les affres de la vie
nous portent
au secours de nos rêves
et fragiles utopies
nous gardent fous debout
et tiennent nos coeurs tambours
à l’écart

à l’écart
du cynisme fécond

et de la violence sourde aveugle
qui gronde autour et crève
les femmes et les hommes
qui s’entretuent, au lieu de s’entre-vivre

Revenir
à la page

Pas à pas

à la vie
à l’amour

c’est bien
de cela
qu’il s’agit
pour ne pas perdre
ne jamais perdre
le fil
d’or
de l’art
du beau

Dors mon enfant, dors.
Je veille sur ton sommeil, je veille. Sur toi.
Ainsi parlait Sita. Elle veille. Encore.

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Couper le micro

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps
Réduire sa vie
À l’essence
De l’essentiel
La poésie
Des instants
En partage
Intimes
Fragments
D’éternité
Cacophonie
De silences
Épiphanie
De rires
D’enfants
Êtres-anges
Dont les sourires
Arc-en-ciel
Accrochent
L’horizon
Qui s’étend
De toute sa tendresse

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps
Réduire sa vie
À l’essence
De l’essentiel
Charivari
D’émotions qui débordent
Des yeux
Miroirs
De l’âme
Chavirée

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps
Les regarder
Eux
Sans lesquels
La vie ne serait pas
La vie
La terre ne serait pas
La terre

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps

5
4
3
2
1

Tempo

MAOB

#écrireauxjoursquiselèvent

Péril Jaune

Péril
Jaune
En la demeure
France
Le roi sans peur
A joué
Avec le feu
Des dieux
Les jeux
D’égo
Parfois
Tournent
Mal
Le cœur (du peuple)
A ses raisons
Que la raison (d’état)
Ignore
(Trop) Souvent
L’arrogance et le mépris
Peuvent pousser
Femmes et hommes
En naufrage
À l’outrage
Ultime
Destruction de l’ouvrage
Rêvé
Jeunes et moins jeunes
Se jettent fleuve
Dans la rue noire
De monde
Comment garder
Tête froide
Sur ses épaules
Quand il fait
Si chaud
En bas
Et que la colère
Monte
Gronde
Lance
Flamme
Incontrôlable
Ingouvernable

La tragédie amorcée
Aura-t-elle lieu ?

MAOB

Nous sommes des ingouvernables

Nous sommes
Des ingouvernables
Porteurs de poèmes
Et de rêves fragiles
Nous sommes
Des ingouvernables
N’appartenant
À aucun rang
Aucun clan
Aucune caste
Aucune classe
Aucune race

Nous sommes
Des ingouvernables

Êtres
De plein vent
À plein temps
Dans le tempo
Des mots
Et des actes qui délivrent
Des ego mortifères
Identités meurtrières
Légendes assassines
De notre humanité qui saigne
D’être assignée
Sans cesse
À vivre, que dis-je mourir,
Recluse, spartiate
Recroquevillée sur elle-même
Notre humanité, qui saigne
De se faire la guerre
Notre humanité qui saigne
D’avoir perdu, la paix
Avec elle-m’aime

Pourtant certains y croient encore
Persistent et signent,
Fous perchés
Sur un astre lunaire
Certains y croient encore
Et s’y attèlent, à cueillir chaque jour
Le jour et l’espérance du jour
Certains y croient encore
Persistent et signent,
Amarrés à la beauté, ils sèment
Idéaux nobles et sentiments d’amour
À marée haute
Certains y croient encore
Et mettent tout leur cœur à l’ouvrage
De vivre en harmonie et faire de la vie
Une prose commune, une cause
Au-dessus de toutes les causes

Certains y croient encore
Fous perchés
Sur un arbre
À paroles
Et à musiques
Bleues

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#MoroniSurLaLune

Plein soleil

Plein soleil
Bleu du ciel
Bain de lune
Horizon monde

L’éternité commence
Peut-être ici
Où là, aussi
Là où
Naît le poème
Et se rallument les étoiles
Au firmament
De nous-m’aime
Au zénith du cœur
En amour véritable

Questions :
Et si on construisait
Nos utopies ?
Et si on regardait
Vraiment ?

Se regarder soi
C’est regarder l’autre
En miroir d’émotions
Parfois
Nous pleurons
Sourions
Dans la même langue
Du cœur
Qui décède
Un jour
Décide
Toujours
De nos urgences
À dire
À faire
À être
À naître
Ou renaître
À nous-mêmes
Debout

Nous venons
Sans venin
Reprendre
La main
Sur nos destins
D’encre et d’exils
Existences brûlées
À l’essence
Du vivant

Plein soleil
Bleu du ciel
Bain de lune
Horizon monde
En relation
Féconde
Et dialogue
D’imaginaires
Effusions
De rêves
Et d’âmes
En fusion

L’éternité commence
Peut-être
Ici
Et … maintenant

One Love !!!

#MoroniSurLaLune
#Sakara2018
#Msafara
#écrirejustejusteécrire
#OASSLLforLife

Entre parenthèses

Entre parenthèses
La vie qui ruisselle
Entre les lignes
Du poète qui sourit
Entre ses mots
Et nous fait signe
De le suivre

Entre parenthèses
La vie qui chancelle
La vie qui titube
La vie qui murmure
La vie qui se meut
La vie qui se meurt
La vie qui renaît
Éternel Phénix
De ses cendres
La vie qui se fâche
La vie qui se fiche
De nous
La vie qui s’affiche
En bleu
La vie qui se joue
De tout
Dénoue les nœuds
Déjoue les pièges
Tendus
La vie qui s’affirme
La vie qui allume
Le feu qui brûle
Les vivants
Les vibrants

Entre parenthèses
La vie
Qui cavalcade
Cascade
Avalanche
La vie qui s’élance
La vie qui silence
La vie qui s’épanche
La vie qui se penche
La vie qui se déhanche
La vie qui ose
Symbiose
La vie qui cause
La vie qui glose
La vie qui prose
Propose
La vie qui dose
S’expose
Explose
Entre parenthèses
La vie
Qui dénonce
Défonce
Les portes closes
Renonce
Au renoncement
Énonce
Au commencement
De tout
La puissance
Du verbe

Entre parenthèses
La vie qui s’enfonce
Dans la nuit
La vie qui fonce
Folle furieuse curieuse
De vivre
La vie qui tombe ou s’élève
Amoureuse
La vie qui chute sept fois
Se relève huit
La vie qui voltige
La vie qui virevolte
Face
La vie qui s’envole
Au-dessus d’elle-même
La vie qui part
En ville
En vrille
En escalade
En escapade
Vers l’Autre
Entre parenthèses
La vie qui invite
À vivre ivre
Et libre
Entier
D’écoute et de regard
Tous les sens
Requis à la beauté
Reine
Solitaire
Solidaire
Du désespoir
Et des espoirs
Du monde

Entre parenthèses
La vie qui exulte
M’exalte
M’enivre
M’excite
Me livre
Secret
Me givre
Me grise
Me souffle
Discret
M’insuffle
Poème
Entre parenthèses
La vie qui cadence
Mes mots
Tempo
Du cœur
Et du corps
En accord
De paix
Avec elle

La vie

Qui passe
Qui lasse
Qui classe qui casse
S’étiole mais s’étoile aussi
Parfois
Quand on la cueille
Toujours
Quand on l’accueille
Quand on est prêt
Quand on est vrai
Avec soi
Donc avec l’Autre
Et avec elle

La vie

Qui danse
Sur des chemins
De transe
La vie
Qui chante
L’enfance
Tous les possibles
En nous

MAOB

One Love !!!