Matin Dans la brume

Matin
Dans la brume
Poème
À la lune
Part de tendresse
Toute la tendresse
Du monde
Se trouve ici

Entre nous

La tête
Dans les nuages
J’écris
Pour traverser
L’horizon de ton sourire
J’écris
Sous influence
De la plus douce des drogues dures
La vie

J’écris pour me souvenir
Toujours du futur
Me souvenir toujours
De nous
De tout
Ce qui nous lie
Rêves
Utopies
Tout
Ce qui nous délie
De nos entraves
Nous livre
A nous-mêmes
Nous « vertige »
Nous délivre
Du mal(heur)
De ne pas vivre
Pour nous-m’aime

Nous sommes libres
De vivre sans heurts
Vivre à la bonne heure
Des amours amitiés électives
Heure bleue
Heure de soie
Heure de douceur pour soi
Et pour celles et ceux dans le coeur
De minuit à minuit

J’écris

Et le jour

Se lève

Dans le silence

Des mots

Il y a
Des êtres
Que l’on rencontre
Trop tard
Pour ne pas les aimer

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#PoèteEnRésidence
#LaMétiveExpérience
#VueDeMaFenêtre
#CREUSEencore

Creuse Dans ton abîme De lumière

Se perdre
Pour se retrouver
Chercher encore
Le lieu du cœur
Du récit qui traverse
Le corps

Le soleil brille
Il pleut averse
À l’intérieur
Des mots
Toujours plus de mots
D’orage
D’amour
Et d’espérance

Il faut

S’extraire du monde

S’affranchir de toutes contingences

Creuser au plus profond de soi

Pour écrire un seul vers

CREUSE
Encore
Creuse
Dans ton abîme
De lumière
Se cachent
Les dernières pages
Du livre

MAOB

One Love !!!

#EnRésidence
#ÉcrireJuste
#JusteÉcrire
#LifeisAPoetrip
#LaMétiveExpérience
#DeuxièmeBureau

La pêche aux souvenirs

Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Pour un texte que j’écris, et qui me demande.
De retourner en moi-même, enfant, adolescent.
Revenir à Douala.
Où j’ai poussé mon premier cri.
De poésie aussi.
Revenir à Douala.
Dans cette maison familiale.
Où je suis né à moi-même.
Fils du soleil.
Dans la cour de Sita et Grand-Pa.
A l’ombre du manguier.
Et à la lumière de l’amour.
Transmis par ma mère.
Pour les belles lettres et les gens vrais.
Sincères et justes.
Je parle souvent de ma mère.
C’est un tic chez moi.
Quand mon coeur en douceur, élève la voix.
Mon père n’était pas en reste.
Il m’a inoculé le virus de l’espoir.
Et cette faculté à ne jamais rien céder.
Aux « assassins d’aube. »
Ne rien leur céder.
Surtout pas ma joie.
Surtout pas mon bonheur.
Surtout pas ma liberté.
D’être ou ne pas être.
Où je m’attends.
Le désespoir est un luxe, que je ne peux toujours pas me permettre et que je ne me permettrai jamais.
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Le goût des mangues térébinthes.
La littérature, les livres de la bibliothèque acajou.
Cahier d’un retour au pays natal.
Fureur et mystère.
Pigments névralgies.
Ethiopiques.
Présence Africaine.
Alioune Diop, Césaire, Damas, Senghor.
Char, Neruda, Eluard, Pessoa, Gibran, Rûmi, Camus.
Chinua Achebe, Sony Tansi.
Frankétienne.
Capitale de la douleur.
Vingt poèmes d’amour et une chanson…
Message.
Odes mystiques.
Le prophète.
Les esprits rebelles.
L’homme révolté.
Tous ces livres en moi.
Fleurs d’insomnie.
J’ai fait le tour du monde.
Depuis ma chambre à Bonapriso.
Des voyages immobiles.
Sous toutes les latitudes.
Grâce au pouvoir infini des mots.
En offrande
De merveilleux professeurs d’espérance
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Les disques de jazz de mon père.
Vinyles qui tournent.
Dans ma mémoire en boucle.
Art Blakey et les Jazz Messengers.
Manu, Dizzy, Sony, Count, Miles, Bird.
Gill Scott-Heron.
Coltrane.
Eko Roosevelt.
Blackstyl.
Les voix incomparables.
De Nina, Myriam, Billie.
Soleils noirs.
Qui me déchiraient le coeur et le recousaient.
En même temps.
le tempo
Le rythme.
Du jazz.
De la vie furieuse de vivre.
Libre.
La voie à suivre.
Les rêves.
Bleus.
Mo’ better blues.
Kind of blue.
The revolution will not be televised.
Spike Lee.
Denzel.
Le cercle des poètes disparus.
Mr Keating.
L’envie.
De tracer.
Mon propre chemin.
D’art.
Depuis je vais.
De par le monde.
Emportant avec moi.
Mes poèmes et ma foi.
Pour seuls bagages.
Je vogue.
Je vis.
Je vibre.
Je vole.
Libre.
Vers nous.
Ne sommes.
Que solitudes.
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Limbé, Kribi.
Et la musique des vagues.
La chaleur qui tape.
Sur la peau.
La lune qui se couche.
Sous nos yeux médusés.
De tant de beauté.
Cadeau de la terre.
Mère nourricière.
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Les virées à Zépol.
Pour un pili ou un croissant aux amandes.
Les années Libermann.
Les premiers freestyle de RAP au collège.
Nos matches de foot de rue.
Mon numéro éternel.
9 de coeur.
Le rire inénarrable de Dex que j’entends toujours.
Me dire que nous ne sommes que de passage.
Ici bas.

La mort
N’arrête
Pas
La vie.

Je suis allé à la pêche ce matin.
Et j’ai encore les pieds dans l’eau.

Et les rêves qui me fondent.

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#méditation
#artwork

Minha poesia follow

Notre vie
Commence
À la minute
La minute
La seconde
La seconde
Où nous réalisons
Que nous n’avons
Rien d’autre
Dans la vie
Que d’être
Vivants

Et notre vie
Recommence
Toujours
Au même moment
Fugace d’éternité
À l’endroit
De nous-m’aime
Meurtris
De la conscience habitée
De nous-mêmes
Vibrants

La bossa
Bat dans le corps
Son trop plein
D’émotions
Saudade
Felicidade
Liberdade
Dignidade

Écoute
L’écho
Des mots
Poèmes

Minha poesia fala
De la musique
Des vagues
Vogue à l’âme bouleversée
Minha poesia fala
De ton sourire
Joli
À l’horizon inversé
Minha poesia fala
De la beauté sidérante
Du soleil quand il se couche là-bas
Au sud de mon cœur renversé

Minha poesia follow
La vie à la trace
La vie qui passe
Plus vite
Que les vacances d’été

Écoute

Minha poesia fala

De la vie

Qui commence

Et recommence

Toujours

À la minute
La minute
La seconde
La seconde
Où nous réalisons
Que nous n’avons
Rien d’autre
Dans la vie
Que la vie elle-même
Qui nous demande
Nous commande
Parfois
De vive voix
De la vivre
Jusqu’à la lie
En phrase
Étincelle
Et en phase
Avec nous-m’aime

MAOB

From Pargas (Finlande) with Love ..

One !!!

#LifeisAPoetrip
#TourDuMondePoétique
#écrirejustejusteécrire
#ChambreAvecVue
#RésidenceArtistiqueNomade
#DoualaLoméLilleBahiaAccraCopenhagueConnexion

Toni Morisson s’en est allée

Crépitement de flammes
Une bibliothèque brule
Au loin
Toni Morisson s’en est allée
Rejoindre Maya Angelou
Ensemble elles chantent
Leurs chansons
De révolte, d’amour et d’espoir
Still I rise, beloved
Et tant d’autres classiques
Qui nous rappellent à quel poing
La liberté est un long chemin

Toni Morisson s’est en allée
Mais ses mots restent
Vibrants et bien vivants
Elle nous parle encore :

« Tu vois ce que je veux dire? Ne compte que sur toi-même. Tu es libre. Rien ni personne n’est obligé de te secourir à part toi. Sème dans ton propre jardin… Quelque part au fond de toi, il y a cette personne libre dont je te parle. Trouve-la et laisse-la faire du bien dans le monde. »

Toni Morisson s’en est allée
Mais ses mots restent
Vibrants et bien vivants
Par-delà la mort
Elle nous parle au coeur
D’amour encore
Pour nous-mêmes d’abord
Et pour la vie qui file en étoile
Entre nos mains en fleurs généreuses

Toni Morisson s’en est allée
Rejoindre Maya Angelou
Ensemble et séparément
Elles sont
Phenomenal women
Ensemble et séparément
Elles sont
Soleils Noirs
Qui ne s’éteindront jamais

Crépitement de flammes
R.I..P (Rest In Poetry) Madame

MAOB

One Love !!!

#Beloved
#StillIRise
#PhenomenalWomen
#SoleilsNoirs

Nous Grands brûlés Du poème

Laisser
Couler
Un café
Faire
Tourner
Un vinyle

Soleil noir

Dans un jardin d’hiver
Henri Salvador chante
Sa voix porte en nous
Toute la tendresse du monde

E mala nè ?
Nangadef ?
Ndengenini ?
Alafoudje ?
Koman ou ye ?

Parfois le vide
Parfois la vie
Me demandent
Dans toutes les langues
Comment je vais
Je leur réponds
Dans la mienne

En paix
Comme je suis venu
Aux mots
En paix
Comme tout ce que je nous souhaite
Pour traverser ensemble
Nos jours et nos nuits nostalgiques
De nous-mêmes debout

Nous

Grands brûlés

Du poème

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Libre toujours Dans le vent Du monde

Plus de vingt ans déjà
Que je m’éparpille
En fragments de poèmes
De terre, de mer, d’amour et de feu

Quelqu’un m’a demandé hier
Si j’étais fier de ma carrière
J’ai répondu que je n’en avais pas
Je n’ai pas de carrière mais une vie
Une vie artistique intense, pleine et riche
Une vie artistique forte et fragile
Une vie de fête de la poésie
Et défaite du désespoir que je ne peux me permettre
Que je ne me permettrai jamais
Grâce à Ange, Maëlle et Léa, enfants de lumière
Grâce à Césaire, Char, Neruda, Frankétienne, Darwich, Sony
Et tant d’autres éternels vivants poètes donc enseignants
De l’espérance que l’on cultive en soi et autour de soi
Pour que jamais
« Nos voix ne s’éraillent »
Nos voies ne se bouchent
Notre horizon ne s’efface
Nos cœurs ne se cassent

Non je n’ai pas de carrière
Et je ne veux pas faire carrière
Je veux faire… trace juste
Faire … vivre
Chacun de mes rêves
D’adolescence incandescente
Faire … de mon mieux
Pour être un homme
De bien et de liens
Arriver à mon dernier soir sur cette terre
Et sourire d’avoir vécu
Ma vie
Sourire d’avoir vaincu
Mes ombres
Peut-être

Sourire
D’être allé
Ailé
Libre toujours
Dans le vent
Du monde
Allé
Au bout du bout
Du bout du monde
S’il y a un bout
Là-bas à la conquête
De mon être
Ailé
Là-bas à la rencontre
De mon autre
Allié

Je suis venu
J’ai vu
J’ai aimé
Je partirai donc
Comme je suis devenu
L’âme à nu
Et les poèmes devant

MAOB

One Love !!!

#Fragments
#OLNI
#écrirejustejusteécrire

Merci à Diane Barbier, pour la photo souvenir de mon passage dans la Cité Safran.

Aller voir Richard Bona et Dhafer Youssef en concert un soir sur la terre

Aller voir
Richard Bona
Et Dhafer Youssef
En concert
Un soir
Sur la terre
Prendre une claque
De générosité
D’humilité
Et de talent mystique
Se rappeler
De ne jamais oublier
Pourquoi
on a eu envie
De faire
De la scène
Un jour à Douala
S’amuser de la vie
Se régaler de celle-ci
Arrêter la pluie
Repousser les ténèbres
En soi et autour
Vibrer
Avec le monde
Et être
Un autre
Toujours
Plus près
De soi
Partir
Revenir
Devenir
Musique
De l’être
Lettre ouverte
Au monde
Et à la beauté
Qui habite le monde
Comme dirait Sadrak
Partager
Avec d’autres
Artistes admiré(e)s
Et publics à l’écoute
Des coeurs tambours
Qui battent
Le tempo
Du temps
Libre
Le sens
La révolte
Le rhum vieux
Et les rêves bleus
La mesure
De vivre
Ivre
Et d’aimer
Sourire
Libre
Marcher
Libre
Danser
Libre
Explorer
Libre
Exprimer
Libre
Son âme
D’enfant
Sa part
Belle
Humaine
Sa part
Sombre
Aussi
Mais toujours
Dans l’élégance
Du poème porté
Sortir
Du Grand Théâtre
Et avoir envie
De dire à l’ami
De toujours
Qu’on est là
Depuis Douala
Et qu’on sera
Toujours là
Ensemble
Dans la catastrophe
Ou dans la joie
Avoir envie
D’écrire
Aussi
De s’écrire
Qu’on est en vie
Et qu’on a envie
D’en faire
Ouvrage
D’art collectif
De tendresse éternelle
De liesse claire
Et d’espérance sublime
Penser à celles et ceux
Que l’on aime
Plus que la vie
Elle-même

MAOB

Na som jita MAESTROS.

One Love !!!

#LaScèneEstUnJardinD‘enfants

Tu as tant de rêves en corps

Tu as
Tant de rêves
En corps

Tu es
Semence
D’exil
Dans la démence
Du monde

Tu as
Fui la misère
La mort

Tu es
Ulysse
Moderne
Dans le tonnerre
Qui gronde

Tu sais
Mieux que personne
Que l’humanité
Est en guerre
Contre elle-même
Oui tu le sais
Que les Hommes
Sont en froid meurtrier
Avec eux-mêmes
Depuis des siècles
Et des siècles
Et des siècles
De douleurs
Comme une

Alors
Tu vas
Libre
D’îles en îles
Tu marches
De villes en villes
Tu marches
Dans le tumulte
De la vie
Tu meurs
Un instant
Puis ressuscite
Et marche
Encore
Tu marches
Toujours
Tu marches
Envers et contre tous
Et pourtant
Tu marches aussi pour nous
Remettre au monde
Nous défaire de la haine de l’Autre
Nous refaire maîtres de nos instincts
Et nous faire renaître à nous-mêmes
Plus humains

Tu marches vers le jour

Tu marches

Vers

Le jour d’après

La faim qui t’étreint les tripes

T’éteint

Et pourtant

Tu marches
Encore
Toujours
Tu marches

Tu prends la mer par tous les temps
Quand ce n’est pas elle qui te prend
Dans son ventre, d’eau ou de sable
Océans et déserts sont cimetières
De ton coeur sans sépulture

Dors enfant de la terre, dors
En paix, peut-être, enfin
Dors enfant, dors

Tu as
Tant de rêves
En corps

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Entre ombre et lumière

J’ai appris
Et j’apprends
En corps
À écrire
Mes vertiges
Dans le silence mirifique
Des nuits serties d’étoiles

C’est Yvon qui a raison
Les continents sont des radeaux
Et nous,
Femmes
Et hommes,
Sommes
Si peu
De choses
En somme

Dans le courant

Le courant
De la vie qui bat des ailes

Des ailes
Derrière le poème

Entre ombre et lumière

MAOB

Fès, jour 3.
J’écris.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#DarBatha
#Fragments
#OpéraSlamBaroque

Photo @L’oeil de Ken