Derrière nous Une ville rose

Derrière nous
Une ville rose
Et deux soirées bleues
De musique et de mots
 
Et là au cœur
Tout de suite maintenant
Le souvenir de cet instant
« On était cool, assis sur un banc »
 
Toulouse était doux deh
Dans le jardin d’Olga et Michel
On boit l’été, le café ou le rhum arrangé
Et on savoure serein la vie au soleil devant
 
L’amitié est un miracle
Dit l’oracle sous l’orage
Les sœurs et les frères d’âme le savent
L’amitié sauve et aide à traverser nuit du monde
 
Tu peux me croire
 
Il fait toujours beau
 
Sous les paupières
 
Des enfants du ciel
 
 
MAOB
 
One Love !!!

Du Mont Cameroun Au Mont Ventoux

Du Mont Cameroun
Au Mont Ventoux
Il n’y a qu’un poème
 
Une langue de mystère
Qui passage éclair
Sur la terre
 
Un poème
Dans le cœur
Et quelques pas franchis
Avec allégresse et joie claire
Par celles et ceux qui savent
Qu’il faut par foi
Aller voir ailleurs
Si on y est
Pour se rendre compte
Qu’on y est, aussi
Juste humaine, juste humain
Sans fard aucun ni masque de pluie
 
Un poème
Dans le cœur
Tambour
Une chanson bohème
Offerte en partage
À celles et ceux qui savent
Ce qu’il faut de jour
En soi
Pour avancer
Vers l’Autre
Avec un bouquet
De mots à la main
 
 
Depuis mes quinze printemps, je porte un poème dans le cœur. Et les années qui filent étoiles, m’apprennent à prendre soin de mon âme, à aller chercher, à aller trouver, dans la nature, la paix et le silence d’art, que les Hommes se refusent. À eux-mêmes.
 
MAOB
 
Merci au frère ami Fred Ebami, pour le travail en cours, la connivence qui nous dure depuis le terrain (de foot) de l’enfance à Bonapriso 🙂 et la folie qui nous lie et nous fait livre ensemble, bientôt.
Et na som jita encore à Elena Ventura, à Thibault, et… au n’goni 🙂, pour l’accueil en résidence artistique, et la magie du lieu.
Chère Hélène, ta maison ouverte aux nomades troubadours ménestrels et saltimbanques, est un miracle.
One Love !!!
 

Au pied Du Mont Ventoux

Il flotte
Dans l’ère
Comme
Une odeur
De jasmin
 
Émoi
Je cultive
Jardin
De proses
Célestes
Précaire
Privilégié
Je trace
Chemin
Bordé d’oliviers
 
Loin
Du vacarme
Et des tourments
Du monde
J’écris
 
J’écris
Au soleil
De la tendresse
Pour ne pas perdre
Le sud
 
J’écris
Drapé
Dans la cacophonie
De mes silences
Traversé
 
J’écris
Donc je dis
Je dis
Donc je suis
Je suis donc je vibre
 
Au recommencement
Du monde
Au mitan
De la clarté et de l’ombre
Musiciennes nostalgiques
 
J’écris
 
 
Au pied
Du Mont Ventoux
Bat le cœur
D’un arbre à paroles
De lumière et de paix
 
L’arbre dit : « L’à venir est devant devant, et la vie est ici ici, maintenant maintenant… « 
 
Je souris à la sagesse de l’arbre, à la profonde simplicité de ses mots que je cueille comme fruits pour l’esprit, viatiques pour l’âme.
 
MAOB
 
Merci à Elena Ventura et à l’association Grains de Lire, pour l’accueil chaleureux en ce lieu magique, pour une résidence artistique avec le frère ami depuis plus de trente ans, Fred Ebami.
Notre roman graphique se peaufine, se profile.
À l’horizon.
Des poèmes.
 
One Love !!!
 
 

À contre-courant

On peut traverser la vie, à contre-courant avec un seul poème en poche. Aller d’îles en iles, de villes en villes, de pays en pays, avec ses mots, sa joie inaliénable et sa mélanfolie douce pour seuls bagages.
 
On peut rejoindre à la nage libre la rive du rêve, ou se rejoindre soi-même ivre à la page, à la lisière du réel.
 
À mi-chemin d’ombre et lumière.
 
Se perdre ou se retrouver.
 
Au carrefour du silence et de la parole essence.
 
On peut revenir de tous les enfers, escalader ses désastres, se relever de tout et s’élever toujours vers plus grand que nous.
 
On peut guetter le jour d’après, quêter l’aurore, chercher, trouver la sortie de secours du monde, fermer les yeux, ouvrir les bras, sourire au ciel.
 
On peut se dire, se redire qu’on est vivant et qu’on a rien d’autre dans la vie que de l’être, rien de plus précieux, rien de plus urgent, rien de plus fragile aussi.
 
On peut attendre le messie qui n’arrivera pas, ou au contraire faire, défaire, refaire sans cesse l’ouvrage, parfaire son art de vivre à hauteur d’âme, dans la simplicité inépuisable des choses essentielles : le langage des fleurs qui s’ouvrent au matin mutin, le sourire d’un amour la nuit au mitan, la caresse du soleil, le souffle du vent, l’horizon qui chante l’oraison heureuse, le chant des possibles.
 
Encore.
 
Et toujours.
 
On peut.
 
Se prêter main tendre.
 
Afin d’interpeller demain.
 
Ensemble.
 
Oui, on peut.
 
Tout.
 
Et Tout peut.
 
Tout peut être.
 
Tout peut être annulé.
 
Sauf nous.
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Hisser La voile

Hisser
La voile
Tracer
La voie
Ouvrir
La voix
 
Du poème
 
Partir
En quête
De plénitude
Et liberté
Trouver
Silence blessé
Et humanité
À recoudre
Encore
Humanité
À recoudre
Toujours
 
 
Voguer
Sur le flot
Des mots
Depuis tant d’années
Parce qu’on s’est condamné
Soi-même
À errer
Solitaire solidaire
Sur cette terre
De joies claires et de larmes amères
 
La première fois que je me suis suicidé
 
J’avais vingt ans
 
La poésie m’a ressuscité
 
Depuis
 
Je renais jour et nuit
 
Dans les textes que j’écris
 
Je renais quand la vie
 
Se fait
 
Demoiselle d’honneur
 
De mon cœur
 
Tambour
 
Je renais quand la vie
 
Se fête
 
En chanson qui pleure
 
Ou rit aux éclats bonheur
 
D’amour
 
Tendresse qui sauve
 
 
Ciel bleu
Soleil haut
Vague océane
 
 
Écrire c’est (ap)prendre la mer
 
Accepter de tanguer
Chalouper chavirer
Accueillir la houle
Sur son visage humain
Perdu dans la foule
De ses pensées
Dériver
Dévirer
Dévier sa trajectoire
Sans jamais perdre son cap
Demeurer
Maître
De son destin
Capitaine
De son âme
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Ici Certaines rues Se jettent Spontanément Dans la mer

Ici
Certaines rues
Se jettent
Spontanément
Dans la mer
Comme certaines âmes
À l’eau
À la vie
À l’amour
À l’aube
À l’orée
De chemins sinueux qui cherchent et trouvent
LE chemin de l’ombre vers la clarté qui tremble
À l’aune de mon regard ébloui
Loin du tumulte et du vacarme du monde
Mes mots toujours, prennent ma main
Pour écrire
Horizon
Océan
Juste ciel
Azur aimant
Liberté
Et tout ce que la beauté murmure
Aux oreilles de mon cœur
Tambour
MAOB
One Love !!!

Intranquille Je marche Dans la ville

Intranquille
Je marche
Dans la ville
En face de l’île
Du bout du monde
Je vrille
Je vrac
Je vaque
À mon occupation
D’enfant du siècle
À la dérive
Chercher la beauté
Partout
Elle se trouve
D’abord
En nous
Dans tous les poèmes
Tous les poèmes qui nous ont lus
Tous les poèmes tous les poèmes ayant élu
Domicile
En nos cœurs, tambours indociles
Intranquille
Je marche
Dans la vie
Sans savoir
Je vais
Partout
Mes mots me mènent
M’entrainent
À la poursuite
Du vent
De chimères
Et de rêves qui me fondent
Et me portent, me poussent
À arpenter mes vertiges
Et à marcher encore
Encore et toujours
Pour trouver
Le sens caché
Derrière les « phrases mal parties »
Qui m’écrivent au mitan de la nuit et du jour
MAOB
One Love !!!

Du port de Douala À celui de Douarnenez

Du port de Douala
À celui de Douarnenez
Il n’y a qu’une parole donnée
Et un pas, pas si sage, passage
Franchi à la vitesse de la lumière
Des poèmes qui me portent
Vers moi-même depuis plus de vingt ans
 
Retour du Cameroun
Racines
Arrivée en Bretagne
Rhizomes
Pour écrire
Encore
Écrire
Toujours
L’à venir
Chanter
Tenter
De défaire
Le mauvais sort
Ma sœur
Mon frère
Faire
Advenir
Demain
 
Mon roman prochain est en route… Vers vous.
 
Écrire c’est prendre la mer.
 
Porter sa croix, sa foi, sa voix.
 
Hisser la voile de son âme, vent debout vivre.
 
… ivre et libre.
 
J’ai pris la mer.
 
Par amour.
 
MAOB
 
One Love !!!