Dans le Club RFI, l’écume des mots… aux lèvres

On est là… 🙂
Dans le Club RFI, l’écume des mots… aux lèvres.
Merci aux journalistes Éric Amiens et Myriam Guilhot pour l’invitation à leur atelier littéraire interactif, oui merci pour cette belle rencontre avec les élèves de 4ème de « Jeunesse Positive-Abomey Calavi » au Bénin, par la magie de la radio qui peut être radioactive et émettre des ondes poétiques par foi 🙂
Bravo à ces collégien(ne)s Béninois(es) pour leurs lectures émouvantes et leurs questions pertinentes sur l’écriture et sur mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy) dont elles et ils ont fait un résumé si juste.
Nous avons parlé, de mes professeurs d’espérance, de mon enfance au soleil de Douala, mon enfance dans les livres qui me fondent et font de moi ce que je suis, un marcheur et un chercheur d’art…
Et nous avons ri aussi. Parce que « rire est la seule preuve de notre passage sur terre. »
Pourquoi on part ?
Parce que…
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
Transmettre, encore et toujours. Avec cœur l’ouvrage. C’est bien de cela qu’il s’agit.
One Love !!!

En direction de Brest et de son Espace d’art contemporain Le Comeodia

On est là… 🙂
En direction de Brest et de son Espace d’art contemporain Le Comeodia, pour une Expoésie concoctée par notre Collectif On A Slamé Sur La Lune, autour de « Visions d’Afrique » l’exposition en cours, au cœur de laquelle figure en belle et juste place le travail du frère génial Fred Ebami.
Je dédicacerai mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy) et jouerai de mon livre en live pour le public invité cet après-midi à célébrer les deux ans de la galerie, entre 14h et 18h.
Merci à notre agent, la merveilleuse Sandrine Constant pour l’organisation et à Adeline de Montpezat la directrice du lieu, pour l’invitation.
Ami(e)s de la région, you are welcome !!!
On the moon again.
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
One Love !!!

Honoré d’être dans la sélection finale du Prix JOSEPH KESSEL 2021

On est là… 🙂
Honoré d’être dans la sélection finale du Prix JOSEPH KESSEL 2021, aventurier parmi les hommes, romancier voyageur, journaliste, grand reporter, Académicien, co-auteur du Chant des partisans, ayant publié entre autres « Belle de jour » et « Les cavaliers », peut-être les plus connus de ses ouvrages.
Le chemin de mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy) poursuit son chemin, et j’en suis très heureux.
Merci au jury, à toutes celles et à tous ceux, libraires, lectrices, lecteurs, diffuseurs qui portent ce livre. Au cœur.
One Love !!!
Prix Joseph Kessel

Hisser La voile

Hisser
La voile
Tracer
La voie
Ouvrir
La voix
 
Du poème
 
Partir
En quête
De plénitude
Et liberté
Trouver
Silence blessé
Et humanité
À recoudre
Encore
Humanité
À recoudre
Toujours
 
 
Voguer
Sur le flot
Des mots
Depuis tant d’années
Parce qu’on s’est condamné
Soi-même
À errer
Solitaire solidaire
Sur cette terre
De joies claires et de larmes amères
 
La première fois que je me suis suicidé
 
J’avais vingt ans
 
La poésie m’a ressuscité
 
Depuis
 
Je renais jour et nuit
 
Dans les textes que j’écris
 
Je renais quand la vie
 
Se fait
 
Demoiselle d’honneur
 
De mon cœur
 
Tambour
 
Je renais quand la vie
 
Se fête
 
En chanson qui pleure
 
Ou rit aux éclats bonheur
 
D’amour
 
Tendresse qui sauve
 
 
Ciel bleu
Soleil haut
Vague océane
 
 
Écrire c’est (ap)prendre la mer
 
Accepter de tanguer
Chalouper chavirer
Accueillir la houle
Sur son visage humain
Perdu dans la foule
De ses pensées
Dériver
Dévirer
Dévier sa trajectoire
Sans jamais perdre son cap
Demeurer
Maître
De son destin
Capitaine
De son âme
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

En bleu de travail

On est là … 🙂
En bleu de travail, avec my man Fred Ebami et Ange qui n’est jamais très loin, quand on invite les jeunes, tous les jeunes, de tous les milieux, à prendre la parole et leur envol, écrire et dire le (leur) monde, s’écrire et se dire dans le (leur) monde, partager rêves et révoltes hier aujourd’hui et demain…
Ecrire c’est prendre et se donner de ses nouvelles. Dire, c’est autre chose en corps, d’une manière certaine, faire acte de présence au monde.
Bravo aux « Mécanos de demain » et à « The Carrosiers » qui ont compris que l’écriture pouvait aussi « réparer », « souder les déchirures de la vie. »
Oui bravo et merci, à ces élèves de première année de CAP maintenance des véhicules et CAP carrosserie, au lycée des métiers de l’automobile de Pont-de-Buis (Finistère), et à leur professeur, pour ce temps passé ensemble, à chercher, à trouver la poésie enfouie en eux et dans leur quotidien : « la soudure, cette lumière bleue », « je parle et je continuerai de parler car ma parole est un impact ».
Les mots entre guillemets dans ce post sont les mots de gamins d’une classe arc-en-ciel, qui ont osé leur prose, osé leur cause !
Je les remercie encore pour le geste grand, et également pour le cadeau fait au Collectif On A Slamé Sur La Lune, nous n’avions jamais slamé dans un garage 🙂
Merci à Maria Vialou et à l’association Rhizomes again, pour l’organisation de ces rencontres en milieu scolaire. Et pour la suite qui se dessine, la semaine prochaine à Douarnenez et à Quimper, où je chanterai les possibles sur une plage, jouerai de mes livres en live, dédicacerai aussi mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy)
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
One Love !!!
Cliquez ici pour lire l’article dans Ouest France

Dans le journal Ouest-France

On est là… 🙂
Dans le journal Ouest-France, qui revient sur ma dernière conf’errance en lycée, devant une cinquantaine d’élèves suivant l’enseignement de spécialités en français et en lettres hellénes.
Merci pour l’invitation, l’accueil, le partage.
Des mots, et des idéaux derrière les mots.
Na som jita à Maria Vialou de l’association Rhizomes pour l’organisation et à Fred Ebami ami frère complice de toujours pour les conseils avisés aux jeunes, « croire en ses rêves. »
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
One Love !!!
Ouest France
Cliquez ici pour lire l’article dans Ouest France

Bonapriso

Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Ces gamins terribles sur la photo, qui courent après un ballon rond comme la terre qu’ils traverseront un jour, c’est nous,
Fred, Dex, Bouly, Achille, et moi, et d’autres aussi dont les prénoms se sont effacés avec les années qui ont filé en étoiles depuis.
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous, dans notre quartier, rebaptisé « City Carter » à cause de Nino Brown et J Money, et surtout de cette phrase étincelle « je suis le gardien de mon frère ».
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous,
band of Brothers, portant notre fraternité en étendard, c’est nous et nos espoirs en bandoulière, nos fusils à fleurs, nos pas de danse hip hop new jack, nos fous rires qui n’en finissent pas et le miracle de l’amitié providence qui aide à sublimer la vie, supporter le monde, transcender la mort.
 
Au moment où j’écris ces lignes, certains des gamins terribles sur la photo ne sont plus, alors les autres vivent, pour eux aussi.
Bonapriso
Dans cette rue
La maison familiale
Et tant de souvenirs
Qui s’enfoncent
Dans le sable émouvant
Du temps
Remontent à la surface
De la mémoire du cœur
Tambour
J’ai 8 ans
Et « je conduis »
La voiture
De mon père
Assis sur ses genoux
Bonapriso
Sita chante
J’ai 12 ans
Et je lis le journal
À Grand-pa
Sur la véranda
Je lui invente
Une autre actualité
En fête
J’apprends à écrire
Même si je ne le sais pas encore
Ma mère sourit avec le cœur
À mon imagination qui déborde
Fleuve
 
Bonapriso
Je rappe
Sous le manguier
Fred dessine
Quelques pas plus loin
Tout est là
Déjà
Le sens et l’essence
De nos existences
Ikigai
Nos raisons d’être
De nous mettre
En mouvement
Vertical
Penser
Rêver
Oser
Créer
Rythm
And Poetry
Nos life
 
Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Je ne connais pas de route qui soit plus droite, vers l’enfance au soleil de la tendresse, et de l’amour qui jamais ne meurt.
 
Sita na timbi mboa
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Terre latérite

Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Mon chemin
Poursuit
Son chemin
Dans le monde
Dans la ronde
Des souvenirs
Qui redessinent
Les sourires
De l’enfant et du père qui marchent
Ensemble
 
Étonnant
Ce sentiment
Par foi
De n’être
Jamais parti
Alors que ma vie
Dit le contraire
Détonnant
Ce sentiment
Par foi
D’être de partout
Et de nulle part
D’ici
Et de là-bas là-bas aussi
 
Je suis
Au MBOA
Anagramme
D’initiales en feu
Que je porte
Fièrement
Sous ma chemise
À gauche
J’ai hérité
Du prénom
Du rire qui éclate
De l’audace d’espérer
Et des rêves insubmersibles
D’Alexandre
Papa parapluie paratonnerre parasoleil paravent bouclier humain pour le sang de son sang
Et je marche sur ses pas
Parole ardente au bord des lèvres
 
Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Partir
Revenir
Devenir
Chanter
Sa saudade
Deposer
Son fado
Au pied
D’un arbre centenaire
Longer la rivière
Et se rappeler
Du futur qui danse makossa
Et de ces mots mantras
Tout peut
Tout
Toujours
Tout peut
Tout
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 
 
 

Mont Cameroun

De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
Sita na timbi mboa
Poète
Par amour
J’ai commencé
À écrire
Pour allumer
Des étoiles
Dans les yeux
De ma mère
Les mêmes astres
Scintillant
Son regard
Quand elle parlait
Des livres
Qu’elle aimait
J’avais l’âge lyrique et je portais déjà
Sur mon visage et dans mon sourire
Toutes les intuitions du monde qui me fondent
Et font de moi ce que je suis et serai toujours
Derrière les poèmes
Un marcheur et un chercheur d’art
Partout sur la terre que j’arpente
En long et en large depuis plus de vingt ans
À la recherche de moi-même et d’autres êtres
Substantiels alliés aux ailes déployées
Dans le vertige du temps labyrinthe suspendu
 
De retour
Au sud de mon cœur
J’écris
Face à la montagne de mes souvenirs
Sésames précieux et précis
Qui m’ouvrent à tous mes chemins d’errance
À commencer par celui éternel, de l’enfance
J’écris
Les jours et les nuits
À venir
Les jours et les nuits
À revenir
Jour et nuit
J’écris
À en faire revenir l’à venir
Même d’outre-tombe
J’écris
Parce que je n’ai pas le choix
J’ai fait le songe d’une autre humanité
Et une promesse à une mère, à un père
Et à leur fils bien aimé, fils aîné
Que je suis
À la trace
À la lettre
J’écris pour elle, pour lui, pour nous, pour vous
 
Suza brille de mille vœux
D’orage, d’amour et d’espérance
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
Nous le savons, alors mettons cœur
À l’ouvrage ensemble, âmes et corps
Il y a tant à défaire, à refaire
Tant à dire, à redire, à prédire
Tant à écrire, à réécrire
Tant à créer, à recréer, à inventer, à réinventer
La chaleur originelle
L’intelligence émotionnelle
Et la tendresse en chansons de Dina Bell
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
L’utopie est
Ce qui n’existe pas.. encore
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Et tout peut
Tout
Rien n’est perdu
Rien n’est acquis
Nous sommes requis
À la barre de nos rêves
Et ici voyez-vous, Suza brille, de mille vœux
 
De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
Crédit photo : Tata Mareme
 
One Love !!!