Diên Biên Phù, Prix Roblès 2109

On est là …

Dans les pages de la Nouvelle République.
Mon roman premier, « Diên Biên Phù » (ed. Sabine Wespieser), continue sa moisson de prix décernés par des lectrices et lecteurs sensibles à la danse de mes mots. Honoré je suis.

J’ai été fait par ce texte, lauréat du Prix Louis Guilloux, du Premier Roman de Chambéry, Prix des lectrices et des lecteurs de Villejuif, et depuis hier Prix Roblès, joie que je partage avec vous.
« Diên Biên Phù » est paru au printemps de l’année dernière, le 1er mars 2018 exactement. On ne peut jamais savoir quelle sera la vie d’un livre, jamais rien prédire. On peut juste se dire. Se dire et se redire. Différemment.
Se chercher. Se trouver. Se rappeler.
Pourquoi on a eu envie d’écrire.
Et à quel moment, au milieu de partout et de nulle part, au mitan de soi-même, une nuit sans soleil, l’écriture est devenue geste du coeur, nécessaire, urgent, vital.
Pour ne pas mourir noyé en maux troubles. Rester vivant.
Vibrant.

Écrire prolonge mon être. Vers l’autre. Dans le monde.

J’accueille chaque distinction reçue depuis que j’ai emprunté mon chemin d’écriture, avec une gratitude sincère et profonde.
En pensant à ma mère enseignante de lettres et de philosophie à Douala où je suis né, où j’ai poussé mon premier cri de poésie.
En pensant à mon père, premier super-héros de mon enfance.
En pensant à mon adolescence incandescente et à mon rêve de devenir écrivain, à mes premiers textes de RAP sous le manguier à Bonapriso avec Fred, Oscar et Dex.
Il faisait jour clair et beau.
Et il fera toujours jour en moi, parce que j’ai rencontré la poésie. Lumière éternelle, qui dissipe les ténèbres.

J’accueille chaque distinction reçue, en pensant à mes enfants adorés, Ange, Maëlle et Léa, auxquels je souhaite le meilleur dans la vie, l’amour et la tendresse, la liberté au carrefour de chaque instant, la vie elle-même donc.
La vie, qui ne peut s’épanouir en nous que si nous restons en phase et en phrase avec nous-m’aime, si nous entendons, écoutons, portons le rêve qui nous fonde et nous laissons porter par lui.

J’ai publié 7 livres et je rêve toujours de mon rêve d’écrire.

Alors j’écris, juste.
J’écris comme d’autres plantent des arbres.
J’écris. Pour ne pas vivre inutile.
J’écris, et honoré j’accueille chaque distinction reçue, avec l’humilité de celui qui sait que « rien n’est vrai, tout est vivant ». Je n’écris pas pour les prix, en réponse à cette jeune femme hier qui me félicitait de toutes mes récompenses glanées, j’écris pour la vie.

Oui c’est cela, j’écris.

Pour La Vie elle-même.

Merci à mes éditrices et éditeurs (La Cheminante, Mémoire d’encrier, Sabine Wespieser, Bernard Chauveau) qui croient à mes textes et à leur forme originale souvent

Merci aux jurys, lectrices et lecteurs, d’ici et d’ailleurs, et de là-bas aussi, pour le partage du bleu et du feu, les insignes et signes de reconnaissance semés sur ma route.

Heureux, honoré et ému je suis.

Na som jita.

MAOB

One Love !!!

#BienvenueàDiênBiênPhù
#écrirejustejusteécrire

Le Figaro annonce  »Fragments » ce jeudi 13 juin aux Récollets

On est là …

Dans le Figaro qui annonce « Fragments », poèmes et musique en partage ce JEUDI 13 JUIN aux Récollets (Paris 10è) à partir de 20h30, dans le cadre de « Première de couverture », manif de rêve général…
Ami(e)s de Paris et des environs, l’entrée est libre, nous vous espérons en nombre. Lunaire.

One Love !!!

Fragments, Opéra Slam aux Récollets le 13 juin

On est là …

Rendez-vous JEUDI 13 JUIN 2019 à 20h30 aux Récollets, pour fêter « Première de couverture », manif de rêve général imaginée par Chrystel Bonfils Dozias qui nous ouvre les portes d’un lieu magique.
Ami(e)s de Paris et des environs, vous êtes chaleureusement convié(e)s à un voyage poétique, visuel et musical, en belle compagnie de Gasandji, Caroline Bentz, Alain Larribet, Albert Morisseau Leroy, Christophe Isselee, Calvin Yug, Nahia Larribet, Fred Ebami et moi-même.
Fred Ebami, Alain Larribet et moi vous espérons en nombre, pour ce spectacle inédit, qui est aussi l’occasion de vous présenter notre ouvrage d’artistes « Fragments », OLNI (objet littéraire non identifié), livre vinyle, expoésie, etc etc etc …

C’est aussi mon dernier concert à Paris cette saison artistique, donc une très bonne occasion d’exagérer … la vie, la musique, la poésie, la fête, la tendresse. Ensemble !!!

Merci à Chrystel, pour sa confiance, son invitation et ces mois de résidence d’écriture aux Récollets, qui m’ont permis de créer, et peut-être même de me recréer, repenser mon rapport à la scène et à la vie on the road.

Merci à Sandrine Constant, pour l’organisation, la patience, la folie partagée, l’enthousiasme débordant, l’énergie, bref pour tout

p.s : on me dit dans l’oreillette, que vous n’êtes pas à l’abri de surprises ce soir là, d’autres invité(e)s et inventions lumineuses de Manalone qui n’est pas seulement poète mais aussi un savant fou génie génial

One Love !!!

#Fragments
#OpéraSlamAfroJazz
#PremièreDeCouverture
#LifeisAPoetrip
#OASSLLExperience

à Villeurbanne … Sur La Lune

On est là …
Au TNP, à la belle occasion des Langagières, magnifique quinzaine artistique imaginée par Christian Schiarreti et Jean-Pierre Siméon, entre autres amoureux des mots et de la langue.
Merci à Christian, Jean-Pierre et Laure, pour leur invitation et leur accueil chaleureux vendredi dernier à Villeurbanne … Sur La Lune.
C’était une belle soirée, ponctuée de silences mirifiques, de musique, poésie et tendresse. Une soirée de retrouvailles aussi, ici avec Vahakni, jeune pianiste au talent certain, membre des Rim’Ailleurs une association dont l’engagement poétique me touche au coeur.
J’ai rencontré ce jeune homme à Vienne il y a quelques mois, et il m’a accompagné au mot levé, improvisant au piano des notes qui m’ont porté sur scène. Merci à lui, pour son talent, le plus grand de tous les talents, la générosité. Que sa route soit belle.
Merci à Gislaine Piegay, à l’origine de cette rencontre, et à Sandrine Constant, pour la vidéo. Souvenir d’un instant. Suspendu.


One Love !!!


#TourDeFrancePoétique
#LifeisAPoetrip
#DonnerLeurChanceAuxJeunes
#LesLangagières
#UnVendrediSoirAuTNP
https://youtu.be/gXIhC3RNExU

À Yaoundé, quelques matins plus loin

On est là…

À Yaoundé, quelques matins plus loin.
Longtemps longtemps, après les années Messa.
Entre pays rêvé et pays réel.
Entre-deux.
Parenthèses enchantées.
Toutes voiles dehors.
Brèches ouvertes.
Comme nos blessures.
Et nos espérances.
Ouvertes. Elles aussi.
Sur nos futurs

On a parlé de co-construction, de co-organisation, de collaboration, de collectif et de sens, d’écoute et d’échos, de résonances, de l’autre en soi, d’énergie renouvelable. Ensemble.
On a partagé nos expériences sur scène et dans la vie, nos doutes et nos espoirs.
Ensemble.
On a kiffé. La life. La poésie des instants. La musique « m’aime » de nos silences habités. L’Afro jazz sous les manguiers. Le goût des mangues matin midi soir.
Ensemble.
On s’est donné la main, donné le mot, donné le salam et la paix de l’âme.
Ensemble.
On a fait ce qu’on croyait juste : slamer sur la lune, écrire juste, juste écrire, être juste, juste être, dire juste, juste dire, en tout temps et en tous lieux, écrire, être et dire qui nous sommes et de quel côté nous nous inscrivons, nous écrivons, du côté de la beauté, qui dissipe les ténèbres, et les vieilles ombres.
Et il ne saurait y avoir de beauté pleine, sans justice, ni dignité, ni liberté, pour chacune, chacun, pour toutes et pour tous.
Il y a tant.
De choses à écrire, dire, vivre et faire vivre en chœur.
Ensemble.
Tant de jolies choses à créer, pour pouvoir s’en souvenir fou sourire à notre dernier soir sur cette terre.
Tant de brèches, à ouvrir aussi, à ouvrir encore.
Et pas seulement, plus seulement, je le réalise radicalement, pour nous évader du réel, mais pour le transformer, le sublimer, à notre échelle modeste.
Ouvrir des brèches dans l’espace et le temps, c’est agir, déjà.
Imaginer. Envisager. Inventer. Le jour d’après.
Le jour, présent à s’offrir. Toujours

Ouvrir des brèches, c’est bel et bien de cela qu’il s’agit en poésie, également. Définitivement.
Ouvrir des brèches, pas seulement les colmater.
Ouvrir des brèches et peut-être aussi, allumer des mèches.
En soi. Et en l’autre, parfois.
L’autre, celle ou celui qui nous lit, nous dit qui nous sommes dans sa voix, dans ses yeux, et qui elle est, qui il est, dans notre voix, enrouée, nos yeux, embués.
Notre regard.
D’enfant perdu, retrouvé.
Entre deux rives.
Deux rêves.
Entre-deux.
Feux.

J’ai quitté le Cameroun fils, j’y suis revenu père.
Et toujours plus fier du mien, et de sa femme, ma mère.
Fier de mes parents, ému par le parcours de vie de celui et celle qui m’ont inoculé l’amour de la culture et des belles lettres, et le virus de l’être.
Je regarde mon pays natal et et j’entends sa jeunesse boulevesante, pétrie de talents multiples, et je me dis que ce nous avons raté individuellement, collectivement pour les jeunes générations, elles ne pourront le réussir un jour qu’à la seule condition du Collectif, débarrassé des haines et jalousies intestines, du tribalisme qui gangrène notre histoire comme un cancer du colon. Et nous pouvons, chacune, chacun, faire notre part, modeste. Ensemble. Avancer vers une aube nouvelle, réapprendre à nous abreuver à la même eau de vie. Source de tous les possibles.

Ouvrir. Les bras.
Pour accueillir l’à venir, cueillir l’instant.
Poème.
Carpe diem.
Ouvrir. Le cœur.
Pour laisser y pénétrer sa lumière, la lumière.
Toute la lumière.
Du monde.

Merci à Abomba Louise, Sadrak, Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy, Gaelle Rauche, Ange Alexandre, Jimmy le Slameur, Hugues Tchoumegni, André Ngoah, Jean Stéphane Mebonde Ndongo, Ernis Ernis, Djemi La Slameuse et toutes celles et tous ceux dont je n’ai pas les contacts ici et qui ont participé aux rencontres organisées dans le cadre de la remise du Prix Orange du Livre Afrique à Yaoundé cette semaine, na som, na som jita, pour le partage. Na son encore, à Calvin Yug, Serges Epoh et Marsi Essomba

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#OASSLExperience
#CamerounOmulema

A Yaoundé … Sur La Lune…

On est là …

A Yaoundé … Sur La Lune…
Bien arrivé au Cameroun, en famille, pour la cérémonie de remise du Prix Orange du Livre Afrique.
Au programme, rencontres artistiques et ateliers, masterclasses et slam poetry jam ce soir, MARDI 21 MAI 2019 au Cipcalab Patrimoine Culturel (de 18 à 20h30) et ensuite au STREET CORNER à partir de 21h30.
Ami(e)s du coin, amoureuses et amoureux des mots, on vous espère en nombre.
Merci au frangin Sadrak pour la réactivité poétique, et merci aux lieux qui nous accueillent au mot levé.
Gaelle Rauche, Ange Alexandre, Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy, Calvin Yug, Serges Epoh, et moi avons hâte de partager avec vous, la musique, la poésie et l’art. De la vie.
André Ngoah, Grimo Art, Hugues Tchoumegni, Free-t Tchenganou, à ce soir?

Hanoï sur le pont Long Biên

Hanoi
Sur le pont
Long Biên

Où es-tu
Ô Mai
Dans cette ville
Dans cette vie, qui me tue ?
Ou es-tu
Intanquille amie ?
Dont je porte la tendresse
En vertu
Tatouée
Sur le cœur
Tambour

Hanoi
Sur le pont
Qui relie
Passé présent demain
Souvenirs du futur
Et rêves anciens
Le pont
Symbolique
De lien
Passerelles
Entre nos cultures
Et nos iImaginaires
Identités-rhizomes
De femmes et d’hommes
En relation

Hanoï
À la tombée
Amoureuse
Du jour bleu
Je marche
Sur les traces rouges
Du poème
D’un garçon
En quête de lui-même
Et d’une fille au visage lune
Personnages de roman

MAOB

Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#SurLePont
#ChroniquesVietnamiennes

Temple de la Littérature Splendeur d’Orient

Temple de la Littérature
Splendeur d’Orient
Haut lieu de spiritualité
Et de sagesse empreinte
De Confucius
Écrire et dire ici
Est un honneur
Et un bonheur qui invite
A chercher toujours
L’homme honorable
En soi
Espérer le trouver
Au détour
Des chemins
À la croisée intime
D’autres destins
Liés au sien
À dessein
Il me faut
Amourir
En corps
Ici
Pour renaître
À ma sève
À mon rêve
De vingt ans
Celui-là m’aime
Qui m’a fait
Franchir tous les caps
De l’existence
Qui n’est qu’une étape
De la route
Que je trace
En poèmes
Depuis Douala
Nous avons tous besoin d’une majuscule, certains l’appellent dieu, d’autres l’art. Je ne crois pas en dieu, je n’y ai jamais cru, je crois. Cela n’empêche pas sa nostalgie, par foi.
Je ne crois pas en dieu, parce que je n’en ai jamais eu besoin, j’avais Césaire. Char. Eluard. Neruda. Garcia Lorca. Sony. Solaar. Rûmi. Darwich. Damas. Depestre. Franketienne. François Cheng. Le sourire éternel de ma mère. La confiance de mon père. Et mon amour. Mon amour. Des mots.
J’écrivais déjà avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Enfant j’épelais les lettres sans arrêt, comme pour les inscrire. Quelque part. Dans le vent qui me soufflait des fables.
Dans mon ventre et dans mon coeur affable.
Dans le temps qui m’a tué une première fois, un 17 octobre noir, mais m’a appris à vivre aussi.
Dans l’urgence, la lumière et la tendresse des jours.
J’écrivais déjà. Avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Je suis corps de textes, encre de sang.
Depuis la fêlure de ma naissance.
Je n’ai jamais eu de distance. De distance avec la poésie.
C’est le Cahier qui m’a brûlé.

MAOB
Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris, juste.
Je suis bien ici.


One Love !!!


#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#ChroniquesVietnamiennes

J’ai la tête qui tourne, un peu

On est là … 🙂

La tête à l’envers, un peu 🙂
Merci aux étudiants vietnamiens, camerounais, maliens, togolais et haïtien, ainsi qu’aux enseignants de l’ULIS (Université de Langues et d’Études Internationales) pour leur écoute et leur magnifique accueil, aujourd’hui, un 7 mai qui restera gravé.
Heureux d’avoir partagé avec eux des extraits, de mon roman premier, « Diên Biên Phù », en ce jour si spécial pour le pays, jour qui marqua la fin d’un monde.

Vietnam, jour 4, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!