Automne en poésie

On est là… 🙂
 
En partage, les premières dates de ma tournée d’automne en poésie.
 
Après un été consacré surtout à l’écriture, je reprends doucement doucement mon tour de France et du monde, pour dire et partager ma musique de mots.
Ouverture de saison ce Vendredi à 20h30 au Centre Culturel de Villeneuve-sur-Lot, en merveilleuse compagnie de la sister Gasandji (guitare et chant de l’âme) et du frère Calvin Yug (Jazz bantu).
 
Nous offrirons ensemble sur scène, des extraits de mon roman « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy), et autres surprises 🙂
 
Ami(e)s de la région, comment vous dire, vous êtes chaleureusement invité(e)s à bord de notre navire ivre et libre, qui ne sait pas où il va…
 
Merci à Sandrine Constant pour l’organisation des rêves, merci à toutes celles et à tous ceux ici et là et là-bas aussi, qui programment, inventent, réinventent, festivals, rencontres, espaces de relation, cercles d’émotion collective pour grandir encore et toujours en humanité, élargir l’horizon.
 
One Love !!!

Hier au Club des Poètes à Paris

Faire
Feu
De toute joie
 
Allumer
Étincelle
De vives voix
 
Dire et redire
Ensemble tracer
De nouvelles voies
 
Nous ne faisons pas que rêver, tu sais.
Nous sommes aussi, ce que nous rêvons.
Définitivement.
 
MAOB
 
« La poésie reçoit sur rendez-vous », et elle nous a merveilleusement reçus, hier au Club des Poètes à Paris.
 
Merci à notre hôte, l’ami Blaise Rosnay.
 
Merci au public, aux ami(e)s en présence et à celles et ceux près du cœur toujours.
C’était beau, c’était bon de commencer ma tournée littéraire et poétique d’automne, en ce lieu, or du temps.
 
One Love !!!
 

DZ, fragments d’éternité ..

DZ, fragments d’éternité ..
Quitter la ville
Le cœur rempli
De gratitude
Après un dernier coucher de soleil
Et un dernier lever du jour
Une dernière course
Un dernier plongeon
Un dernier poème offert
Un dernier concert
Et un dernier verre… sur le port
 
Se sentir privilégié
Parce qu’on l’est
De pouvoir aller et venir
Partir et revenir, devenir
Celui que l’on a
Toujours été en « fête »
Garçon de lettres du cœur
Enfant gâté « aux semelles de vent »
 
Quitter la ville
Qui ne me quittera pas
Comme tous ces lieux
Du monde qui me fonde
Et font de mon chemin de vie
Un long chemin d’errance
Un voyage à la rencontre
De moi-même et des autres
Ici là-bas, plus loin toujours plus près
Partout sur la terre
 
Fermer les yeux
Revoir chacune de ces rues d’ombre et lumière
Qui se jettent heureuses dans la mer
Écrire, sourire et se dire
Qu’on leur ressemble de plus en plus
En prenant âge
Sentir le besoin viscéral et vital du large
Et des vagues, à l’âme de ma musique de mots
 
Rouvrir les yeux
Fixer ses pensées
Le ciel
L’horizon
La déraison du plus tendre
L’à venir possible
Car même si rien n’est acquis
Rien n’est perdu non plus
Nous sommes requis
Et tout peut, oui définitivement tout peut
 
Tout peut être
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
MAOB
 
Merci à toutes celles et à tous ceux, qui ont fait de mon séjour breton un séjour de tendresse éternelle, merci pour la musique, la danse, le cinéma, les poèmes, et les crêpes en partage.
Merci à Rhizomes pour l’accueil en résidence d’écriture fructueuse, une pièce de théâtre, un roman graphique, un recueil nouveau et mon roman prochain arrivent à la surface bientôt.
Et merci aux Penn sardines, pour leur énergie, la vitalité inspirante de la culture à Douarnenez, tous ces tiers-lieux, où l’on n’attend rien de personne, à part de soi-même, pour faire ensemble, créer du lien, ouvrir des espaces de relation, inventer demain, fabriquer ses utopies.
C’est bien de cela qu’il s’agit, fabriquer nos utopies, et reprendre ce que certain(e)s voudraient nous confisquer.
 
Et, et, et… rendez-vous ce dimanche soir à 21h sur FRANCE INTER, pour la der des der de l’émission estivale du Vié-Père Soro Solo.
En belle compagnie, nous jouerons en live et en direct Albert Morisseau Leroy, Calvin Yug et moi-même. Nous présenterons en exclu, quelques titres de l’album en cours de ré-création du Collectif On A Slamé Sur La Lune.
 
One Love !!!
 

Le monde est beau

Souffle coupé
Que personne
Ne nous mente
Le monde est beau
 
Méditer
Respirer
Encore
Respirer
Toujours
Au vent
Du large
Étendre
Son regard
Sur les êtres et les choses
Entendre
L’appel d’art des poèmes
La musique des vagues
Le chant d’amour de la mer
 
Sourire
D’être là
En vie
Dans la vie
La vie véritable
La vie inaliénable
La vie ingouvernable
La vie en dehors
Hors des sentiers battus
De l’existence
La vie solidaire de la vie
Cette vie qui me mène
Depuis Douala
M’emmène
Au devant
 
De la beauté du monde
 
Que personne ne nous mente
 
 
MAOB
 

Bleu à l’âme

Bleu
À l’âme
Vague
De maux
Rêves
À l’eau
 
Seul l’horizon tient debout
Les êtres de plein vent
Que nous sommes
Frères d’art et d’âme
Face aux méandres des temps
Le ciel
 
 
– Mon frère, tu dors ?
– Non mon frère, je ne dors pas, je veille
– Tu veilles ?
– Oui je veille, sur ce qui me reste de romantisme et d’idéaux, d’innocence et de foi, et comme tout poète qui se respecte, je surveille aussi, à la faveur de l’été, « posté à la fenêtre je guette », le signe de jours nouveaux
– Adviendront-ils ?
– Je ne sais, mais nous nous devons de faire notre part, rempart contre la peur de l’Autre, la déshumanisation de l’Autre, le non-respect de l’avis, de l’envie, de la vie de l’Autre…
– Mais qui est l’Autre… ?
– Toi, moi, nous, toutes et tous, on est toujours, l’Autre de quelqu’un, étrange étranger
– Ce ne sera pas facile alors ?
– Cela n’a jamais été facile, de lutter contre « les ombres qui nous fixent sans trembler », et il est encore plus difficile, de lutter pour la lumière, mais nous nous devons, je le répète, de faire notre part, nous nous devons de ne pas rendre les armes miraculeuses face aux « assassins d’aube » et aux cyniques dont la violence nous assaille et nous tue. Me suis-tu ?
– Oui je te suis, redevable d’espérance.
– Non tu ne me dois rien, tu te le dois à toi, d’espérer et de résister, nous nous le devons, si nous croyons à autre chose que ce que l’époque nous propose, non ?
– Si, tu as raison
– Je préférerai avoir déraison (rires)
– Alors tu as déraison, des raisons aussi (rires)
– Voilà, c’est ça (rires)
– Mon frère, je peux te demander conseils ?
– Oui bien sûr mon frère
– Conseils de lecture, et d’écriture, je cherche depuis quelques jours les mots et je sèche, un peu. Tu lis, écris, en ce moment ?
– Oui je lis, relis, Le vieil homme et la mer, et j’écris, réécris, Un nouvel éloge de l’amour
– Merci mon frère
– Merci pourquoi ?
– La cœurversation
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Sur La Lune à Carpentras

On est là… 🙂
 
Encore
Sur le nuage
 
Du poème qui
Peut être
Aussi
Main tendue
Et
Bras ouverts
À d’autres
Sœurs et frères
Humaines, humains
D’ailleurs, ici
 
Le poème qui
 
Ne négocie pas
Avec la vulgarité du monde
Ne se rend pas
Au cynisme de l’époque, opaque
Se refuse
À la morosité des temps, troublés
Le poème qui
Ne souffre pas
L’absence de liberté
Sent le soufre
Et la douceur
S »offre, là
Ici, maintenant
En bouquet de clartés
Saigne de joie
Signe de foi
Porte la croix
Et la bannière
De l’espérance
Qui maintient
Certaines, certains
En état
D’art
Vivants
Vibrants
 
Merci à Lætitia Klotz, merveilleuse invitée du Collectif On A Slamé Sur La Lune hier à Carpentras, où L’horloge indiquait l’heure de nous-mêmes, debout et ensemble, ensemble à tracer chemin sur la mer et tresser utopies qui nous manquent.
 
Merci à Elena Ventura, à Grains de Lire, pour ce que l’on essaime, ici.
 
Au pied du Mont Ventoux.
 
Merci au public pour la convivialité de l’instant de bonne heure bleue, l’écoute de l’écho de nos silences jours et nuits, nos mots, et les sourires et les fous rires en partage, qui disent.
 
Tant. 
 
Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy, nous avons quinze ans, my men.
Quinze années passées à échafauder des plans, non pas sur la comète mais on the moon, à rêver haut fort et tendre, écrire juste juste écrire juste peindre dessiner lire dire nos passés nos futurs, « tout donner au présent » afin d’interpeller l’avenir, « cette lampe inconnue de nous. »
 
Na som, jita.
 
Pour tout, ce qui nous lie.
 
Nous livre
 
Et nous libére.
 
One Love !!!
 

Le Collectif On A Slamé Sur La Lune est sur tous les fronts

On est là… 🙂
 
Le Collectif On A Slamé Sur La Lune est sur tous les fronts, le week-end dernier, nous étions à la fois à Roubaix à la Condition Publique avec Albert Morisseau Leroy dit Manalone qui présentait notre EXPOésie nouvelle « Independance Days », à Saint-Jean-de-Monts avec Fred Ebami et Ken Wongyoukhong dans le cadre de l’exposition « Art et Sport » organisée au Palais des Congrès, et enfin à La Villette à Paris, avec Calvin Yug and me, pour réveiller le soleil avec un set « Slam Afro Jazz » programmé par le festival Africolor, la Mairie de Paris et le Vié-Père Soro Solo, qui nous ont offert la joie claire de retrouver et partager la scène, avec le seul et l’unique Binda Ngazolo, conteur dans tous ses états.
 
Merci aux publics qui nous suivent, nous portent, ici et là, et là-bas aussi.
 
Merci à Sandrine Constant, qui nous supporte 🙂 et organise la marche des rêves, avec brio et sourire toujours.
 
Et na som jita à mes filles, Léa et Maëlle, pour les stories, les photos, les vidéos, les fous rires, je suis certainement un des papas les plus chanceux du monde 🙂
 
Bel été à toutes et à tous.
 
One Love !!!
 
 

Derrière nous Une ville rose

Derrière nous
Une ville rose
Et deux soirées bleues
De musique et de mots
 
Et là au cœur
Tout de suite maintenant
Le souvenir de cet instant
« On était cool, assis sur un banc »
 
Toulouse était doux deh
Dans le jardin d’Olga et Michel
On boit l’été, le café ou le rhum arrangé
Et on savoure serein la vie au soleil devant
 
L’amitié est un miracle
Dit l’oracle sous l’orage
Les sœurs et les frères d’âme le savent
L’amitié sauve et aide à traverser nuit du monde
 
Tu peux me croire
 
Il fait toujours beau
 
Sous les paupières
 
Des enfants du ciel
 
 
MAOB
 
One Love !!!

Au Marathon des mots

On est là… 🙂
 
Au Marathon des mots, en compagnie de my man Christophe Isselee Guitariste pour porter les mots du frangin Feurat Alani qui nous offre Le parfum d’Irak, un texte dense et tendre, juste et fort, politique et poétique, ode à l’enfance que l’on n’oublie pas, l’enfance que l’on garde au creux de soi, au cœur du cœur, l’enfance que l’on emmène, partout, où nous mènent nos pas, l’enfance qui nous ramène, souvent à nous-mêmes.
 
« Le parfum d’Irak » invite à décentrer nos regards, nous rappelant que ni les dictatures, ni les guerres, ni les mensonges d’état qui les causent parfois, ne fondent les pays et les peuples.
 
Feurat nous dit.
Bagdad, Mossoul, Falloujah, avant.
La catastrophe.
Pendant.
Et après aussi.
 
Feurat journaliste de terrain, franco-irakien, citoyen du monde, ami frère rencontré sur le chemin des poèmes, nous dit qu’il ne faut pas seulement rendre compte de la tragédie et du nombre des morts, il faut aussi parler de la vie et des vivants qui résistent, des visages qui refusent de renoncer à leur humanité.
 
Fier et ému de porter ce projet, ce livre nécessaire dans ma voix, posée et frénétique sur les notes bleues de oud, de guitare et de lapsteel de Mister Easy Lee.
 
Merci au trois cents personnes dans le public hier au Théâtre des Mazades à Toulouse , pour l’écoute et le partage, à l’équipe technique pour le bel de accueil, et au festival pour l’invitation.
 
On recommence ce soir, à 20h30 à l’Escale, à Tournefeuille.
 
Et ce sera beau, assurément et profondément humain.
 
Merci à Léa Koutzenco et à Françoise, pour les photos souvenirs de l’instant. Encore suspendu.
 
One Love !!!
 

Sous le chapiteau du festival Aux Quatre Coins du Mot

On est là… 🙂
 
Sous le chapiteau du festival Aux Quatre Coins du Mot.
Merci à James Noel Pascale Monnin, Arthur H, Nicolas Repac et Johanna Hess pour ce moment intranquille, ensemble.
 
Et merci à Philippe, Émilie, et toute la chaleureuse équipe de la Cité du Mot, pour le merveilleux accueil en bord de Loire.
 
C’était bon et beau.
 
And now direction Toulouse, pour le Marathon.
 
One Love !!!