Fin de résidence Faim du monde

Fin de résidence
Faim du monde
Encore
Faim du monde
Toujours
La Maison de la Poésie en Normandie, est d’abord une Maison, ouverte, accueillante et chaleureuse, tiers-espace et haut-lieu de relation. Et d’actions, de gestes.
D’art et d’âmes.
Merci à Patrick son directeur, qui a habillé mes mots de quelques notes de guitare jazz hier soir, à Jérôme Revel pour l’animation ensemble d’un match de foot 🙂 pardon d’un mirifique atelier d’écriture mercredi, à Charlène Damour pour le compagnonnage joyeux dans les classes de collège qui m’ont accueilli ces dernières semaines, et à toute l’équipe, vraiment, pour la bienveillance de chaque instant. Écrire dans ces conditions est un cadeau, et définitivement les lieux ressemblent aux êtres qui les portent.
Ici, on partage
L’ivresse et la tendresse des poèmes
Le Neufchâtel des jours 🙂
Les sourires vrais qui chantent l’amour
Je quitte l’île du Roi, rempli de gratitude et nourri d’émotions belles, na som jita aux autres artistes en résidence, aux comédiennes de la Compagnie de théâtre, et aux poètes, Jenny Dahan dont la sensibilité à fleur de peau m’a énormément touché et Julien Markland l’obsessionnel et génial scientifique du mot, qui m’a fait rire rire rire 🙂 et accompagné aussi, à la guitare bossa nova.
À quoi sert la poésie ?
À rien et à tout.
Et c’est en cela même qu’elle est.
Nécessaire, urgente et vitale.
Pour moi.
Et tant d’autres aussi.
Sisyphes heureux.
J’ai mis ce matin, un point final à mon prochain recueil de textes. J’en reparlerai ici, bientôt, en partagerai le rêve et la sève.
And now direction Arles, pour une Expoésie et une lecture-rencontre à La Belle Étoile, Samedi 20 février, autour de mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy).
Merci à Sophie Muret pour l’invitation.
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
One Love !!!

Ce cygne blanc

Et ce cygne blanc
Sur la rive du rêve
N’est-il pas un signe bleu
De la beauté irréfutable
Du monde ?
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Dit le poète
Et il a tant raison
Nous sommes
Des aurores
Nostalgiques
Du futur qui s’écrit
Dans la paume
De main en fleur généreuse
De l’enfant que nous portons
Toutes et tous en nous
Cet(te) enfant
Au rire qui éclate et soleil les cœurs
Ce(te) enfant
Dont l’invincible ardeur
Cultive, protège en nous le feu la flamme
Le désir doux et dur de vivre à la hauteur
D’un poème sans âge reçu en héritage
 
MAOB
 
Résidence sur l’île du Roi, Normandie jour 10, j’écris.
 
One Love !!!