A la Sorbonne Nouvelle pour l’Université de l’Engagement

On est là …

Retour en images à la Sorbonne Nouvelle où se tient l’Université de l’Engagement pendant trois jours.
Merci à Marc Germanangue et toute la direction de l’Institut, pour l’invitation à partager poésie, éthique, po-éthique peut-être.
Merci à Gaelle Rauche, pour le moment vécu ensemble, en conf’errance et en ateliers, avec des lauréats formidables dont les mots et les sourires interpellent l’avenir et repoussent les ténèbres.
Merci au public de ce matin, salle comble et debout, pour l’écoute et l’énergie belle transmise, l’émotion accueillie.
Dans la tendresse infinie d’un jour bleu joli, (col)porteur de rêves fragiles et d’espérance sublime.

A l’Université d’été de l’Institut de l’Engagement dans le Vercors

Assis à mon bureau… cette semaine
Dernière lecture avant d’aller sur scène ce soir, je m’imprègne d’une conversation entre Char et Camus, des mots que je partagerai avec les étudiants tout à l’heure. La liberté est le soleil levant. Devant.

Sur le plateau du Vercors, dans un cadre magnifique pour l’Université d’été de l’Institut de l’Engagement…
Les jeunes qui me posaient la question hier, « à quoi bon la poésie? » ont répondu eux-mêmes, par l’acte le plus poétique qui soit : le partage du poème « encré » en chacun de nous. Toutes les langues se sont déliées, pour dire d’un seul coeur d’orfèvre et sourire ensemble, aux jours qui se rêvent et se lèvent sur le bout des lèvres. Il faut nommer les choses pour qu’elles adviennent. Et se battre pour ce en quoi on croit, et qui croît en nous, patiemment mais sûrement, ce « quelque chose » de plus grand que nous qui meut nos espoirs et nos rêves, même en sursis.
« À quoi bon la poésie? » …
Ces jeunes gens ont répondu eux-mêmes, par la poésie, toute la poésie qui nous possède à l’aube de nous-mêmes, avant la mort des idéaux et des idées folles, improbables.
Merci à la nouvelle promo d’étudiants de l’Institut, pour le remake en fin d’ateliers, du Cercle des Poètes disparus à ciel ouvert 
J’aime ces moments, où l’existence me rappelle au désordre et à la lumière, et me redit souriante, pourquoi j’ose ma cause et lâche prose depuis plus de vingt ans. Pourquoi?