Martigues…Sur La Lune

On est là… 🙂
 
À Martigues… Sur La Lune.
 
Avec mes frangins Christophe Isselee et Rohân Houssein, devant la Cascade où nous avons offert poèmes et musique ensemble.
Merci à Zaïnaba Ahamada et à toute l’équipe d’organisation du Festival Diversité, pour l’invitation chaleureuse et le bel accueil.
Merci aussi pour cette photo qui dit toute notre émotion devant la première expo du bro !!! 🙂
 
One Love !!!
 

Loin du cynisme

Il fait
Toujours beau
Quelque part
Sur la terre
 
Loin du cynisme
Du bruit des bottes
Et de la violence du monde
 
Ici
Un père et son fils
Se parlent
Parfois sans mot dire
Ensemble ils écoutent
Plus souvent
Les choses que les êtres
 
Transmission
Ici
Un fils et son père
S’écoutent
Et parlent
De Césaire, Damas et Senghor
Qui déclament « de ouf »
Musique de mots
 
Transmission
 
Le fils et le père parlent
Du pouvoir de la poésie
Et de son impuissance aussi
Elle transforme les êtres
Mais ne parvient pas
À changer le désordre des choses
Le père et le fils écoutent
Dans les arbres
Une famille d’oiseaux chantent
Et le bleu du ciel
Caresse les bleus
De l’âme
 
Nous sommes debout
Nous sommes de ceux
Qui n’ont jamais cessé
Et ne cesseront jamais
Dêtre debout, disait mon père
J’offre ces mots à mon fils
Ici
 
Transmission
 
Rien n’est acquis, rien ne dure
Mais tout est toujours possible
Le meilleur autant que le pire
Alors nous sommes requis
Et notre devoir de tendresse
Nous reste plus grand que tout
Car rien de grand
Enfin rien de plus grand que soi
Ne se fait sans amour
 
Transmission
 
Il fait toujours beau
Quelque part
Sur la terre
 
Ici
La vie
Ou plutôt
Son essence
Se transmet
Rien ne peut obscurcir
Ce tableau
D’un père et d’un fils
Qui se parlent
Et écoutent aux portes
De la beauté
En riant aux éclats
De la vie elle-même
Encore elle
Toujours elle
La vie
Ici
Et maintenant
Nos mains tenant
L’à venir
 
MAOB
 
One Love
 

Collé à la vitre de la réalité

Collé
À la vitre
De la réalité
Je relis Char
« La lucidité
Est là blessure
La plus rapprochée
Du soleil »
Il pleut des bombes
Et les enfants qui tombent
Sous les tirs ennemis
Se demandent quand sonnera la trêve
Kiev ressemble à Alep
Qui ressemble à Tripoli
Qui ressemble à Bagdad
Qui ressemble à Sarajevo
Qui ressemble à Abidjan
Des peuples qui trinquent
Et payent l’addition bien salée
De conflits commandés
Par des puissances arrogantes
Retranchées dans leurs palais
De honte et de marbre
La poésie
Ne sauvera pas
Les hommes en guerre contre eux-mêmes
Depuis des siècles et des siècles et des
Pourtant
Elle invente encore et toujours
Des routes vers l’amour
Qui se meurt partout sur la terre
La poésie
Ne sauvera pas
Le monde qui refuse d’étre sauvé
C’est un fait
Pourtant
Elle invite encore et toujours
À arpenter le chemin
De l’harmonie qui nous manque
Collé
À la vitre
De la réalité
Je relis Damas
« Citez-m’en un, citez-m’en,
Citez-m’en un, citez-m’en,
Un seul de rêve, un seul de rêve qui soit allé
Jusqu’au bout du sien propre »
J’écris en mon nom
Collé
À la vitre
De la réalité
Regarde sans étonnement
L’histoire se répéter
Et asseoir à la table de l’à venir
De vieilles ombres
« Qui nous fixent sans trembler »
Je relis Aragon
« C’est la paix qui force le crime
À s’agenouiller dans l’aveu
Et qui crie avec les victimes
Cessez-le-feu »
Collés
À la vitre
Je
Tu
Nous
Maëlle, Léa et Ange
Leurs sourires
Et l’horizon qui ouvre les bras
Il faut continuer à vivre
Et à escalader les désastres
Ça aussi, c’est un fait et une fête
Célébration de la vie Inaliénable
Sita chante
MAOB
One Love !!!

Regarder le ciel prendre feu

Regarder
Le ciel prendre feu
S’embraser en-dedans
Sourire et se dire
Que nous sommes
Des précaires privilégiés
Forts et fragiles
Derrière nos masques
Grands cœurs malades
De la vie elle-même
 
La beauté est
 
Définitivement
 
« Le chemin qui nous manque »
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Dire n’est jamais trop dire

On est là… 🙂
 
Je quitte La Roche Sur La Lune, avec le sentiment du devoir de transmission accompli, heureux de cette semaine de résidence au Grand R. C’était puissant, comme dirait mon fils 🙂
 
Nous avons été « sérieusement joyeux », pour reprendre les mots de Christian, participant du week-end d’écriture que j’ai mené cœur tambour battant 🙂
 
Heureux aussi d’avoir fait sortir mes étudiant(e)s du Conservatoire, section théâtre, de leur zone de confort, du plateau du Cyel.. Ensemble nous avons commis quelques attentats poétiques en ville et c’était beau, et fort, de les voir hésiter, s’enhardir, y aller et porter poème sur la place publique, s’émouvoir de l’écoute des gens, de leurs sourires, de leurs retours bienveillants.
 
Dire n’est jamais trop dire.
Le bonheur peut être, un instant.
Fugace d’éternité.
 
Na som jita à Sophie et Éloïse du Pôle littérature de la scène nationale, pour l’invitation et le merveilleux accueil, à chacune, à chacun, à toutes et à tous, adultes, élèves, avec moi embarqués pendant ces quelques jours on the moon, pour la joie sérieuse, les cadeaux de mots et gâteaux berbères, les cœurversations amorcées et la confiance accordée.
 
Merci encore à Nicolas Repac pour la traversée, l’improvibration jeudi soir, moment de grâce touchée ensemble.
 
Merci enfin à Francis Lampériere et à Nathalie, pour l’énergie collective, la scène ouverte de poésie et musique organisée au Champ Libre, adresse que je vous recommande chaleureusement si vous passez dans le coin, c’est un havre de belle humeur et de groove.
 
Vous pourrez y commander « la route du Rhum du Capitaine » et rencontrer Souad la gentillesse incarnée.
 
Comme on dit à Babi, c’était doux !
 
And now direction la Bretagne qui me gagne 🙂, le voyage continue, faire ma part dans cette si noble entreprise, « rendre la poésie inévitable et contagieuse », c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-il pas Blaise Rosnay ?
 
One Love !!!
 

La vie poème au Grand R

On est là… 🙂
 
Théâtre à l’italienne
Salle comblée de mots
Et de notes indigo
Ovation debout
Frissons
Cœurs émus
Sourires et larmes
La poésie est une « arme miraculeuse »
 
Na som jita à chacune, à chacun, à toutes et à tous, hier soir dans le public, oui na som du fond du cœur pour l’écoute miraculeuse et le partage de l’émotion sur le fil de La vie poème.
 
Merci au Grand R pour l’accueil de cette toute première date de l’année, monter sur scène avec un nouveau projet et vivre ça c’est cadeau 🙂
 
Na som jita à Nicolas Repac, pour la confiance, il fallait oser sauter sans parachute, et on l’a fait, en s’écoutant et en respirant musique et texte ensemble, le moment d’improvibration était beau et fort et juste.
 
Na som jita à mon ami frère Sanou Salia, pour sa présence fraternelle et cette vidéo qui dit tant.
 
One Love !!!
 

Au Grand R, scène nationale de Vendée

On est là… 🙂
 
Au Grand R, scène nationale de Vendée qui m’accueille en résidence d’auteur et en concert poétique cette semaine à La Roche sur… La Lune.
 
J’aurai la joie de dire au Théâtre des extraits de mon nouveau recueil de textes, « La vie Poème », en compagnie du musicien Nicolas Repac, c’est une première et on a hâte d’y être.
Ensemble.
 
Merci à Éloïse et à Sophie du Pôle Littérature, et à Florence qui dirige cette belle maison, pour l’invitation à rencontrer, partager, offrir.
 
Poésie.
 
One Love !!!
 

Face à l’océan Et à l’horizon

Face à l’océan
Et à l’horizon
Refaire
Vœu de poésie
Les pieds dans l’eau
 
Loin
Du bruit
Des bottes
Et du vacarme
Du monde
 
Marcher
Vers le soleil devant
Vers la lumière dedans
Vers le poème du jour
Étincelle pour l’âme, divan
 
Écrire
Une si longue lettre
D’amour à l’Amour
Définitivement choisir
La tendresse en acte du cœur et du corps
 
Gravir
Son silence
Escalader
Ses désastres
Chercher
Toujours
Trouver
Par foi
Le miracle
De vivre
À sa bonne heure
Sourire
En se répétant
Trois fois
Ce vers d’Ilarie Voronca
 
« Rien n’obscurcira la beauté de ce monde »
 
Fermer les yeux
Regarder
Au fond de soi
Se pardonner
Rouvrir son regard
Voir
La plage déserte
L’oiseau sur un nuage
La vague « mille fois immortelle, la vague »
Et l’à venir, en étendue de mauve céleste
Entendre
Le chant de Mère Nature
Se sentir
À l’abri dans ses bras
Ressentir
Une plénitude infinie
Sourire encore
En se répétant
Trois fois aussi
Le mantra d’une vie
 
Tout peut
Tout peut être
Tout peut être annulé
Sauf nous !
 
 
MAOB
 
Belle et heureuse année à chacune, à chacun, à toutes et à tous ici, là-bas, et ailleurs et partout, où l’on partage l’ivresse des matins bleus, la musique, les mots, la musique des mots, l’art, la culture, les voyages aux confins de l’être et aux quatre coins de la terre, les fous rires et la joie inaliénables, et tout ce qui permet de tenir.
 
Ensemble.
 
One Love !!!
 

Partir Sur ses propres traces

Partir
Sur ses propres traces
Marcher
Dans ses pas à pas
Respirer
De chaque paysage
Garder intense
L’étreinte du passage
Se souvenir
Des choses jolies
Et de l’inoubliable leçon de vie
On est toujours
Au pied d’une montagne
À gravir ou à contempler
Pour la beauté
Respirer encore
Se faire confiance
Accepter son ombre
Elle nous rappelle
À notre lumière
Accueillir
Le silence
Coeurverser
Avec soi-m’aime
Embrasser
Son vertige
S’embraser
Au feu doux
Du songe
Inspirer
Respirer toujours
Rire aux éclats
Avec l’ami frère de plus de trente ans
Remercier les astres qui nous guident
Depuis Bonapriso sous le manguier
MAOB
One Love !!!

Les sables d’O

Les sables d’O
Par un jour clair et beau
Le froid qui fouette les os
Le feu en-dedans, les mots
Minute silence
Sous les pavés
La plage
Des espoirs tremblants
Minute silence
Vive le vent, le vent d’hiver
Vive l’avant, l’avant d’hier
Vive la vie, la vie, poème devant
MAOB
 
One Love !!!