A la Bibliothèque-Médiathèque d’Évreux

On est là …

Merci à l’équipe de la Bibliothèque-Médiathèque d’Évreux, pour l’invitation au partage.
Des poèmes et du feu.
Merci aussi, aux jeunes de Netreville, pour leur engagement, leur enthousiasme, leurs mots, leur belle envie d’être. Au monde.
Merci à Gaëlle, pour l’offrande poétique au public et aux jeunes et moins jeunes, sur scène.
Comme aurait dit d’Ormesson, solennel, « C’était bien ! »
Non, « en fête » c’était même mieux que ça, ça avait du sens, c’était riche, c’était fort. Émouvant et grand.
D’humanités. Entrelacées.

Derrière les nuages

Derrière
Les nuages
La tendresse
Du poème
Et une image du bonheur
Possible
Entre deux rêves
Deux rives
Deux dérives douces amères
La plénitude
Au bord d’un lac
Des signes d’amour autour
Une famille célèbre un enfant
L’instant est beau
D’éternité
Rien ne vaut
La vie,
La vraie, rêvée
À la folie
Rien
Ne
Vaut
La vie
Quoiqu’on en dise

Quelques mots plus loin
Une femme et un homme
Chavirent
Elle et il sèment
Parsèment leur chemin
D’espérances sublimes
Elle et il s’aiment
Au recommencement
Du monde

Au firmament
D’eux-mêmes

Au commencement
De tout

Était le verbe

« Aimer »

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#LifeisAPoetrip

Dans les Salons du Ministère de la Culture à Paris

On est là …

Dans les Salons du Ministère de la Culture à Paris, dans le cadre de la convention pour la « Mobilisation nationale pour l’action artistique en faveur de l’écriture », signée entre le Labo des Histoires et les Ministères de la Culture et de l’Education Nationale.
Mon frère d’art Albert Morisseau Leroy et moi-même, étions conviés à offrir nos vers et nos regards sur le geste d’écrire, qui signe, saigne et soigne celles et ceux qui se jettent aux mots.
Nous avions le bonheur également d’accompagner notre équipe de laborantins Lillois, plus jeune team gagnante du « Tournoi des mots » organisé par Livre de Poche et le Labo des Histoires à Radio France il y a quelques jours, avec leur super coach Manalone, aussi calme et aussi grand que Deschamps
Merci à Philippe Robinet et Charles Autheman, pour leur confiance, merci au public pour la belle écoute et les échanges nourris après notre intervention en duo lunaire.
L’aventure est belle. Ensemble !!!
J’ai eu une pensée pour ma mère, en parlant avec les deux Ministres présents, de l’engagement du Collectif On A Slamé Sur La Lune depuis plus de dix ans, pour une école de poésie.
Ma mère était prof, enseignante de Français, et de Philosophie. A Douala, au Cameroun.
Elle savait éveiller chez ses élèves, la curiosité de tout ce qui n’est pas soi et la conscience pleine d’eux-mêmes, une certaine ouverture d’esprit au monde.
Ma mère, merveilleuse femme de Lettres, m’a inoculé le virus des littératures du monde et donné très tôt l’amour des mots. La passion de transmettre.
A l’école, chacun peut, chacun devrait apprendre à devenir sujet et porteur de sa parole. Et l’art, la culture et la pratique artistique, sont des moyens pour permettre aux élèves d’arriver à l’expression toute entière d’eux-mêmes.
J’ai commencé à intervenir en milieu scolaire, à enseigner l’art-rencontre des mondes, l’art-thérapie individuelle et collective, l’art-résistance, l’art-pratique, car une prof sensible à mon travail poétique me l’avait demandé, convaincue que ma place était là aussi, et que je pouvais apporter quelque chose à ses élèves, une bouffée d’art frais et une vision du monde.
C’était il y a plus de dix ans. Déjà.
Depuis sans relâche le Collectif s’attèle à cette tâche heureuse, utile, urgente et nécessaire peut-être : inviter ici et là des jeunes de tous les pays et toutes les cultures, à lâcher prose, oser leurs causes, écrire, dire et agir en résonance.
Notre rôle est de les révéler à eux-mêmes parfois, en leur transmettant le goût d’une nouvelle praxis poétique capable de saisir le tremblement, de l’âme de l’Homme et du monde.
Notre rôle est de partager avec eux cette conviction profonde que nous portons : « l’art est (comme la) vie, un engagement ! »
Ma mère disait aussi qu’il fallait sans cesse revisiter le langage, l’histoire, les mots, et mille fois je l’ai entendu citer Hannah Arendt, Hölderlin, Césaire, Fanon, Hampâté Ba, et d’autres, poètes, philosophes, anciens, modernes, tous radicalement et éternellement contemporains, nous rappelant à nos droits et devoirs fondamentaux d’êtres humains : le droit et le devoir de réaliser une œuvre, laisser une trace car « seules les traces font rêver », le droit et le devoir de choisir et d’assumer son métier, c’est-à-dire le plein axe de sa vie, sa vocation d’Homme, le droit et le devoir d’à part être aux yeux des autres, le droit et le devoir de vivre debout, jour et nuit.
On ne peut professer que si on est habité par ce que l’on professe, alors tant que nous serons habités, nous continuerons à professer, avancer sans masques, déclarer ouvertement notre amour à la poésie, exercer dans la Cité et enseigner publiquement le retour et le recours au poème, porteur de valeurs, d’humanisme et de beauté, « tous ces chemins qui nous manquent ».
C’est là notre plus grande et plus belle responsabilité, d’adultes, de parents, d’enseignants, enseigner, éduquer, c’est permettre à celles et ceux dont nous avons la charge, de grandir en humanité et devenir chefs de projet… de leurs propres vies.
Oui, Maman avait raison, définitivement, enseigner c’est s’engager.

One Love !!!



#écrirejustejusteécrire
#OASSLLForLife
#LaboDesHistoires.

Commémoration 10 Mai …

La négritude est un arc-en-ciel
De mille et une douleurs
Une toile de toutes les couleurs
Un chant d’espoir et un cri
De l’Homme pour l’Homme

Recommencer à écrire

recommencer
à écrire
avec l’urgence
des premiers mots
premiers soins
du coeur
et du corps
baumes
pour l’âme

recommencer
à écrire
sans savoir
où l’on va
sans attente
sans ambition
mais pas sans l’espoir
de revoir
ton sourire-lumière dans la nuit

recommencer
à écrire
pour que tu ne meures pas
une seconde fois
rassure-toi
je ne pleure pas
j’écris
dans la pleine ombre du monde
et de notre amouramitié fragile orchidée

recommencer

à écrire

comme on respire

sans emphase

recommencer

à écrire

en phase, en phrase

avec soi-même

MAOB

#workinprogress
#écrirejustejusteécrire

Littafcar

On est là …

Dans ces « doux murmures », sur le site Littafcar (Intersections littéraires d’Afrique et des Caraïbes).
Merci à Dominique Gillerot, pour cette chronique jolie de mon roman premier, Diên Biên Phù, paru le 1er mars dernier chez Sabine Wespieser éditeur.
Oui na som jita, pour ses mots précieux à l’égard des miens :

…Diên Biên Phù, c’est le doux murmure d’un poème infini qui efface le temps et fait survivre l’amour. Diên Biên Phù, c’est le doux murmure d’échanges épistolaires qui délicatement expliquent à l’autre, ce qui est, ce que l’on ressent, sans le blesser, en toute liberté, loin, très loin. Diên Biên Phù, c’est le doux murmure entre hommes et femmes qui se rencontrent dans l’amour, dans l’amitié, mais aussi dans l’adversité. Diên Biên Phù, c’est le doux murmure de conversations de Marc Alexandre Oho Bambe avec ses maîtres d’espérance – Aimé Césaire, René Char, Edouard Glissant….- présents à travers tout le roman.
Diên Biên Phù, c’est aussi un hymne à l’art d’écrire, indissociable de la vie du poète-slammeur et romancier Marc Alexandre Oho Bambe, convaincu qu’il faut prendre le temps non pas de choisir, mais de se laisser choisir par les mots justes, – épurer son texte, épurer sa vie – .

Gratitude et émotion, encore et toujours. L’aventure est belle.
Ensemble !!!

One Love !!!

Pour lire l’intégralité de l’article

#BienvenueàDiênBiênPhù
#écrirejustejusteécrire

Extrait de « Fragments » (poème fleuve en cours)

nous sommes
des ingouvernables
porteurs de poèmes
et de rêves fragiles

nous sommes
des ingouvernables
artistes iconoclastes
n’appartenant à aucune classe
aucune caste
aucune race
si ce n’est celle (re)belle
des femmes et de hommes
de plein vent

nous sommes
des ingouvernables
voleurs de feu
conteurs de foudre
(r)allumeurs de flammes vitales
pour les âmes

nous sommes des ingouvernables

MAOB

extrait de « Fragments » (poème fleuve en cours)

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Intranquille

intranquille
l’apatride
ne sait où aller
il a planté son rêve
dans un poème
pulvérisé

il rit
il pleure
refait le monde
avec d’autres
qui lui ressemblent
sans papiers
sans passeports
sans visas
mais pas sans espoirs
compagnons d’infortune
en zone d’inconfort
aéroport
ville du sud
carte postale

intranquille
l’apatride
ne sait où aller
il a planté son rêve
dans un poème
pulvérisé

il ne passera pas la frontière
ne retrouvera pas son amour
qui l’attendait de l’autre côté du mur
et pourtant il sourit, regard embué
il sourit d’avoir essayé
d’avoir réussi, à presque la toucher
il sourit et nous donne une leçon :
vivre sans amour
ce n’est pas vivre

intranquille
l’apatride
nous parle
de lui
et de nous
de la houle des mers écumées
des pays traversés et des foules menaçantes qui défoulent leur haine très souvent sur le dernier venu, étranger perdu
à la recherche de sa rue

de la paix dans le monde
l’apatride nous parle
des regards de travers
de sa vie, chemin de croix
tragique déroute
et route de traverse
infernale traversée

l’intranquille apatride nous parle
de toutes les portes closes
de ses larmes versées
des insultes, des crachats, des coups tordus
mais aussi des mains tendues
et des maisons grandes ouvertes
aux âmes errantes
et aux instants de partage
entre humains véritables

l’intranquille apatride nous parle
de lui
et de nous
de cette lumière au bout
qui brille toujours en lui
dans le sourire de sa mie
sa belle, âme amoureuse, amie

intranquille
l’apatride
lève la tête
ils sont là
il doit les suivre
déjà
(re)partir
loin d’elle
qu’il aime
plus qu’il ne s’aime
lui-même
loin de ce pays
dont il n’aura pu sentir
la caresse délicate du soleil

intranquille
l’apatride
s’en va
serein
il nous salue, sourit
encore du coeur
puis s’envole
digne héraut
d’une époque
opaque

Le jour se lève

j’écris
pour ne pas
crier

MAOB

#écrirejustejusteécrire
#écrirepournepasvivreinutile
#lostintranslation

 

A l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville

On est là …

Aux côtés de MONSIEUR Emmanuel Dongala, hier à la rencontre des étudiants de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville… Sur La Lune.
Merci à mon amie Khady Fall Diagne organisatrice du Festival International de Littérature qui nous accueille et nous offre de rencontrer cette jeunesse combattante, porteuse de rêves et d’espérances.
Notre place en tant qu’artistes, écrivains, poètes, romanciers, musiciens, citoyens du monde, est là aussi, là surtout, auprès des générations d’après.
Pourquoi j’en suis aussi sûr? Je vous laisse regarder la vidéo
Et plus sérieusement, parce que je pense comme le grand-père immense poète du frère d’art Albert Morisseau Leroy, « qu’il n’y a pas de révolution sans chanson ».

Invités à entrer sans frapper

On est là …

Invités à entrer sans frapper, nous sommes partis en live dans la très belle émission de Jérôme Colin sur les ondes de la RBTF.
Le moment est bleu, beau, et bon pour l’âme, comme toujours avec l’ami frère Alain Larribet, dont le chant et la musique réveille les aurores boréales. En nous. Certaines rencontres, artistiques et humaines, sont évidence pure, liesse claire et simple. Gratitude et émotion. Toujours.
Ami(e)s de Bruxelles et des environs, après le moment suspendu passé aux Midis de la poésie tout à l’heure, nous remettons le couvert poétique et musical ce soir, mardi 27 mars à 19h30, à la Maison du Livre de Saint Gilles, au numéro 24 rue de Rome …
Merci à Melanie Godin et aux Midis de la Poésie pour l’accueil et le partage du feu depuis hier, et merci à Dominique Gillerot et à toute l’équipe de CEC ONG qui nous offrent l’occasion de vous emmener faire un tour à Diên Biên Phù.

One Love !!!

Extrait de ‘Venir aux mots’ lors de l’interview sur la RTBF