Honoré de figurer dans la liste des finalistes du Prix des 5 continents

On est là… 🙂
 
Honoré de figurer dans la liste des finalistes du Prix des 5 continents, pour mon roman Les lumières d’Oujda (éditions Calmann-Lévy).
 
Heureux et ému de voir que Sita, Yaguine, Fodé, Aladji, Imane, Père Antoine, la folle, et tous mes personnages continuent leur chemin vers des lectrices et lecteurs des mondes francophones, plus d’un an après la parution de ce texte si important à mes yeux.
One Love !!!
 

Répéter Sans arrêt

Répéter
Sans arrêt
Jusqu’à l’abandon
Total
La danse chez certain(e)s est une exigence, discipline du corps et de l’esprit, il faut commencer par apprendre le contrôle de chaque fibre de soi, puis apprendre à tout désapprendre, jusqu’à l’abandon qui permet le passage de son geste à sa geste, autrement dit le passage de l’être en mouvement au mouvement de l’être, ni corps, ni esprit, mais âme qui danse.
En résidence de recherche et création au Grand R avec le grand chorégraphe Sanou Salia, je regarde, écoute, ressens, et réapprends… à désapprendre aussi.
Même répété, le mouvement doit rester vierge, dans sa vérité nue, sincère et pure.
Je souris.
En pensant aux personnages de mon roman prochain, qui sont venus me chercher hier dans la nuit, blanche d’écriture.
Merci à la vie.
One Love !!!

Dans le rétro Le soleil Des jours d’avant

Dans le rétro
Le soleil
Des jours d’avant
L’après
Soleil devant
Soleil dedans
Soleil
Soleil
Soleil
Pour traverser la vie
Et repousser la nuit
Soleil qui luit
Dans certains sourires
Aux éclats d’arc-en-ciel
Na som jita aux poètes de Rosmerta
Aux ami(e)s d’ici et de là-bas
Allié(e)s substantiel(le)s
Pour le partage du feu qui nous brûle
De vivre à hauteur d’âme
 
Plus jeune je collectionnais les couchers de soleil, et toujours m’etreint la même émotion indicible à la vue d’un astre, ou d’un être, qui flamboie, offrant à celles et ceux qui voient, ressentent et croient, croient véritablement en la beauté, liesse claire, pure et profonde.
Dans le rétro
Ma life qui défile
Au soleil du mboa
Au soleil du Ventoux
Dans le vent doux
Des poèmes qui guident mes pas
À pas depuis Douala
Soleil
Soleil
Soleil
Pour traverser la vie
Repousser la nuit
Soleil qui luit
Dans certains sourires
Aux éclats d’arc-en-ciel
Et au cœur du cœur
Qui bat toujours
Et battra jusqu’à la fin
Tambour
MAOB
One Love !!!

Planète Mars

Planète Mars
À l’orée du chemin
Lumière qui vacille
Doucement sur la ville
Un poème se dessine
Entre nous
Il y a le ciel les oiseaux et l’amour
Au loin l’horizon bleu et la mer
Les nuages de la tendresse qui meurt
Pour mieux renaître, naître toujours
Dans la volupté du songe
Être
MAOB

Sur la scène du théâtre d’Arles

On est là… 🙂
 
Sur la scène du théâtre d’Arles, chant bleu et musique pour Paroles Indigo.
Na som jita à Senny Camara et à Christophe Isselee, pour le partage du feu qui nous brûle.
 
Na som jita au public, qui nous porte et rend merveilleusement hommage à Sita, grand-mère veilleuse. Émotion grande pour moi.
Na som jita à Sandrine Constant, best agent for rêveurs, pour la vidéo, souvenir de l’instant.
 
Et à Albert Morisseau Leroy, pour la scénographie et les lumières, big big up et na som.
 
One Love !!!
 

Sur le pont, en Camargue

On est là… 🙂
 
Sur le pont, en Camargue… Sur La Lune.
 
Après un moment vibrant de partage poétique à deux voix ce matin au Phare de la Gacholle, Albert Morisseau Leroy and me, retrouvons Senny Camara et Christophe Isselee, pour poursuivre nos « Traversé(e)s » ensemble et en musique au Théâtre d’Arles, ce dimanche 31 octobre à 17h30.
 
Merci au merveilleux festival Paroles Indigo, à Isabelle Grémillet et à toute l’équipe d’organisation, pour l’invitation et l’accueil chaleureux.
 
One Love !!!
 

Arles, il pleut

Arles, il pleut
 
Des mots qui annoncent
Printemps
Et même en hiver
Invincible été
 
Une femme sans visage
Traverse la rue monte au ciel
Elle chante
Et chavire l’âme de celui et de celle
Qui savent écouter aux portes de la beauté
 
Arles, il pleut
 
Sur la ville
Et sur la vie aussi, qui s’obstine pourtant
À vouloir nous rendre
À notre bonne heure d’exister
 
J’écris comme je vis
Sans savoir où je vais
Collé à la vitre du réel rêvé
Adossé au sens qui m’a sauvé
Demain et me sauvera hier encore
 
Arles, il pleut
 
Et ma plume me prend par la main
Peut-être, sûrement, veut-elle
Partager notre mélanfolie douce
Et tout l’espoir qui nous dure dans le coeur
 
Arles, il pleut
 
Et j’écris
 
Pour ne pas (me) perdre
 
Ne jamais perdre
 
La face lumineuse et la trace
 
De l’enfant que j’ai été
 
Qui marchait enjaillé jour et nuit
 
Et dansait, même sous la pluie
 
Avec sa cargaison de soleils.
 
 
MAOB
 

En résidence du projet « Fictions » à la Villa Gillet

On est là… 🙂
 
Merci à Rozenn Le Bris et à la Villa Gillet, pour l’accueil chaleureux et l’invitation à être l’auteur en résidence du projet « Fictions » : avec profs et élèves d’une dizaine d’établissements de la métropole Lyonnaise, nous ferons classe culturelle pendant toute l’année scolaire, écrirons ensemble un cadavre exquis autour de Yaguine et Fodé, personnages adolescents de mon roman « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy), histoire d’encre et d’exils, d’ancrage aussi, dans le rêve porté, et projeté.
Sur le monde.
 
Bonheur d’avoir pu profiter de mon séjour pour aller voir « De ce côté » le frangin Dieudonne Niangouna, époustouflant as usual, dans les mots et la présence sur scène.
 
Et c’est toujours une joie pour moi de découvrir une Ville, me perdre en elle, marcher sur mes propres pas dans la nuit, y parvenir à écrire comme dit le bro Albert Morisseau Leroy, « au jour qui se lève … »
 
And now, après trois semaines frénétiques de tournée poétique, micro éteint, stylo posé, repos.
 
Reprise de la route des poèmes, les 30 et 31 octobre à Arles, pour le merveilleux festival Paroles Indigo.
 
One Love !!!
 

Perce Le mystère Du jour

Perce
Le mystère
Du jour
 
Il ne fait jamais nuit
Là-haut
Au levant du rêve
Là où
Bat le cœur tambour
 
Écris
Le vide
Le plein
Tous tes silences
Qui crient
 
Et vis
Danse
Vibre
À chaque évidence
Crée
 
Il ne fait jamais nuit
Là-haut
Au levant du rêve
Là où
Bat le cœur tambour
 
Perce
Le mystère
Du jour
 
Et n’oublie pas
Comme dit le poète
De t’arrêter pour respirer
Le parfum des fleurs
Âmes heureuses
 
 
MAOB
 
One Love !!!

DZ, fragments d’éternité ..

DZ, fragments d’éternité ..
Quitter la ville
Le cœur rempli
De gratitude
Après un dernier coucher de soleil
Et un dernier lever du jour
Une dernière course
Un dernier plongeon
Un dernier poème offert
Un dernier concert
Et un dernier verre… sur le port
 
Se sentir privilégié
Parce qu’on l’est
De pouvoir aller et venir
Partir et revenir, devenir
Celui que l’on a
Toujours été en « fête »
Garçon de lettres du cœur
Enfant gâté « aux semelles de vent »
 
Quitter la ville
Qui ne me quittera pas
Comme tous ces lieux
Du monde qui me fonde
Et font de mon chemin de vie
Un long chemin d’errance
Un voyage à la rencontre
De moi-même et des autres
Ici là-bas, plus loin toujours plus près
Partout sur la terre
 
Fermer les yeux
Revoir chacune de ces rues d’ombre et lumière
Qui se jettent heureuses dans la mer
Écrire, sourire et se dire
Qu’on leur ressemble de plus en plus
En prenant âge
Sentir le besoin viscéral et vital du large
Et des vagues, à l’âme de ma musique de mots
 
Rouvrir les yeux
Fixer ses pensées
Le ciel
L’horizon
La déraison du plus tendre
L’à venir possible
Car même si rien n’est acquis
Rien n’est perdu non plus
Nous sommes requis
Et tout peut, oui définitivement tout peut
 
Tout peut être
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
MAOB
 
Merci à toutes celles et à tous ceux, qui ont fait de mon séjour breton un séjour de tendresse éternelle, merci pour la musique, la danse, le cinéma, les poèmes, et les crêpes en partage.
Merci à Rhizomes pour l’accueil en résidence d’écriture fructueuse, une pièce de théâtre, un roman graphique, un recueil nouveau et mon roman prochain arrivent à la surface bientôt.
Et merci aux Penn sardines, pour leur énergie, la vitalité inspirante de la culture à Douarnenez, tous ces tiers-lieux, où l’on n’attend rien de personne, à part de soi-même, pour faire ensemble, créer du lien, ouvrir des espaces de relation, inventer demain, fabriquer ses utopies.
C’est bien de cela qu’il s’agit, fabriquer nos utopies, et reprendre ce que certain(e)s voudraient nous confisquer.
 
Et, et, et… rendez-vous ce dimanche soir à 21h sur FRANCE INTER, pour la der des der de l’émission estivale du Vié-Père Soro Solo.
En belle compagnie, nous jouerons en live et en direct Albert Morisseau Leroy, Calvin Yug et moi-même. Nous présenterons en exclu, quelques titres de l’album en cours de ré-création du Collectif On A Slamé Sur La Lune.
 
One Love !!!