Tu as tant de rêves en corps

Tu as
Tant de rêves
En corps

Tu es
Semence
D’exil
Dans la démence
Du monde

Tu as
Fui la misère
La mort

Tu es
Ulysse
Moderne
Dans le tonnerre
Qui gronde

Tu sais
Mieux que personne
Que l’humanité
Est en guerre
Contre elle-même
Oui tu le sais
Que les Hommes
Sont en froid meurtrier
Avec eux-mêmes
Depuis des siècles
Et des siècles
Et des siècles
De douleurs
Comme une

Alors
Tu vas
Libre
D’îles en îles
Tu marches
De villes en villes
Tu marches
Dans le tumulte
De la vie
Tu meurs
Un instant
Puis ressuscite
Et marche
Encore
Tu marches
Toujours
Tu marches
Envers et contre tous
Et pourtant
Tu marches aussi pour nous
Remettre au monde
Nous défaire de la haine de l’Autre
Nous refaire maîtres de nos instincts
Et nous faire renaître à nous-mêmes
Plus humains

Tu marches vers le jour

Tu marches

Vers

Le jour d’après

La faim qui t’étreint les tripes

T’éteint

Et pourtant

Tu marches
Encore
Toujours
Tu marches

Tu prends la mer par tous les temps
Quand ce n’est pas elle qui te prend
Dans son ventre, d’eau ou de sable
Océans et déserts sont cimetières
De ton coeur sans sépulture

Dors enfant de la terre, dors
En paix, peut-être, enfin
Dors enfant, dors

Tu as
Tant de rêves
En corps

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Diên Biên Phù, Prix Roblès 2109

On est là …

Dans les pages de la Nouvelle République.
Mon roman premier, « Diên Biên Phù » (ed. Sabine Wespieser), continue sa moisson de prix décernés par des lectrices et lecteurs sensibles à la danse de mes mots. Honoré je suis.

J’ai été fait par ce texte, lauréat du Prix Louis Guilloux, du Premier Roman de Chambéry, Prix des lectrices et des lecteurs de Villejuif, et depuis hier Prix Roblès, joie que je partage avec vous.
« Diên Biên Phù » est paru au printemps de l’année dernière, le 1er mars 2018 exactement. On ne peut jamais savoir quelle sera la vie d’un livre, jamais rien prédire. On peut juste se dire. Se dire et se redire. Différemment.
Se chercher. Se trouver. Se rappeler.
Pourquoi on a eu envie d’écrire.
Et à quel moment, au milieu de partout et de nulle part, au mitan de soi-même, une nuit sans soleil, l’écriture est devenue geste du coeur, nécessaire, urgent, vital.
Pour ne pas mourir noyé en maux troubles. Rester vivant.
Vibrant.

Écrire prolonge mon être. Vers l’autre. Dans le monde.

J’accueille chaque distinction reçue depuis que j’ai emprunté mon chemin d’écriture, avec une gratitude sincère et profonde.
En pensant à ma mère enseignante de lettres et de philosophie à Douala où je suis né, où j’ai poussé mon premier cri de poésie.
En pensant à mon père, premier super-héros de mon enfance.
En pensant à mon adolescence incandescente et à mon rêve de devenir écrivain, à mes premiers textes de RAP sous le manguier à Bonapriso avec Fred, Oscar et Dex.
Il faisait jour clair et beau.
Et il fera toujours jour en moi, parce que j’ai rencontré la poésie. Lumière éternelle, qui dissipe les ténèbres.

J’accueille chaque distinction reçue, en pensant à mes enfants adorés, Ange, Maëlle et Léa, auxquels je souhaite le meilleur dans la vie, l’amour et la tendresse, la liberté au carrefour de chaque instant, la vie elle-même donc.
La vie, qui ne peut s’épanouir en nous que si nous restons en phase et en phrase avec nous-m’aime, si nous entendons, écoutons, portons le rêve qui nous fonde et nous laissons porter par lui.

J’ai publié 7 livres et je rêve toujours de mon rêve d’écrire.

Alors j’écris, juste.
J’écris comme d’autres plantent des arbres.
J’écris. Pour ne pas vivre inutile.
J’écris, et honoré j’accueille chaque distinction reçue, avec l’humilité de celui qui sait que « rien n’est vrai, tout est vivant ». Je n’écris pas pour les prix, en réponse à cette jeune femme hier qui me félicitait de toutes mes récompenses glanées, j’écris pour la vie.

Oui c’est cela, j’écris.

Pour La Vie elle-même.

Merci à mes éditrices et éditeurs (La Cheminante, Mémoire d’encrier, Sabine Wespieser, Bernard Chauveau) qui croient à mes textes et à leur forme originale souvent

Merci aux jurys, lectrices et lecteurs, d’ici et d’ailleurs, et de là-bas aussi, pour le partage du bleu et du feu, les insignes et signes de reconnaissance semés sur ma route.

Heureux, honoré et ému je suis.

Na som jita.

MAOB

One Love !!!

#BienvenueàDiênBiênPhù
#écrirejustejusteécrire

À Vienne …. Sur La Lune

On est là …

À Vienne …. Sur La Lune.
Merci à mes élèves d’aujourd’hui et demain, pour leurs mots offerts. Aux jours d’après.
Merci à l’association Les Rim’ailleurs, pour l’invitation et l’accueil tout en poésie. Je m’en suis pris plein le cœur. Écrire. Et dire. Pour ne pas vivre inutile. Ma quête est la même. Depuis plus de vingt ans.

Prix Littéraire de la Ville de Valognes pour « De terre, de mer, d’amour et de feu »

On est là …

Heureux d’apprendre que je suis le lauréat 2019 du Prix Littéraire de la Ville de Valognes, pour mon recueil « De terre, de mer, d’amour et de feu » publié par mon frère poète et éditeur Rodney Saint-Éloi, chez Mémoire d’encrier il y a … deux ans.
Les livres ont des destins qui nous échappent, et c’est tant mieux, j’ai toujours pensé que seuls mes mots savaient où j’allais. Cette nouvelle récompense pour mon travail d’artisan, est une joie claire et une fierté, en partage avec vous, lectrices, lecteurs, ami(e)s, sœurs et frères d’art et d’âmes, rencontré(e)s derrière le poème.
Comme chaque distinction reçue, celle-ci aussi est dédiée à ma mère veilleuse, merveilleuse prof de lettres et de philo, à mon super père, à Ange, Maëlle et Léa, mon feu, ma force, ma foi, ma flamme…, à la team OASSLL et aux Belles Personnes, et à toi, que j’aime.

C’était déjà un honneur pour moi, de figurer dans la liste des nommés, aux côtés du lumineux Christian Bobin, que j’admire profondément. Merci au jury de m’avoir choisi, moi le « p’tit gars de Dool » , et à bientôt, à Valognes, pour fêter. La poésie de la la vie.

One Love !!!

A Plouha dans les Côtes d’Armor

On est là …

Merci aux élèves de Plouha, pour leur accueil, leur écoute, et leur poésie offerte au jour d’après.
Merci aux équipes de la médiathèque et de la Mairie, pour leurs mots à l’égard des miens, et merci au Maire d’avoir fait de moi un citoyen d’honneur de la ville. Pensée pour ma mère et mon père. Je vole toujours. Au secours de nos rêves.

De livres en livres

On est là …

De livres en livres, je vais je vis, je vogue je vrille, je vole.
Au secours de mes rêves…
J’avais 15 ans, à Douala, et je rêvais de devenir écrivain.
Je n’avais pas de plan B.
Les années ont passé, mais le rêve lui, n’a pas changé, devenir écrivain. Et je n’ai toujours pas, de plan B.
Depuis Douala j’avance et j’écris, en pensant à ma mère veilleuse, merveilleuse femme de lettres qui m’a transmis le goût de la littérature aux saveurs du monde, et à mon père qui m’a fait croire, que tout était possible dans la vie, si on osait croire en soi.
Alors j’avance depuis Douala et j’écris, souriant et confiant, car mes mots seuls savent.

Où je vais. Vers moi, vers vous, vers nous peut-être.

Mon prochain texte, « Fragments » qui sera aussi un livre-vinyle, paraît le mois prochain aux éditions Bernard Chauveau.
Un OLNI (ouvrage littéraire non identifié) réalisé avec la complicité des amis frères Fred Ebami et Alain Larribet, une oeuvre collective donc, dont je vous reparlerai bientôt

One Love !!!

#Fragments
#écrirejustejusteécrire
#PoésieMusiqueImages
#NousSommesCeQueNousRêvons

A la Bibliothèque-Médiathèque d’Évreux

On est là …

Merci à l’équipe de la Bibliothèque-Médiathèque d’Évreux, pour l’invitation au partage.
Des poèmes et du feu.
Merci aussi, aux jeunes de Netreville, pour leur engagement, leur enthousiasme, leurs mots, leur belle envie d’être. Au monde.
Merci à Gaëlle, pour l’offrande poétique au public et aux jeunes et moins jeunes, sur scène.
Comme aurait dit d’Ormesson, solennel, « C’était bien ! »
Non, « en fête » c’était même mieux que ça, ça avait du sens, c’était riche, c’était fort. Émouvant et grand.
D’humanités. Entrelacées.

Derrière les nuages

Derrière
Les nuages
La tendresse
Du poème
Et une image du bonheur
Possible
Entre deux rêves
Deux rives
Deux dérives douces amères
La plénitude
Au bord d’un lac
Des signes d’amour autour
Une famille célèbre un enfant
L’instant est beau
D’éternité
Rien ne vaut
La vie,
La vraie, rêvée
À la folie
Rien
Ne
Vaut
La vie
Quoiqu’on en dise

Quelques mots plus loin
Une femme et un homme
Chavirent
Elle et il sèment
Parsèment leur chemin
D’espérances sublimes
Elle et il s’aiment
Au recommencement
Du monde

Au firmament
D’eux-mêmes

Au commencement
De tout

Était le verbe

« Aimer »

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#LifeisAPoetrip

Dans les Salons du Ministère de la Culture à Paris

On est là …

Dans les Salons du Ministère de la Culture à Paris, dans le cadre de la convention pour la « Mobilisation nationale pour l’action artistique en faveur de l’écriture », signée entre le Labo des Histoires et les Ministères de la Culture et de l’Education Nationale.
Mon frère d’art Albert Morisseau Leroy et moi-même, étions conviés à offrir nos vers et nos regards sur le geste d’écrire, qui signe, saigne et soigne celles et ceux qui se jettent aux mots.
Nous avions le bonheur également d’accompagner notre équipe de laborantins Lillois, plus jeune team gagnante du « Tournoi des mots » organisé par Livre de Poche et le Labo des Histoires à Radio France il y a quelques jours, avec leur super coach Manalone, aussi calme et aussi grand que Deschamps
Merci à Philippe Robinet et Charles Autheman, pour leur confiance, merci au public pour la belle écoute et les échanges nourris après notre intervention en duo lunaire.
L’aventure est belle. Ensemble !!!
J’ai eu une pensée pour ma mère, en parlant avec les deux Ministres présents, de l’engagement du Collectif On A Slamé Sur La Lune depuis plus de dix ans, pour une école de poésie.
Ma mère était prof, enseignante de Français, et de Philosophie. A Douala, au Cameroun.
Elle savait éveiller chez ses élèves, la curiosité de tout ce qui n’est pas soi et la conscience pleine d’eux-mêmes, une certaine ouverture d’esprit au monde.
Ma mère, merveilleuse femme de Lettres, m’a inoculé le virus des littératures du monde et donné très tôt l’amour des mots. La passion de transmettre.
A l’école, chacun peut, chacun devrait apprendre à devenir sujet et porteur de sa parole. Et l’art, la culture et la pratique artistique, sont des moyens pour permettre aux élèves d’arriver à l’expression toute entière d’eux-mêmes.
J’ai commencé à intervenir en milieu scolaire, à enseigner l’art-rencontre des mondes, l’art-thérapie individuelle et collective, l’art-résistance, l’art-pratique, car une prof sensible à mon travail poétique me l’avait demandé, convaincue que ma place était là aussi, et que je pouvais apporter quelque chose à ses élèves, une bouffée d’art frais et une vision du monde.
C’était il y a plus de dix ans. Déjà.
Depuis sans relâche le Collectif s’attèle à cette tâche heureuse, utile, urgente et nécessaire peut-être : inviter ici et là des jeunes de tous les pays et toutes les cultures, à lâcher prose, oser leurs causes, écrire, dire et agir en résonance.
Notre rôle est de les révéler à eux-mêmes parfois, en leur transmettant le goût d’une nouvelle praxis poétique capable de saisir le tremblement, de l’âme de l’Homme et du monde.
Notre rôle est de partager avec eux cette conviction profonde que nous portons : « l’art est (comme la) vie, un engagement ! »
Ma mère disait aussi qu’il fallait sans cesse revisiter le langage, l’histoire, les mots, et mille fois je l’ai entendu citer Hannah Arendt, Hölderlin, Césaire, Fanon, Hampâté Ba, et d’autres, poètes, philosophes, anciens, modernes, tous radicalement et éternellement contemporains, nous rappelant à nos droits et devoirs fondamentaux d’êtres humains : le droit et le devoir de réaliser une œuvre, laisser une trace car « seules les traces font rêver », le droit et le devoir de choisir et d’assumer son métier, c’est-à-dire le plein axe de sa vie, sa vocation d’Homme, le droit et le devoir d’à part être aux yeux des autres, le droit et le devoir de vivre debout, jour et nuit.
On ne peut professer que si on est habité par ce que l’on professe, alors tant que nous serons habités, nous continuerons à professer, avancer sans masques, déclarer ouvertement notre amour à la poésie, exercer dans la Cité et enseigner publiquement le retour et le recours au poème, porteur de valeurs, d’humanisme et de beauté, « tous ces chemins qui nous manquent ».
C’est là notre plus grande et plus belle responsabilité, d’adultes, de parents, d’enseignants, enseigner, éduquer, c’est permettre à celles et ceux dont nous avons la charge, de grandir en humanité et devenir chefs de projet… de leurs propres vies.
Oui, Maman avait raison, définitivement, enseigner c’est s’engager.

One Love !!!



#écrirejustejusteécrire
#OASSLLForLife
#LaboDesHistoires.

Commémoration 10 Mai …

La négritude est un arc-en-ciel
De mille et une douleurs
Une toile de toutes les couleurs
Un chant d’espoir et un cri
De l’Homme pour l’Homme