Limoges était doux

« Chacun voit le monde avec le cœur qu’il a… « 

Na som jita à Hassane Kouyaté, aîné bienveillant et directeur des Francophonies en Limousin, pour ses mots offerts en partage.

Transmission.

Na som jita aussi, à Corinne, Christiane, et à toute l’équipe pour l’accueil en résidence d’écriture théâtrale à la Maison des autrices et des auteurs.

Limoges était doux.

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Par monts et par mots

On est là… 🙂
 
Par monts et par mots, sur les ondes de TV5 monde.
 
Je parle de sens, de transmission, de poésie et de philosophie de la vie.
Merci à la journaliste Catherine Monroy pour la richesse de notre échange, et na som jita aux merveilleux élèves de 4ème qui crèvent l’écran 🙂 pour les poèmes offerts ensemble à l’à venir.
 
One Love !!!
 

En résidence ré créative avec les frères

On est là… 🙂
 
En résidence ré créative avec les frères Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy et Diofel à Bédoin… Sur La Lune.
 
Ici
Volent les mots
Et vibrent
Nos rires
Aux éclats de vivre
 
Ici
Reprend la cœurversation
Qui jamais ne s’arrête
Avec soi-même et les autres
Frères et sœurs de lettres nomades
 
Ici
Nos âmes toujours se posent
Au milieu des arbres musiciens
Et le journal nous lit les nouvelles
D’un « notre » monde
..
 
One Love !!!
 

Martigues…Sur La Lune

On est là… 🙂
 
À Martigues… Sur La Lune.
 
Avec mes frangins Christophe Isselee et Rohân Houssein, devant la Cascade où nous avons offert poèmes et musique ensemble.
Merci à Zaïnaba Ahamada et à toute l’équipe d’organisation du Festival Diversité, pour l’invitation chaleureuse et le bel accueil.
Merci aussi pour cette photo qui dit toute notre émotion devant la première expo du bro !!! 🙂
 
One Love !!!
 

Loin du cynisme

Il fait
Toujours beau
Quelque part
Sur la terre
 
Loin du cynisme
Du bruit des bottes
Et de la violence du monde
 
Ici
Un père et son fils
Se parlent
Parfois sans mot dire
Ensemble ils écoutent
Plus souvent
Les choses que les êtres
 
Transmission
Ici
Un fils et son père
S’écoutent
Et parlent
De Césaire, Damas et Senghor
Qui déclament « de ouf »
Musique de mots
 
Transmission
 
Le fils et le père parlent
Du pouvoir de la poésie
Et de son impuissance aussi
Elle transforme les êtres
Mais ne parvient pas
À changer le désordre des choses
Le père et le fils écoutent
Dans les arbres
Une famille d’oiseaux chantent
Et le bleu du ciel
Caresse les bleus
De l’âme
 
Nous sommes debout
Nous sommes de ceux
Qui n’ont jamais cessé
Et ne cesseront jamais
Dêtre debout, disait mon père
J’offre ces mots à mon fils
Ici
 
Transmission
 
Rien n’est acquis, rien ne dure
Mais tout est toujours possible
Le meilleur autant que le pire
Alors nous sommes requis
Et notre devoir de tendresse
Nous reste plus grand que tout
Car rien de grand
Enfin rien de plus grand que soi
Ne se fait sans amour
 
Transmission
 
Il fait toujours beau
Quelque part
Sur la terre
 
Ici
La vie
Ou plutôt
Son essence
Se transmet
Rien ne peut obscurcir
Ce tableau
D’un père et d’un fils
Qui se parlent
Et écoutent aux portes
De la beauté
En riant aux éclats
De la vie elle-même
Encore elle
Toujours elle
La vie
Ici
Et maintenant
Nos mains tenant
L’à venir
 
MAOB
 
One Love
 

Collé à la vitre de la réalité

Collé
À la vitre
De la réalité
Je relis Char
« La lucidité
Est là blessure
La plus rapprochée
Du soleil »
Il pleut des bombes
Et les enfants qui tombent
Sous les tirs ennemis
Se demandent quand sonnera la trêve
Kiev ressemble à Alep
Qui ressemble à Tripoli
Qui ressemble à Bagdad
Qui ressemble à Sarajevo
Qui ressemble à Abidjan
Des peuples qui trinquent
Et payent l’addition bien salée
De conflits commandés
Par des puissances arrogantes
Retranchées dans leurs palais
De honte et de marbre
La poésie
Ne sauvera pas
Les hommes en guerre contre eux-mêmes
Depuis des siècles et des siècles et des
Pourtant
Elle invente encore et toujours
Des routes vers l’amour
Qui se meurt partout sur la terre
La poésie
Ne sauvera pas
Le monde qui refuse d’étre sauvé
C’est un fait
Pourtant
Elle invite encore et toujours
À arpenter le chemin
De l’harmonie qui nous manque
Collé
À la vitre
De la réalité
Je relis Damas
« Citez-m’en un, citez-m’en,
Citez-m’en un, citez-m’en,
Un seul de rêve, un seul de rêve qui soit allé
Jusqu’au bout du sien propre »
J’écris en mon nom
Collé
À la vitre
De la réalité
Regarde sans étonnement
L’histoire se répéter
Et asseoir à la table de l’à venir
De vieilles ombres
« Qui nous fixent sans trembler »
Je relis Aragon
« C’est la paix qui force le crime
À s’agenouiller dans l’aveu
Et qui crie avec les victimes
Cessez-le-feu »
Collés
À la vitre
Je
Tu
Nous
Maëlle, Léa et Ange
Leurs sourires
Et l’horizon qui ouvre les bras
Il faut continuer à vivre
Et à escalader les désastres
Ça aussi, c’est un fait et une fête
Célébration de la vie Inaliénable
Sita chante
MAOB
One Love !!!

Regarder le ciel prendre feu

Regarder
Le ciel prendre feu
S’embraser en-dedans
Sourire et se dire
Que nous sommes
Des précaires privilégiés
Forts et fragiles
Derrière nos masques
Grands cœurs malades
De la vie elle-même
 
La beauté est
 
Définitivement
 
« Le chemin qui nous manque »
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Dire n’est jamais trop dire

On est là… 🙂
 
Je quitte La Roche Sur La Lune, avec le sentiment du devoir de transmission accompli, heureux de cette semaine de résidence au Grand R. C’était puissant, comme dirait mon fils 🙂
 
Nous avons été « sérieusement joyeux », pour reprendre les mots de Christian, participant du week-end d’écriture que j’ai mené cœur tambour battant 🙂
 
Heureux aussi d’avoir fait sortir mes étudiant(e)s du Conservatoire, section théâtre, de leur zone de confort, du plateau du Cyel.. Ensemble nous avons commis quelques attentats poétiques en ville et c’était beau, et fort, de les voir hésiter, s’enhardir, y aller et porter poème sur la place publique, s’émouvoir de l’écoute des gens, de leurs sourires, de leurs retours bienveillants.
 
Dire n’est jamais trop dire.
Le bonheur peut être, un instant.
Fugace d’éternité.
 
Na som jita à Sophie et Éloïse du Pôle littérature de la scène nationale, pour l’invitation et le merveilleux accueil, à chacune, à chacun, à toutes et à tous, adultes, élèves, avec moi embarqués pendant ces quelques jours on the moon, pour la joie sérieuse, les cadeaux de mots et gâteaux berbères, les cœurversations amorcées et la confiance accordée.
 
Merci encore à Nicolas Repac pour la traversée, l’improvibration jeudi soir, moment de grâce touchée ensemble.
 
Merci enfin à Francis Lampériere et à Nathalie, pour l’énergie collective, la scène ouverte de poésie et musique organisée au Champ Libre, adresse que je vous recommande chaleureusement si vous passez dans le coin, c’est un havre de belle humeur et de groove.
 
Vous pourrez y commander « la route du Rhum du Capitaine » et rencontrer Souad la gentillesse incarnée.
 
Comme on dit à Babi, c’était doux !
 
And now direction la Bretagne qui me gagne 🙂, le voyage continue, faire ma part dans cette si noble entreprise, « rendre la poésie inévitable et contagieuse », c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-il pas Blaise Rosnay ?
 
One Love !!!