Montpellier, Gazette Café, un samedi soir sur terre

On est là…

Montpellier, Gazette Café, un samedi soir sur terre. Diên Biên Phù, regards croisés. Conf’errance littéraire, musicale, universitaire.
L’ami Pierre Journoud, historien passionné et passionnant plante le décor. Les étudiants, nombreux dans le public divers, écoutent. Les faits. Rien que les faits. La vérité des chiffres et des témoignages sans cesse recoupés quand on est scientifique avec une éthique.
Je suis invité à lire des extraits de mon roman premier, et à commenter les évènements historiques que sont les guerres de décolonisation à partir de la bataille de Diên Biên Phù, mère de toutes les batailles, bataille-monde en raison de toutes les forces en présence et du sang qui y a coulé. Le sang du Vietnam. Le sang de la France. Le sang des Afriques, celle du Nord et celle Subsaharienne.
Je lis. Raconte. L’histoire.
Une autre histoire. Ancrée dans la grande, bien réelle, mais inventée aussi, avec la liberté de celui qui pense que rien de ce qui est humain ne peut être étranger à un autre humain.
Je lis. Dis. Raconte. L’histoire, toute en émotion et fulgurance, d’Alexandre et Alassane Diop, d’Alexandre et Mai Lan, flamme.
Il n’y a plus de faits.
Il n’y a plus que des femmes et des hommes.
En errance. Espérance. Résistance. Résilience.
Des femmes et des hommes.
Dans leurs vérités interieures, leurs quêtes intimes universelles.
Le pouvoir de la littérature.
Des mots qui dansent, sur des chemins de transe.
Calvin Yug habile, me surprend, il habille ma déclamation d’indépendance de notes bleues, à la guitare, à l’harmonica. Et puis il y a ce moment, inénarrable, SON concert de voix qui viennent d’ailleurs, du mboa.
Le temps se suspend. Personne ne veut redescendre.
La magie de la musique, quand elle est offerte avec le cœur.

Conférence ?
Non.
Conf’errance …

J’erre encore. J’erre toujours.
En quête de nous-m’aime.
Debout.

Merci au monde dans la salle, aux ami(e)s de Lille et de Montpellier qui sont venu(e)s à notre rencontre.

One Love !!!

#BienvenueàDiênBiênPhù
#RegardsCroisés
#ConfErrance

« Diên Biên Phù », prix Étincelles 2019

On est là …

Merci aux lectrices et aux lecteurs de la médiathèque de Francheville, qui ont choisi « Diên Biên Phù » mon roman premier pour le prix Étincelles 2019, faisant de moi le lauréat de cette année avec ce livre paru en mars l’année dernière chez Sabine Wespieser, et qui continue son chemin vers les cœurs. Ici et ailleurs.
Merci à chacune, à chacun, à toutes celles et tous ceux, qui ont porté et portent cette histoire, libraires, journalistes, bibliothécaires, profs de lettres et de français, camarades de poésie et musique, partenaires à la scène comme à la vie, lectrices et lecteurs.
D’une rive à l’autre.
L’aventure est belle.
Ensemble !!!

 

Diên Biên Phù, Prix Roblès 2109

On est là …

Dans les pages de la Nouvelle République.
Mon roman premier, « Diên Biên Phù » (ed. Sabine Wespieser), continue sa moisson de prix décernés par des lectrices et lecteurs sensibles à la danse de mes mots. Honoré je suis.

J’ai été fait par ce texte, lauréat du Prix Louis Guilloux, du Premier Roman de Chambéry, Prix des lectrices et des lecteurs de Villejuif, et depuis hier Prix Roblès, joie que je partage avec vous.
« Diên Biên Phù » est paru au printemps de l’année dernière, le 1er mars 2018 exactement. On ne peut jamais savoir quelle sera la vie d’un livre, jamais rien prédire. On peut juste se dire. Se dire et se redire. Différemment.
Se chercher. Se trouver. Se rappeler.
Pourquoi on a eu envie d’écrire.
Et à quel moment, au milieu de partout et de nulle part, au mitan de soi-même, une nuit sans soleil, l’écriture est devenue geste du coeur, nécessaire, urgent, vital.
Pour ne pas mourir noyé en maux troubles. Rester vivant.
Vibrant.

Écrire prolonge mon être. Vers l’autre. Dans le monde.

J’accueille chaque distinction reçue depuis que j’ai emprunté mon chemin d’écriture, avec une gratitude sincère et profonde.
En pensant à ma mère enseignante de lettres et de philosophie à Douala où je suis né, où j’ai poussé mon premier cri de poésie.
En pensant à mon père, premier super-héros de mon enfance.
En pensant à mon adolescence incandescente et à mon rêve de devenir écrivain, à mes premiers textes de RAP sous le manguier à Bonapriso avec Fred, Oscar et Dex.
Il faisait jour clair et beau.
Et il fera toujours jour en moi, parce que j’ai rencontré la poésie. Lumière éternelle, qui dissipe les ténèbres.

J’accueille chaque distinction reçue, en pensant à mes enfants adorés, Ange, Maëlle et Léa, auxquels je souhaite le meilleur dans la vie, l’amour et la tendresse, la liberté au carrefour de chaque instant, la vie elle-même donc.
La vie, qui ne peut s’épanouir en nous que si nous restons en phase et en phrase avec nous-m’aime, si nous entendons, écoutons, portons le rêve qui nous fonde et nous laissons porter par lui.

J’ai publié 7 livres et je rêve toujours de mon rêve d’écrire.

Alors j’écris, juste.
J’écris comme d’autres plantent des arbres.
J’écris. Pour ne pas vivre inutile.
J’écris, et honoré j’accueille chaque distinction reçue, avec l’humilité de celui qui sait que « rien n’est vrai, tout est vivant ». Je n’écris pas pour les prix, en réponse à cette jeune femme hier qui me félicitait de toutes mes récompenses glanées, j’écris pour la vie.

Oui c’est cela, j’écris.

Pour La Vie elle-même.

Merci à mes éditrices et éditeurs (La Cheminante, Mémoire d’encrier, Sabine Wespieser, Bernard Chauveau) qui croient à mes textes et à leur forme originale souvent

Merci aux jurys, lectrices et lecteurs, d’ici et d’ailleurs, et de là-bas aussi, pour le partage du bleu et du feu, les insignes et signes de reconnaissance semés sur ma route.

Heureux, honoré et ému je suis.

Na som jita.

MAOB

One Love !!!

#BienvenueàDiênBiênPhù
#écrirejustejusteécrire

Hanoï sur le pont Long Biên

Hanoi
Sur le pont
Long Biên

Où es-tu
Ô Mai
Dans cette ville
Dans cette vie, qui me tue ?
Ou es-tu
Intanquille amie ?
Dont je porte la tendresse
En vertu
Tatouée
Sur le cœur
Tambour

Hanoi
Sur le pont
Qui relie
Passé présent demain
Souvenirs du futur
Et rêves anciens
Le pont
Symbolique
De lien
Passerelles
Entre nos cultures
Et nos iImaginaires
Identités-rhizomes
De femmes et d’hommes
En relation

Hanoï
À la tombée
Amoureuse
Du jour bleu
Je marche
Sur les traces rouges
Du poème
D’un garçon
En quête de lui-même
Et d’une fille au visage lune
Personnages de roman

MAOB

Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#SurLePont
#ChroniquesVietnamiennes

J’ai la tête qui tourne, un peu

On est là … 🙂

La tête à l’envers, un peu 🙂
Merci aux étudiants vietnamiens, camerounais, maliens, togolais et haïtien, ainsi qu’aux enseignants de l’ULIS (Université de Langues et d’Études Internationales) pour leur écoute et leur magnifique accueil, aujourd’hui, un 7 mai qui restera gravé.
Heureux d’avoir partagé avec eux des extraits, de mon roman premier, « Diên Biên Phù », en ce jour si spécial pour le pays, jour qui marqua la fin d’un monde.

Vietnam, jour 4, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile.
Les enfants vous relèvent, vous élèvent, vous font entrevoir. Le miracle possible de l’éternité. Tous les enfants du monde, sont des matins qui se ressemblent, prennent leur en vol. Et les adultes, des aubes nostalgiques.
De l’enfance envolée.
Enfants : êtres-anges à l’Innocence fragile.
Je pense aux miens, en permanence.
Ange, Maëlle et Léa, mes trois plus beaux poèmes.
Je pense à eux et j’espère. Pour eux.
J’espère qu’à mon dernier soir sur cette terre, je pourrais me dire que j’ai été un bon père, me dire que je ne suis pas trop passé à côté, à côté de ma vie avec eux. Pour eux.

Vietnam, jour 3, j’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#BienvenueàDiênBiênPhù
#ChroniquesVietnamiennes

Ciel couleur d’orange

Ciel couleur d’orange
Criblé d’espoir
Que je cultive
En marchant sur la terre

Tant d’émotions
Et de mots du monde
Dans ma voix qui silence
Je parle pourtant

Parler, c’est d’abord écouter
Oui écouter, écouter l’autre
L’autre qui a toujours
Quelque chose de nous

Et quelque chose, à nous dire aussi

Nous dire d’elle, de lui
De son île à elle, à lui, de son pays, de sa culture
De ses bonheurs, de ses malheurs
De sa mémoire, de son histoire
Quelques part
Parcelles d’être, parts
D’elle, de lui, donc de nous
Assis comme elle, comme lui
Sur du vent

Nous sommes
Toutes et tous
Du même genre
Humain
Les mêmes gens
Tentant
D’escalader les désastres
Et vivre en paix
Dedans
Dehors
D’abord
En accord
Avec nous-mêmes

Il faut déployer ses ailes
Souvent
S’échapper belle
Aller voir ailleurs
Si on y est
Pour savoir
Qui nous sommes
Vraiment
Qui nous voulons être
Pleinement, être
En somme

Ma mère avait raison

Rien de grand
Pardon, je veux dire
Rien de plus grand que soi
Ne se fait sans amour

Vietnam, jour 2, J’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

Colloque international sur Diên Biên Phù

Belle émotion de découvrir à Hanoi, à l’occasion du colloque international sur Diên Biên Phù auquel je participe, le livre de mon ami Pierre Journoud, professeur et historien passionné et passionnant, « Diên Biên Phù, la fin d’un monde », ouvrage historique dans lequel il me cite, argumentant les liens inextricables entre Grande et petites histoires, rappelant ainsi à quel point nos matières peuvent être complémentaires. Nous avons besoin des historiens, pour connaître le passé, saisir le présent, envisager le futur. Nous avons besoin des poètes, des écrivains, qui s’attachent à dire les femmes, les hommes, humains épris et pris dans leurs contradictions, leurs addictions, leurs paradoxes, leurs parts d’ombre et lumière.
Nous avons besoin des historiens, pour essayer de comprendre les faits, besoin des artistes pour essayer de nous comprendre nous-mêmes, saisir l’essence frivole de nos êtres, nous envisager chaque jour, dans notre vérité nue.
J’écoute les communications des chercheurs et doctorants Vietnamiens et Français, leur positions, leurs prises d’opposition aussi parfois, je questionne le sens des mots et de leur traduction, je pense à voix haute, qu’il nous faut réinvestir le langage, le chant / champ sémantique, pour parler ensemble, parler des mêmes choses, des mêmes causes, des mêmes clauses d’inconscience, des mêmes conséquences.
Je remercie la vie, d’être là, invité à cette réunion d’intelligences, espace de réflexion et réflection, où l’on peut se voir en miroir dans le regard de l’autre, différent et ressemblant à la fois, voir que l’on cherche au fond, sous le plafond des phrases, la même chose que lui, la même chose qu’elle aussi, en émoi à quelques encablures de moi : un brin de paix, des regards et des sourires sincères, de sœurs et de frères en humanité juste. Et digne. Libre et libérée des préjugés qui nous fondent et font de nous ce que nous sommes parfois. Des ennemis. De nous-mêmes.
Je réalise qu’on est là, dans le passé présent futur, ici, là-bas, à côté, partout. On est là, et on fait notre part. Ensemble.
Pour former communauté de la même et seule nationalité qui compte ou devrait compter, la seule qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, la nationalité humaine. On est là pour dire et redire qu’il faut faire de la place à toutes les mémoires, toutes les souffrances. La même place.
Au nom de l’universel à réinventer. Ensemble.
On est là, à essayer d’inventer « le peuple qui manque » et « une nouvelle région du monde », comme diraient Deleuze et Glissant, d’une même voix, d’une même foi. Ensemble.
La culture est un champ sur lequel on peut faire pousser des rêves communs, un espace de libre échange et de partage, lieu de relation, de donner recevoir. Alors on donne, et on reçoit. On reçoit et on grandit. En humanité, encore.

Vietnam, jour 1 toujours, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip

Tous les matins du monde ont le même visage

Tous les matins du monde ont le même visage.
Le même rythme frénétique, le même tempo, de coeurs frémissants qui battent effrénés, dans le jour naissant.
Coeurs d’enfants, de femmes et d’homme, sur le chemin de l’école, du travail, de chimères sociales. Coeurs qui marchent, roulent, rament, crament à la même cadence, pour débrouiller la vie, chercher l’essence, le sens de celle-ci, chercher les « dos », chercher l’or ou l’art de vivre à sa bonne heure. Déverouiller les portes.closes. Faire bouger les lignes de l’existence.
Tous les matins du monde ont le même visage.
De Hanoi à Douala, en passant par Paname, des parents du grand village planète terre, envoient filles et fils à la recherche du temps perdu, fabrique du futur qui se gagne selon certains, à la sueur du front, s’invente selon d’autres, à chaque instant de face à face, en phrase avec soi-même.
En phase.
Tous les.
Matins.

Vietnam, jour 1, pluie fine de moussons.
Moisson de rêves épars.
Poème.
J’habite rue du monde.
Dans une grande maison bleue, avec vue.
Sur l’amour. Et l’horizon de ton corps.
Toujours à portée de mes mots qui tremblent et de mes mains en fleurs. J’habite rue du monde.
Et tous mes matins, qui ne se ressemblent pas, se rassemblent avec toi.
À la lisière de l’aube, musicienne nostalgique du silence mal éteint de la nuit.
Tous les matins du monde ont le même visage.
Le tien.
Le mien.
Le nôtre.
Visages pour être aimés, qui pleurent ou sourient, à la lumière de la lampe-tempête en nous, espérance sublime, qui délie les langues et lie pour la vie les âmes qui sèment.
L’envie de vivre, encore.
La poésie, éternel recours.
La tendresse, au secours.
Des cœurs.
Vietnam, jour 1, j’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

#Touslesmatinsdumonde
#Écrirejustejusteécrire
#LifeisAPoetrip

 

 

 

Diên Biên Phú, le récital le 26 avril à Étables-sur-mer

On est là … 🙂

De retour en Bretagne, pour fêter avec les lectrices et lecteurs des côtes d’Armor, le Prix Louis Guilloux que j’ai reçu pour Diên Biên Phù, mon roman premier.
Le Tagarin nous accueille ce soir pour une lecture musicale, Caroline Bentz, Gaëlle Rauche, Albert Morisseau Leroy et moi-même, offrirons au public de la librairie, notre récital, adaptation mon livre en live.
Les frangins Calvin Yug et Christophe « Easy Lee » ne seront pas loin. Il se peut que la fête littéraire prévue, déborde en impro jazz. 🙂

One Love !!!

#TourDeFrancePoétique
#LifeisAPoetrip
#BienvenueàDiênBiênPhù
#LaBretagneMeGagne