Dans le Club RFI, l’écume des mots… aux lèvres

On est là… 🙂
Dans le Club RFI, l’écume des mots… aux lèvres.
Merci aux journalistes Éric Amiens et Myriam Guilhot pour l’invitation à leur atelier littéraire interactif, oui merci pour cette belle rencontre avec les élèves de 4ème de « Jeunesse Positive-Abomey Calavi » au Bénin, par la magie de la radio qui peut être radioactive et émettre des ondes poétiques par foi 🙂
Bravo à ces collégien(ne)s Béninois(es) pour leurs lectures émouvantes et leurs questions pertinentes sur l’écriture et sur mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy) dont elles et ils ont fait un résumé si juste.
Nous avons parlé, de mes professeurs d’espérance, de mon enfance au soleil de Douala, mon enfance dans les livres qui me fondent et font de moi ce que je suis, un marcheur et un chercheur d’art…
Et nous avons ri aussi. Parce que « rire est la seule preuve de notre passage sur terre. »
Pourquoi on part ?
Parce que…
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
Transmettre, encore et toujours. Avec cœur l’ouvrage. C’est bien de cela qu’il s’agit.
One Love !!!

Hisser La voile

Hisser
La voile
Tracer
La voie
Ouvrir
La voix
 
Du poème
 
Partir
En quête
De plénitude
Et liberté
Trouver
Silence blessé
Et humanité
À recoudre
Encore
Humanité
À recoudre
Toujours
 
 
Voguer
Sur le flot
Des mots
Depuis tant d’années
Parce qu’on s’est condamné
Soi-même
À errer
Solitaire solidaire
Sur cette terre
De joies claires et de larmes amères
 
La première fois que je me suis suicidé
 
J’avais vingt ans
 
La poésie m’a ressuscité
 
Depuis
 
Je renais jour et nuit
 
Dans les textes que j’écris
 
Je renais quand la vie
 
Se fait
 
Demoiselle d’honneur
 
De mon cœur
 
Tambour
 
Je renais quand la vie
 
Se fête
 
En chanson qui pleure
 
Ou rit aux éclats bonheur
 
D’amour
 
Tendresse qui sauve
 
 
Ciel bleu
Soleil haut
Vague océane
 
 
Écrire c’est (ap)prendre la mer
 
Accepter de tanguer
Chalouper chavirer
Accueillir la houle
Sur son visage humain
Perdu dans la foule
De ses pensées
Dériver
Dévirer
Dévier sa trajectoire
Sans jamais perdre son cap
Demeurer
Maître
De son destin
Capitaine
De son âme
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Bonapriso

Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Ces gamins terribles sur la photo, qui courent après un ballon rond comme la terre qu’ils traverseront un jour, c’est nous,
Fred, Dex, Bouly, Achille, et moi, et d’autres aussi dont les prénoms se sont effacés avec les années qui ont filé en étoiles depuis.
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous, dans notre quartier, rebaptisé « City Carter » à cause de Nino Brown et J Money, et surtout de cette phrase étincelle « je suis le gardien de mon frère ».
 
Ces gamins terribles sur la photo, c’est nous,
band of Brothers, portant notre fraternité en étendard, c’est nous et nos espoirs en bandoulière, nos fusils à fleurs, nos pas de danse hip hop new jack, nos fous rires qui n’en finissent pas et le miracle de l’amitié providence qui aide à sublimer la vie, supporter le monde, transcender la mort.
 
Au moment où j’écris ces lignes, certains des gamins terribles sur la photo ne sont plus, alors les autres vivent, pour eux aussi.
Bonapriso
Dans cette rue
La maison familiale
Et tant de souvenirs
Qui s’enfoncent
Dans le sable émouvant
Du temps
Remontent à la surface
De la mémoire du cœur
Tambour
J’ai 8 ans
Et « je conduis »
La voiture
De mon père
Assis sur ses genoux
Bonapriso
Sita chante
J’ai 12 ans
Et je lis le journal
À Grand-pa
Sur la véranda
Je lui invente
Une autre actualité
En fête
J’apprends à écrire
Même si je ne le sais pas encore
Ma mère sourit avec le cœur
À mon imagination qui déborde
Fleuve
 
Bonapriso
Je rappe
Sous le manguier
Fred dessine
Quelques pas plus loin
Tout est là
Déjà
Le sens et l’essence
De nos existences
Ikigai
Nos raisons d’être
De nous mettre
En mouvement
Vertical
Penser
Rêver
Oser
Créer
Rythm
And Poetry
Nos life
 
Bonapriso
Au commencement
Et au recommencement
Du rêve
 
Je ne connais pas de route qui soit plus droite, vers l’enfance au soleil de la tendresse, et de l’amour qui jamais ne meurt.
 
Sita na timbi mboa
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 

Terre latérite

Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Mon chemin
Poursuit
Son chemin
Dans le monde
Dans la ronde
Des souvenirs
Qui redessinent
Les sourires
De l’enfant et du père qui marchent
Ensemble
 
Étonnant
Ce sentiment
Par foi
De n’être
Jamais parti
Alors que ma vie
Dit le contraire
Détonnant
Ce sentiment
Par foi
D’être de partout
Et de nulle part
D’ici
Et de là-bas là-bas aussi
 
Je suis
Au MBOA
Anagramme
D’initiales en feu
Que je porte
Fièrement
Sous ma chemise
À gauche
J’ai hérité
Du prénom
Du rire qui éclate
De l’audace d’espérer
Et des rêves insubmersibles
D’Alexandre
Papa parapluie paratonnerre parasoleil paravent bouclier humain pour le sang de son sang
Et je marche sur ses pas
Parole ardente au bord des lèvres
 
Terre latérite
Coeur météore
Âme améthyste
Homme nomade
Poème tellurique
Home
 
Partir
Revenir
Devenir
Chanter
Sa saudade
Deposer
Son fado
Au pied
D’un arbre centenaire
Longer la rivière
Et se rappeler
Du futur qui danse makossa
Et de ces mots mantras
Tout peut
Tout
Toujours
Tout peut
Tout
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
One Love !!!
 
 
 
 
 

Mont Cameroun

De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
Sita na timbi mboa
Poète
Par amour
J’ai commencé
À écrire
Pour allumer
Des étoiles
Dans les yeux
De ma mère
Les mêmes astres
Scintillant
Son regard
Quand elle parlait
Des livres
Qu’elle aimait
J’avais l’âge lyrique et je portais déjà
Sur mon visage et dans mon sourire
Toutes les intuitions du monde qui me fondent
Et font de moi ce que je suis et serai toujours
Derrière les poèmes
Un marcheur et un chercheur d’art
Partout sur la terre que j’arpente
En long et en large depuis plus de vingt ans
À la recherche de moi-même et d’autres êtres
Substantiels alliés aux ailes déployées
Dans le vertige du temps labyrinthe suspendu
 
De retour
Au sud de mon cœur
J’écris
Face à la montagne de mes souvenirs
Sésames précieux et précis
Qui m’ouvrent à tous mes chemins d’errance
À commencer par celui éternel, de l’enfance
J’écris
Les jours et les nuits
À venir
Les jours et les nuits
À revenir
Jour et nuit
J’écris
À en faire revenir l’à venir
Même d’outre-tombe
J’écris
Parce que je n’ai pas le choix
J’ai fait le songe d’une autre humanité
Et une promesse à une mère, à un père
Et à leur fils bien aimé, fils aîné
Que je suis
À la trace
À la lettre
J’écris pour elle, pour lui, pour nous, pour vous
 
Suza brille de mille vœux
D’orage, d’amour et d’espérance
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
Nous le savons, alors mettons cœur
À l’ouvrage ensemble, âmes et corps
Il y a tant à défaire, à refaire
Tant à dire, à redire, à prédire
Tant à écrire, à réécrire
Tant à créer, à recréer, à inventer, à réinventer
La chaleur originelle
L’intelligence émotionnelle
Et la tendresse en chansons de Dina Bell
L’utopie est
Ce qui n’existe pas… encore
L’utopie est
Ce qui n’existe pas.. encore
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Et tout peut
Tout
Rien n’est perdu
Rien n’est acquis
Nous sommes requis
À la barre de nos rêves
Et ici voyez-vous, Suza brille, de mille vœux
 
De l’instant magie
Majestueux
Le Mont Cameroun surgit
À l’horizon rouge de feu
Et mes mots tremblent sur la feuille
Et dans ma voix habitée de silence bleu
 
Sita na timbi mboa
 
MAOB
 
Crédit photo : Tata Mareme
 
One Love !!!
 
 

Expoésie à la Belle Étoile à Arles

Pourquoi on part ?
 
Parce qu’on a décidé
De prendre notre « aucune chance »
 
Parce qu’on a choisi
De courir le risque de vivre
 
Parce qu’on sait que la vie
N’attend pas, n’attend personne au tournant
 
Pourquoi on part ?
 
Parce qu’on se sent
Enfant du monde et qu’on a des rêves trop grands
 
Parce que la géopolitique sans poésie des puissants ne pourra jamais nous empêcher de rêver et de nous élever vers nos rêves trop grands nos rêves de liberté de dignité pour toutes pour tous
 
Pourquoi on part ?
 
Parce qu’on a
Le sens de la syncope et de la fugue
 
Parce qu’on est
Né pour franchir toutes les lignes, élargir
l’horizon
 
Parce qu’on aime
La vie, encore elle, toujours elle, la vie qui bout dans les veines et bat dans le cœur sous la veste à gauche
 
 
MAOB
 
Émotion forte, cette photo prise par mon ami frère Pierre Journoud devant l’incroyable tableau de la grande sœur Olga Yaméogo, tableau qui sublime la couverture de mon roman « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy), dont j’ai partagé quelques extraits en résonance plus haut, et hier aussi, lors de notre Expoésie à la Belle Étoile, chez Sophie Muret à Arles… Sur La Lune.
 
C’était beau, c’était bleu.
 
Na som jita pour le partage, de la poésie qui peut être par foi, d’un mot une main tendue.
 
À l’autre, soi-même
 
 
One Love !!!
 
 
 

Bien arrivé à Arles… Sur La Lune

On est là… 🙂
 
Bien arrivé à Arles… Sur La Lune.
Ami(e)s de la région, nous vous attendons à partir de 14h30 à la Belle Étoile, galerie d’art située au 7 rue des Pénitents Bleus.
Au programme : Expoésie et rencontre autour des œuvres de Sophie Muret, Mathias Tossa et Olga Yaméogo …
 
Et je lirai et dirai aussi, des extraits de mon roman nouveau Les lumières d’Oujda (éditions Calmann-Lévy)
 
One Love !!!
 



 
 
 
 

Fin de résidence Faim du monde

Fin de résidence
Faim du monde
Encore
Faim du monde
Toujours
La Maison de la Poésie en Normandie, est d’abord une Maison, ouverte, accueillante et chaleureuse, tiers-espace et haut-lieu de relation. Et d’actions, de gestes.
D’art et d’âmes.
Merci à Patrick son directeur, qui a habillé mes mots de quelques notes de guitare jazz hier soir, à Jérôme Revel pour l’animation ensemble d’un match de foot 🙂 pardon d’un mirifique atelier d’écriture mercredi, à Charlène Damour pour le compagnonnage joyeux dans les classes de collège qui m’ont accueilli ces dernières semaines, et à toute l’équipe, vraiment, pour la bienveillance de chaque instant. Écrire dans ces conditions est un cadeau, et définitivement les lieux ressemblent aux êtres qui les portent.
Ici, on partage
L’ivresse et la tendresse des poèmes
Le Neufchâtel des jours 🙂
Les sourires vrais qui chantent l’amour
Je quitte l’île du Roi, rempli de gratitude et nourri d’émotions belles, na som jita aux autres artistes en résidence, aux comédiennes de la Compagnie de théâtre, et aux poètes, Jenny Dahan dont la sensibilité à fleur de peau m’a énormément touché et Julien Markland l’obsessionnel et génial scientifique du mot, qui m’a fait rire rire rire 🙂 et accompagné aussi, à la guitare bossa nova.
À quoi sert la poésie ?
À rien et à tout.
Et c’est en cela même qu’elle est.
Nécessaire, urgente et vitale.
Pour moi.
Et tant d’autres aussi.
Sisyphes heureux.
J’ai mis ce matin, un point final à mon prochain recueil de textes. J’en reparlerai ici, bientôt, en partagerai le rêve et la sève.
And now direction Arles, pour une Expoésie et une lecture-rencontre à La Belle Étoile, Samedi 20 février, autour de mon roman nouveau « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy).
Merci à Sophie Muret pour l’invitation.
Tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
One Love !!!

Ce cygne blanc

Et ce cygne blanc
Sur la rive du rêve
N’est-il pas un signe bleu
De la beauté irréfutable
Du monde ?
« Rien n’est vrai, tout est vivant »
Dit le poète
Et il a tant raison
Nous sommes
Des aurores
Nostalgiques
Du futur qui s’écrit
Dans la paume
De main en fleur généreuse
De l’enfant que nous portons
Toutes et tous en nous
Cet(te) enfant
Au rire qui éclate et soleil les cœurs
Ce(te) enfant
Dont l’invincible ardeur
Cultive, protège en nous le feu la flamme
Le désir doux et dur de vivre à la hauteur
D’un poème sans âge reçu en héritage
 
MAOB
 
Résidence sur l’île du Roi, Normandie jour 10, j’écris.
 
One Love !!!