Poésie du quotidien… 

Un homme, et une femme.
La soixantaine passée.
Il et Elle, marchent.
Sur la digue, Praia Iracema, à Fortaleza.
Le pas de l’homme emprunte à celui de la femme, son rythme et sa cadence.
Main dans la main, Elle et Il avancent.
On dirait qu’Il et Elle dansent.
Ensemble.
Quand soudain, Elle trébuche et perd une chaussure.
Il et Elle s’arrêtent, et dans un geste éclatant de tendresse, Il enlace Elle et l’embrasse.
Sur le front.
Avant de se baisser pour ramasser la chaussure perdue, et la remettre au pied de sa belle, dans le même élan.
D’amour,
Infini.
A ses pieds Il lui adresse un sourire, qu’Elle lui rend, naturellement.
Amoureusement,
Elle relève Il,
Et Il et Elle, reprennent leur chemin.
Main dans la main.
Sur la digue, Praia Iracema, à Fortaleza.

Je les ai trouvés beaux ensemble, et dans un mauvais réflexe, j’ai failli les prendre en photo. Et puis je me suis ravisé, me refusant le droit de figer leur éternité.

La poésie est là …

Dans les actes,
D’amour.
Et les gestes,
De tendresse.

MAOB

Poesia… Musica…Felicidade…

Obrigado beaucoup 🙂 aux belles âmes rencontrées à Joao Pessoa, Paolo et sa femme nous ont offert un accueil, d’une infinie chaleur humaine…
J’ai toujours pensé que l’hospitalité était un acte poétique, peut-être même le premier des actes poétiques, ce voyage me le confirme. Encore.
Next stop Fortaleza, la paix dans le coeur.

Ici

Ici on partage
Le manioc et l’igname des jours
Les sourires vrais qui chantent l’amour
Le soleil de l’art
Et la clarté de l’âme
Qui ose toujours

Ici comme ailleurs pourtant
La misère tutoie les petites gens
Mais les casas restent grandes ouvertes
Aux anges et aux passagers des vents
Voyageurs
A la recherche du Temps

Et du sens perdu

Nos différences fraternisent et causent
En connaissance de cause
Et chaque instant s’éternise en prose
Dans l’éloquence du silence
Des poèmes cachés
Sous nos paupières closes

Ici
On partage la pamonia, le tapioca
Dans des maisons de lumière
Et le maïs acheté au bord des routes
A le goût inénarrable
Des certitudes qui chassent
L’ombre

Des doutes

Il n’y en a aucun

Je me sens chez moi ici
Je suis chez moi aussi
Ce n’est pas moi qui le dit
Mais la cachaça de l’amitié
Et ces nouveaux frères qui m’accueillent
Et m’invitent à lever mon verre et trinquer

A la beauté
Des lunes orangées

Chaque vers de douce heure exaltée
Délie nos langues exsangues
Délivre nos songes d’été
Et consacre nos versets secrets
En oraisons de bonheur sacré

Floraison de mots bohèmes :

Qui s’aime et aime l’autre comme lui-même
Sème autour de lui espérance et bonté
Parle et parsème son chemin

D’éclats d’humanité.

Le monde va mal
Certes

Mais por favor

Permettez-nous
De nous saoûler
D’images
De rires et sourires
De visages paysages
Farandole de souvenirs
De joie
Arrachée aux années qui filent
Vers l’éternité qui tremble
Et semble
Vouloir nous dire
Encore
Qu’au dernier soir sur cette terre
Pour chacune et chacun d’entre nous
Avant la mort

Il ne restera que la douceur
Ou la douleur

La tendresse

Des heures, et des moments fulgurants

Tempos incandescents

De vie-ensemble

MAOB

 

Crato on the Moon

Rencontre avec des jeunes musiciens et l’ONG brésilienne Beatos qui veille à préserver le patrimoine culturel de la ville de Crato, sous la direction d’une femme exceptionnelle, Dani de Jade.
Obrigado Dani, obrigado Toninho, obrigado la vie 🙂

One Love!!!

Capitaine Alexandre et l'ONG Beatos

#BrésilTour2015
#CratoOnTheMoon
#LifeisAPoetrip
#CroireEnSesRêves