A Yaoundé … Sur La Lune…

On est là …

A Yaoundé … Sur La Lune…
Bien arrivé au Cameroun, en famille, pour la cérémonie de remise du Prix Orange du Livre Afrique.
Au programme, rencontres artistiques et ateliers, masterclasses et slam poetry jam ce soir, MARDI 21 MAI 2019 au Cipcalab Patrimoine Culturel (de 18 à 20h30) et ensuite au STREET CORNER à partir de 21h30.
Ami(e)s du coin, amoureuses et amoureux des mots, on vous espère en nombre.
Merci au frangin Sadrak pour la réactivité poétique, et merci aux lieux qui nous accueillent au mot levé.
Gaelle Rauche, Ange Alexandre, Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy, Calvin Yug, Serges Epoh, et moi avons hâte de partager avec vous, la musique, la poésie et l’art. De la vie.
André Ngoah, Grimo Art, Hugues Tchoumegni, Free-t Tchenganou, à ce soir?

Hanoï sur le pont Long Biên

Hanoi
Sur le pont
Long Biên

Où es-tu
Ô Mai
Dans cette ville
Dans cette vie, qui me tue ?
Ou es-tu
Intanquille amie ?
Dont je porte la tendresse
En vertu
Tatouée
Sur le cœur
Tambour

Hanoi
Sur le pont
Qui relie
Passé présent demain
Souvenirs du futur
Et rêves anciens
Le pont
Symbolique
De lien
Passerelles
Entre nos cultures
Et nos iImaginaires
Identités-rhizomes
De femmes et d’hommes
En relation

Hanoï
À la tombée
Amoureuse
Du jour bleu
Je marche
Sur les traces rouges
Du poème
D’un garçon
En quête de lui-même
Et d’une fille au visage lune
Personnages de roman

MAOB

Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#SurLePont
#ChroniquesVietnamiennes

Temple de la Littérature Splendeur d’Orient

Temple de la Littérature
Splendeur d’Orient
Haut lieu de spiritualité
Et de sagesse empreinte
De Confucius
Écrire et dire ici
Est un honneur
Et un bonheur qui invite
A chercher toujours
L’homme honorable
En soi
Espérer le trouver
Au détour
Des chemins
À la croisée intime
D’autres destins
Liés au sien
À dessein
Il me faut
Amourir
En corps
Ici
Pour renaître
À ma sève
À mon rêve
De vingt ans
Celui-là m’aime
Qui m’a fait
Franchir tous les caps
De l’existence
Qui n’est qu’une étape
De la route
Que je trace
En poèmes
Depuis Douala
Nous avons tous besoin d’une majuscule, certains l’appellent dieu, d’autres l’art. Je ne crois pas en dieu, je n’y ai jamais cru, je crois. Cela n’empêche pas sa nostalgie, par foi.
Je ne crois pas en dieu, parce que je n’en ai jamais eu besoin, j’avais Césaire. Char. Eluard. Neruda. Garcia Lorca. Sony. Solaar. Rûmi. Darwich. Damas. Depestre. Franketienne. François Cheng. Le sourire éternel de ma mère. La confiance de mon père. Et mon amour. Mon amour. Des mots.
J’écrivais déjà avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Enfant j’épelais les lettres sans arrêt, comme pour les inscrire. Quelque part. Dans le vent qui me soufflait des fables.
Dans mon ventre et dans mon coeur affable.
Dans le temps qui m’a tué une première fois, un 17 octobre noir, mais m’a appris à vivre aussi.
Dans l’urgence, la lumière et la tendresse des jours.
J’écrivais déjà. Avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Je suis corps de textes, encre de sang.
Depuis la fêlure de ma naissance.
Je n’ai jamais eu de distance. De distance avec la poésie.
C’est le Cahier qui m’a brûlé.

MAOB
Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris, juste.
Je suis bien ici.


One Love !!!


#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#ChroniquesVietnamiennes

J’ai la tête qui tourne, un peu

On est là … 🙂

La tête à l’envers, un peu 🙂
Merci aux étudiants vietnamiens, camerounais, maliens, togolais et haïtien, ainsi qu’aux enseignants de l’ULIS (Université de Langues et d’Études Internationales) pour leur écoute et leur magnifique accueil, aujourd’hui, un 7 mai qui restera gravé.
Heureux d’avoir partagé avec eux des extraits, de mon roman premier, « Diên Biên Phù », en ce jour si spécial pour le pays, jour qui marqua la fin d’un monde.

Vietnam, jour 4, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile.
Les enfants vous relèvent, vous élèvent, vous font entrevoir. Le miracle possible de l’éternité. Tous les enfants du monde, sont des matins qui se ressemblent, prennent leur en vol. Et les adultes, des aubes nostalgiques.
De l’enfance envolée.
Enfants : êtres-anges à l’Innocence fragile.
Je pense aux miens, en permanence.
Ange, Maëlle et Léa, mes trois plus beaux poèmes.
Je pense à eux et j’espère. Pour eux.
J’espère qu’à mon dernier soir sur cette terre, je pourrais me dire que j’ai été un bon père, me dire que je ne suis pas trop passé à côté, à côté de ma vie avec eux. Pour eux.

Vietnam, jour 3, j’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#BienvenueàDiênBiênPhù
#ChroniquesVietnamiennes

Ciel couleur d’orange

Ciel couleur d’orange
Criblé d’espoir
Que je cultive
En marchant sur la terre

Tant d’émotions
Et de mots du monde
Dans ma voix qui silence
Je parle pourtant

Parler, c’est d’abord écouter
Oui écouter, écouter l’autre
L’autre qui a toujours
Quelque chose de nous

Et quelque chose, à nous dire aussi

Nous dire d’elle, de lui
De son île à elle, à lui, de son pays, de sa culture
De ses bonheurs, de ses malheurs
De sa mémoire, de son histoire
Quelques part
Parcelles d’être, parts
D’elle, de lui, donc de nous
Assis comme elle, comme lui
Sur du vent

Nous sommes
Toutes et tous
Du même genre
Humain
Les mêmes gens
Tentant
D’escalader les désastres
Et vivre en paix
Dedans
Dehors
D’abord
En accord
Avec nous-mêmes

Il faut déployer ses ailes
Souvent
S’échapper belle
Aller voir ailleurs
Si on y est
Pour savoir
Qui nous sommes
Vraiment
Qui nous voulons être
Pleinement, être
En somme

Ma mère avait raison

Rien de grand
Pardon, je veux dire
Rien de plus grand que soi
Ne se fait sans amour

Vietnam, jour 2, J’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

Colloque international sur Diên Biên Phù

Belle émotion de découvrir à Hanoi, à l’occasion du colloque international sur Diên Biên Phù auquel je participe, le livre de mon ami Pierre Journoud, professeur et historien passionné et passionnant, « Diên Biên Phù, la fin d’un monde », ouvrage historique dans lequel il me cite, argumentant les liens inextricables entre Grande et petites histoires, rappelant ainsi à quel point nos matières peuvent être complémentaires. Nous avons besoin des historiens, pour connaître le passé, saisir le présent, envisager le futur. Nous avons besoin des poètes, des écrivains, qui s’attachent à dire les femmes, les hommes, humains épris et pris dans leurs contradictions, leurs addictions, leurs paradoxes, leurs parts d’ombre et lumière.
Nous avons besoin des historiens, pour essayer de comprendre les faits, besoin des artistes pour essayer de nous comprendre nous-mêmes, saisir l’essence frivole de nos êtres, nous envisager chaque jour, dans notre vérité nue.
J’écoute les communications des chercheurs et doctorants Vietnamiens et Français, leur positions, leurs prises d’opposition aussi parfois, je questionne le sens des mots et de leur traduction, je pense à voix haute, qu’il nous faut réinvestir le langage, le chant / champ sémantique, pour parler ensemble, parler des mêmes choses, des mêmes causes, des mêmes clauses d’inconscience, des mêmes conséquences.
Je remercie la vie, d’être là, invité à cette réunion d’intelligences, espace de réflexion et réflection, où l’on peut se voir en miroir dans le regard de l’autre, différent et ressemblant à la fois, voir que l’on cherche au fond, sous le plafond des phrases, la même chose que lui, la même chose qu’elle aussi, en émoi à quelques encablures de moi : un brin de paix, des regards et des sourires sincères, de sœurs et de frères en humanité juste. Et digne. Libre et libérée des préjugés qui nous fondent et font de nous ce que nous sommes parfois. Des ennemis. De nous-mêmes.
Je réalise qu’on est là, dans le passé présent futur, ici, là-bas, à côté, partout. On est là, et on fait notre part. Ensemble.
Pour former communauté de la même et seule nationalité qui compte ou devrait compter, la seule qui vaille la peine qu’on se batte pour elle, la nationalité humaine. On est là pour dire et redire qu’il faut faire de la place à toutes les mémoires, toutes les souffrances. La même place.
Au nom de l’universel à réinventer. Ensemble.
On est là, à essayer d’inventer « le peuple qui manque » et « une nouvelle région du monde », comme diraient Deleuze et Glissant, d’une même voix, d’une même foi. Ensemble.
La culture est un champ sur lequel on peut faire pousser des rêves communs, un espace de libre échange et de partage, lieu de relation, de donner recevoir. Alors on donne, et on reçoit. On reçoit et on grandit. En humanité, encore.

Vietnam, jour 1 toujours, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip

Tous les matins du monde ont le même visage

Tous les matins du monde ont le même visage.
Le même rythme frénétique, le même tempo, de coeurs frémissants qui battent effrénés, dans le jour naissant.
Coeurs d’enfants, de femmes et d’homme, sur le chemin de l’école, du travail, de chimères sociales. Coeurs qui marchent, roulent, rament, crament à la même cadence, pour débrouiller la vie, chercher l’essence, le sens de celle-ci, chercher les « dos », chercher l’or ou l’art de vivre à sa bonne heure. Déverouiller les portes.closes. Faire bouger les lignes de l’existence.
Tous les matins du monde ont le même visage.
De Hanoi à Douala, en passant par Paname, des parents du grand village planète terre, envoient filles et fils à la recherche du temps perdu, fabrique du futur qui se gagne selon certains, à la sueur du front, s’invente selon d’autres, à chaque instant de face à face, en phrase avec soi-même.
En phase.
Tous les.
Matins.

Vietnam, jour 1, pluie fine de moussons.
Moisson de rêves épars.
Poème.
J’habite rue du monde.
Dans une grande maison bleue, avec vue.
Sur l’amour. Et l’horizon de ton corps.
Toujours à portée de mes mots qui tremblent et de mes mains en fleurs. J’habite rue du monde.
Et tous mes matins, qui ne se ressemblent pas, se rassemblent avec toi.
À la lisière de l’aube, musicienne nostalgique du silence mal éteint de la nuit.
Tous les matins du monde ont le même visage.
Le tien.
Le mien.
Le nôtre.
Visages pour être aimés, qui pleurent ou sourient, à la lumière de la lampe-tempête en nous, espérance sublime, qui délie les langues et lie pour la vie les âmes qui sèment.
L’envie de vivre, encore.
La poésie, éternel recours.
La tendresse, au secours.
Des cœurs.
Vietnam, jour 1, j’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

#Touslesmatinsdumonde
#Écrirejustejusteécrire
#LifeisAPoetrip

 

 

 

Sous l’émotion de ce moment « or » du temps à Valognes

On est là …

Encore sous l’émotion de ce moment « or » du temps à Valognes … Sur La Lune, en précieuse compagnie.
Merci au frangin Alain Larribet qui a partagé avec moi sur scène, le bonheur et l’honneur de recevoir le Prix Littéraire de la Ville, pour mon recueil « De terre, de mer, d’amour et de feu » publié chez Mémoire d’encrier.
Merci à Gaelle, pour sa présence lumineuse et la photo, souvenir de l’instant. Diamant.
Merci à la Médiathèque, pour l’accueil chaleureux.
Merci au jury, encore et encore, pour son choix porté sur mes poèmes d’orage et d’espérance.
Et enfin, merci, na som jita, au maire de la Ville et à l’élue adjointe à la Culture pour leurs mots à l’égard de mes textes, et aux jeunes membres du Club Poésie du Lycée, pour leur poésie enlianée à la mienne.
Dans la lumière des jours.

One Love !!!

#TourDeFrancePoétique
#LifeisAPoetrip
#DeTerreDeMerDeLoveEtDeFaya
#écrirejustejusteécrire
#PourNePasVivreinutile