Du Mont Cameroun Au Mont Ventoux

Du Mont Cameroun
Au Mont Ventoux
Il n’y a qu’un poème
 
Une langue de mystère
Qui passage éclair
Sur la terre
 
Un poème
Dans le cœur
Et quelques pas franchis
Avec allégresse et joie claire
Par celles et ceux qui savent
Qu’il faut par foi
Aller voir ailleurs
Si on y est
Pour se rendre compte
Qu’on y est, aussi
Juste humaine, juste humain
Sans fard aucun ni masque de pluie
 
Un poème
Dans le cœur
Tambour
Une chanson bohème
Offerte en partage
À celles et ceux qui savent
Ce qu’il faut de jour
En soi
Pour avancer
Vers l’Autre
Avec un bouquet
De mots à la main
 
 
Depuis mes quinze printemps, je porte un poème dans le cœur. Et les années qui filent étoiles, m’apprennent à prendre soin de mon âme, à aller chercher, à aller trouver, dans la nature, la paix et le silence d’art, que les Hommes se refusent. À eux-mêmes.
 
MAOB
 
Merci au frère ami Fred Ebami, pour le travail en cours, la connivence qui nous dure depuis le terrain (de foot) de l’enfance à Bonapriso 🙂 et la folie qui nous lie et nous fait livre ensemble, bientôt.
Et na som jita encore à Elena Ventura, à Thibault, et… au n’goni 🙂, pour l’accueil en résidence artistique, et la magie du lieu.
Chère Hélène, ta maison ouverte aux nomades troubadours ménestrels et saltimbanques, est un miracle.
One Love !!!
 

Au pied Du Mont Ventoux

Il flotte
Dans l’ère
Comme
Une odeur
De jasmin
 
Émoi
Je cultive
Jardin
De proses
Célestes
Précaire
Privilégié
Je trace
Chemin
Bordé d’oliviers
 
Loin
Du vacarme
Et des tourments
Du monde
J’écris
 
J’écris
Au soleil
De la tendresse
Pour ne pas perdre
Le sud
 
J’écris
Drapé
Dans la cacophonie
De mes silences
Traversé
 
J’écris
Donc je dis
Je dis
Donc je suis
Je suis donc je vibre
 
Au recommencement
Du monde
Au mitan
De la clarté et de l’ombre
Musiciennes nostalgiques
 
J’écris
 
 
Au pied
Du Mont Ventoux
Bat le cœur
D’un arbre à paroles
De lumière et de paix
 
L’arbre dit : « L’à venir est devant devant, et la vie est ici ici, maintenant maintenant… « 
 
Je souris à la sagesse de l’arbre, à la profonde simplicité de ses mots que je cueille comme fruits pour l’esprit, viatiques pour l’âme.
 
MAOB
 
Merci à Elena Ventura et à l’association Grains de Lire, pour l’accueil chaleureux en ce lieu magique, pour une résidence artistique avec le frère ami depuis plus de trente ans, Fred Ebami.
Notre roman graphique se peaufine, se profile.
À l’horizon.
Des poèmes.
 
One Love !!!
 
 

Au merveilleux Festival du Premier Roman

On est là… 🙂
 
Au merveilleux Festival du Premier Roman, organisé par Lectures Plurielles, à Chambéry… Sur La Lune.
Merci à toute l’équipe et aux bénévoles, qui portent la littérature au cœur et la rendent, comme dit le poète Jean-Pierre Rosnay en parlant de la poésie, « inévitable et contagieuse. »
 
Merci à Olivia Ruiz, Bastien Lallemant, JP Nataf, Diane et Pierre-Olivier pour le moment de grâce ensemble, sur scène à l’Espace Malraux.
 
Merci à Kerenn Elkaim et Mohammed Aissaoui pour nos mains tendues au Théâtre Charles Dulin, belle est la rencontre. Humaine.
 
And last but not least, na som jita au public, pour la présence chaleureuse, et l’écoute de nos mots d’orage, d’amour et d’espérance.
 
I’m on the road again.
 
One Love !!!
 

À Chambéry

On est là… 🙂
 
À Chambéry, où j’aurai le plaisir de cœurverser ce matin à 11h au Théâtre, avec la journaliste Kerenn Elkaim et le romancier Mohammed Aissaoui
 
Nous parlerons de mains tendues, et de mots qui sauvent, et s’offrent en bouquets de clarté.
Merci pour l’invitation à revenir sur mes traces ici 🙂, oui merci grand à la merveilleuse équipe de « Lectures Plurielles » qui organise le Festival du Premier Roman de Chambéry, dont j’ai été un des heureux lauréats il y a deux ans.
 
One Love !!!
 
 

À l’horizon de Mai et de Juin

À l’horizon de Mai et de Juin : Montpellier, Chambéry, le Mont Ventoux, Grenoble, Paris, Courbevoie, Monaco, Toulouse, La Charité sur Loire …
 
Et la beauté qui me traverse toujours, de parts en parts, la poésie, au détour d’un sourire, d’un regard, d’une main tendue, d’un bouquet de mots, d’un paysage, dont je garde intense la trace du passage.
 
Il n’y a pas de reprise pour moi qui n’ai jamais arrêté, de marcher, de voyager dans le monde, d’écrire et de dire, pas de reprise donc mais des retrouvailles, avec les différents publics des festivals et salons du livre empêchés hier, et avec les personnages de mon roman prochain, dans lequel je vais replonger à l’occasion d’une nouvelle résidence d’écriture dans un pays cher à Char.
 
Définitivement, tout peut.
Tout.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
 
One Love !!!
 
 

Pourquoi on part ?

Pourquoi on part ?
En duo avec une diseuse sublime, je redécouvre mes mots.
D’orage, d’amour et d’espérance.
Na som jita bien chère Isabelle Fruleux, pour le partage de cet extrait tiré de mon roman nouveau, « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy).
 
One Love !!!
 

Fugees

Fugees
Nous sommes
En espoir de cause
Des êtres dans le vent
Sortis du ventre
De nos (terres) mères
Pour vivre et faire prendre l’air
À nos idées haut placées
Dans le ciel qui coule
Sur nos visages pour être aimés
Avec ou sans visas
….
 
MAOB
 
Le week-end dernier dans la Marne, à l’abri du monde qui gronde, nous avons bu la même eau, une eau de vie et de poésie, de fraternités et de sororités rieuses.
Fabriquer nos utopies, créer des oasis pour le vivant, le vibrant, s’offrir des échappées belles, c’est bien de cela qu’il s’agit.
Merci à Marie-Pierre Barrière et à l’association EOLE, pour l’engagement citoyen, l’accompagnement profondément humain de jeunes qui ont tant besoin de souffler, après l’enfer des traversées, et l’enfer administratif à l’arrivée au pays des droits de l’homme… qui a des papiers, des jeunes qui me touchent et m’emeuvent, me donnent de formidables leçons de courage et de dignité, de résilience et de résistance, de lumière et de joie inaliénables.
Merci à ces jeunes, poètes qui s’ignoraient (pour certains), le vieux monsieur que je suis 🙂 est heureux de les avoir guidés en ateliers.
Pourquoi j’écris ?
Pour ne pas vivre inutile.
Définitivement.
 
One Love !!!
 
 

Suza, Avril 2021, Jours et Nuits de la Poésie (partie 1)

Souvenirs du futur…
 
Suza, Avril 2021, Jours et Nuits de la Poésie (partie 1)
 
Na som jita au camarade Armand Gauz, pour ses photos sublimes.
 
Na som jita à toutes celles et à tous ceux, sous le manguier, arbre à palabres de plein vent et de sens commun.
 
Na som jita à la Fondation MAM, et à Marème, pour tout.
 
Tout peut.
Tout peut être.
Tout peut être annulé.
Sauf nous.
 
One Love !!!
 

Et Bob Marley chantait…

« Et Bob Marley chantait… »
Redemption song
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui
C’étaient les années Fac, les années dread, les années dream, les années « Roots Rap Reggae » n’est-ce pas Samory ?
C’était moi, dans cette chambre d’étudiant à l’école de l’art de la vie, souriant à l’icône rasta à l’affiche sur le mur.
« Emancipate yourselves of mental slavery », les mots résonnent en corps, et pour toujours.
Et il est bon de se les rappeler, ces mots, en ces temps troublés.
Comme il est bon de se rappeler d’autres mots, ceux de Fanon, né martiniquais, mort algérien, qui ne cherchait rien d’autre en l’homme que l’homme : « je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». « Emancipate yourselves… », a dit le poète, prophète de Kingston.
« Et Bob Marley chantait… « 
Is this love?
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui
C’étaient les années du boulevard de la Liberté, les années hip hop, les années new-jack, les années jam session dans le salon, ou sur le balcon quand le temps nous le permettait, on lisait à voix haute Damas, Depestre, Deleuze, Derrida, on lâchait des freestyle sur des instrus de face B, on rappait, Tupac, Lost Boyz, Mobb Deep, IAM et Solaar, et on fredonnait, en choeur avec Lauryn Hill en stéréo, « Turn your lights down low… I want to give you some love (some good good lovi’n)… »
Pour l’éternité.
« Et Bob Marley chantait… « 
No woman no cry
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui
C’étaient les années de feu et de froid, les années d’insouciance et de prise de conscience à la fois, du monde, de ses hideurs et de ses grandeurs, humaines. C’étaient les années, d’accouchement par Césairienne des premiers textes de rage engageante, les années jamais n’arrête ton Char, « Impose ta chance, serre ton bonheur, va vers ton risque, à te regarder ils s’habitueront. », les années blanches, les années bleues, les années rouges, les années sang, les années cendres, les années avec et sans, les années loin du pater, loin du pays natal, la tête dans le « Cahier » qui m’a brûlé, les années « Fureur et mystère », les années révolutionnaires.
« Et Bob Marley chantait… »
I shot the Sheriff
Et nos voix liées
S’enlianaient à la sienne
Marronne
Plus grande que lui
C’étaient les années solidaires, si j’ai un peu tu as un peu, si j’ai beaucoup tu as beaucoup, les années galère, les années Gatsby, les années junk food, les années foot, les années folles, années « frivole la vie est une fête de ouf », les années sans couvre-feu, les années fun, les années 9 de coeur à découvert, les années sans masques, les années sans casques, les années belles, années rebelles, les années phare, far away from home les années sans passé ni futur, années au présent plus qu’imparfait mais au présent quand même, les années carpe diem, les années marche et rêve.
C’était il y a quarante ans, un 11 mai à Miami.
La vie de Robert Nesta Marley s’est arrêtée, mais celle de Tuff Gong continue, Bob enchante encore nos âmes, nous chante en corps, pour toujours, « Get up, stand up ! », et ma voix déliée, définitivement s’enliane à la sienne, marronne, sa voix plus grande que lui.
Emancipate ourselves.
MAOB
One Love !!!
Bob Marley by Fred Ebami