Au pays de René Char, j’écris

Il y a
Des matins gris
Et sans espoir
Et d’autres, matinées satinées d’envies
Qui nous rappellent au désordre joyeux
Et à la lumière de nous-mêmes heureux
Instants diamants qui nous augmentent
Et nous redisent ce que nous savons déjà :
La vie vaudra toujours, toujours la peine
La peine d’être vécue, vécue pour
La beauté ineffable intraitable inaliénable
Le sourire inaltérable d’un amour inénarrable
L’éternelle étincelle d’une amitié qui scelle
Le pacte de nuits et de jours de merveille
Au pays de René Char, j’écris
Et L’isle-sur-la-sorgue devient
En mon âme améthyste
L’isle-sur-la-lune
Ville-poème de bleu toute dévêtue
Offerte à mon regard qui tremble ému
MAOB
One Love !!!

Nourrir Ma lumière De lumière

Nourrir
Ma lumière
De lumière
Et mon chant bleuté
Du chant de clarté
De la beauté qui ouvre
Chacune, chacun, à soi
Relève et élève
Chacune, chacun, vers soi
La beauté qui vertige le monde
Redonne la vue
Et fredonne l’envie
De la vie augmentée

Partout sur la terre
Les couleurs changeantes du ciel
M’appellent
Ou me rappellent
À moi-m’aime
Et à ces mots « encrés »
En mon âme, améthyste intranquille
Depuis l’âge d’art de l’adolescence :

Écrire
C’est prendre la mer

J’ai pris la mer

Par amour

MAOB

One Love !!!

#LifeisAPoetrip
#MorgesSurLaLune
#OnTheMoonForLove

Beyrouth Ville-Phénix

Beyrouth
Ville-Phénix
Maintes fois
Ressuscitée
Ressuscitera
Encore
De ses cendres
Hier
Aujourd’hui
Et demain

Le pays du cèdre
Porte en son cœur
Et en son âme
Comme une injonction
Une urgence
À vivre
Qui fonde et pousse à la fronde
Tous les pays qui ont connu
Catastrophe et désastre
La violence du monde qui est surtout
Celle des Hommes qui luttent
Contre eux-mêmes souvent
Au lieu d’agir pour eux-m’aime
Toujours

Le pays du cèdre
Porte en mon cœur
Et en mon âme
Une trace indélébile
De rose impossible
Et un parfum d’olivier
Qui invite à la paix
Après la guerre
La vie doit vaincre
Toujours
Vaille que vaille
Vaille que vaille
La vie

Le pays du cèdre m’a offert
Il y a plusieurs années déjà
L’hospitalité en poème
Dans le feu des mots de Nadia Tueni
Et la sagesse en proverbe de Rumi
Un soir d’automne à El Bourj
Éclairé à la lampe des sourires et des regards
D’enfants du Liban chantant Gibran
En chœur avec un poète Sawa
Nous étions les mêmes
Nous sommes les mêmes
Nous resterons les mêmes
Sawa

Hier
Aujourd’hui
Et demain
Beyrouth
Ville-Phénix
Je t’offre
En juste retour
Ma parole sybilline
Tressée en bouquet
Pour dire
Et redire
La vie qui nous lie
Vaille que vaille

La vie

MAOB

#écrirejustejusteécrire

« J’ai arrêté d’écrire, pour regarder passer l’écriture »

Écoutant Christian Bobin

« J’ai arrêté d’écrire, pour regarder passer l’écriture »

Et je suis devenu
Un homme à fleurs
Le temps d’un été qui rime
Avec éternité

Un homme-tournesol solaire
Solidaire
Des femmes et des hommes qui marchent
Sur la terre

En quête
D’un peu d’azur
D’un peu de bleu
D’un peu de paix

Au bord des lèvres

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Crédit photo : Léa Oho Bambe

La poésie Comme une prière À l’aube

La poésie
Comme une prière
À l’aube

Un salut
Au soleil
De l’âme

Un vœu
De feu sur une feuille
Au vent

Un SOS
Une bouteille
À l’amour

Un geste
Du cœur qui bat
Chamade, rêve et révolte

Un chemin
De croix
Et de foi

Une voie
Qui ouvre en soi
La voix

Inaliénable
Ingouvernable
De l’enfant

Qui court sur la mer
Et parle aux étoiles
Les soirs de pleine lune

MAOB

One Love !!!

Merci encore et toujours à l’ami frère Ken Wongyoukhong, pour son regard sur notre art.
De vivre. Et le salam à my man Christophe « Easy Lee », le frangin fringant à mes côtés sur la photo, prise au Festival de Musique Sacrée de Fès… Sur La Lune.


#écrirejustejusteécrire
#LifeisAPoetrip
#TourDuMondePoétique
#OASSLLExperience

La même voix Pour un monde plus juste

Graver
Dans le marbre
Du temps
Et les cœurs atrophiés
Ces mots
En noir et blanc
Les voir
Enfin
Traduits
En consciences
Et en actes
Politiques
C’est le combat
De tant de générations
Déjà
Qu’on a parfois l’impression
D’une longue marche
Sans fin
Et pourtant
On marche
On marche
On marche encore
Vers le carrefour des cultures
Et vers nous-m’aime
On marche à l’ombre
De la haine
Envers et avec toutes et tous
Vers la lumière
Et vers tout ce qui pourrait nous sauver
Nous relever et nous élever
Vers nous-mêmes
Debout
Portant la même faim
Et la même soif
La même voix
Pour un monde plus juste
Ou tout au moins
Moins injuste
Ma vie compte
Ta vie compte
Nos vies comptent
Humains, humaines
Nous sommes
Et cela devrait suffire, non ?
L’histoire est en retard
Alors en attendant que cela suffise
D’être humaine, humain juste
Il faudra marteler encore et encore
Au yeux des aveugles
Et aux oreilles sourdes
À nos colères et à nos révoltes légitimes
Que nous n’avons pas le temps des polémiques
Et des « je » d’ego et de sémantique
Nous sommes de toutes les couleurs
Et nous nous proclamons en chœur
Humaines, humains
Enfants solaires solidaires
De tous les damnés de la terre
Poing
Levé
Et main tendue
« Le combat continue »

MAOB
One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#BlackLivesMatter
#WeCan’tBreathe

Grandir dans la tendresse des jours

Regarder
Ses enfants
Grandir dans la tendresse des jours

Et se dire
Qu’on espère
Très fort
Et très tendre
Qu’on aura fait
Sa part
Pour leur éviter
Nos bleus
À l’âme
Nos peurs
Anciennes
Et nos colères
Noires

Se dire
Qu’on espère
Très fort
Et très tendre
Qu’on aura fait
Sa part
Pour leur offrir
Un avenir
Dans lequel
Leur couleur
Ne sera pas
Réduite à peau
De chagrin

Regarder
Cet enfant touché par la grâce
Chanter « I just want to live, God protects me »

Fondre
Devant
Tant d’humanité
Offerte
Sans fard
Ni masque
Et au fond
Me redire que Dieu
S’il existe
N’a jamais eu aucun pouvoir
Sur la violence
Des hommes qui trop souvent
Préfèrent la mort à l’amour

MAOB

One Love !!!

#Icannotbreathe

I can’t breathe

Rien, non rien
Ne semble changer
Rien de rien
Fabe avait raison
Rien ne change
À part les saisons

Et

Les mêmes toujours en danger

Chantent

Les mêmes funèbres oraisons

I can’t breathe, I can’t breathe

No more

Encore

Un corps

Noir

À terre

George hurle

I can’t breathe

Supplie

Mama, America, I can’t breathe

George pleure

Avant de mourir

Étouffé

Par la violence systématique

De la police qui tue dans la rue

En plein jour et à visage découvert

Sans gêne et sans crainte particulière

D’être inquiétée

I can’t breathe

Mains dans les poches
Le flic sourit
Il est filmé
Mais ce n’est pas du cinéma
On n’est pas à Hollywood
Mais dans la hood, la vraie vie
Et donc, dans la vraie mort
Du corps noir menotté
À l’histoire d’une nation
Qui ne vend plus
De rêve à personne
Et n’a jamais offert de trêve
Aux corps noirs
Fruits étranges
Pendus aux arbres hier
Écrasés au sol aujourd’hui
Ou criblés de balles qui ne portent pas
D’autre message que la haine d’un pays
Pour une partie de ses enfants

George est mort
Comme tant d’autres corps
Noirs aussi
Avant lui
Asphyxiés
Exécutés
Pour ainsi dire
Sur la place publique
De l’AméRISQUE
Pour les corps noirs
Coeurs de cibles
De certains cops blancs
L’Amérique est great again
À ce qu’il paraît
Tant mieux pour elle
Tant pis pour celles
Et ceux, en bas de l’échelle
Qui vivent tranquillement
Leur American nightmare
Calvaire qui dure
Pour la communauté Afro-Américaine
Depuis des siècles et des siècles
Et des siècles de larmes, de sang versé

I can’t breathe
I can’t breathe

Georgia, Georgia on my mind

I can’t breathe
I can’t breathe

Mississippi is burning

I can’t breathe
I can’t breathe

Michael Brown

I can’t…

Keith Lamont Scott

I can’t…

Eric Gardner

I can’t…

Breonna Taylor

I can’t…

Ahmaud Arbery

I can’t …

Black lives matters

I can’t

Michael, Keith, Eric, Breonna, Ahmaud,

Pour ne citer que quelques noms et sourires

Exhumés

Des oubliettes de l’histoire de l’AméRISQUE

Pour les corps

Noirs

I am not your negro

And I have… un cauchemar

I can’t breathe

I can’t breathe

Mama, I can’t,

No, I can’t

Breathe

No more

Le vent se lève pourtant

Il nous faut continuer

La longue marche

Vers la liberté

Vers la dignité

Pour chacune, pour chacun

Avec toutes

Avec tous

Femmes et hommes

Sœurs et frères

De la même couleur

D’âme rebelle

À toutes les injustices et toutes les discriminations

Qui nous assignent, nous assassinent

Partout sur la terre

Dans le silence et l’indifférence

Du monde

Parfois

La prochaine fois

Le feu

MAOB

One Love !!!

Dehors il neige C’est le printemps

Je vais sortir
Du lit
Il est 11h
Et je suis vivant
Dehors il neige
C’est le printemps
La distance des corps
Heureusement
N’est pas celle des cœurs
Vibrants

Nous sommes
Des espoirs communs
Qui crient encore
Fred a raison
Crions
Débarricadons
Nos esprits
Évadons-nous
De toutes nos prisons
Physiques et mentales

Rien n’est promis

Rien n’est donné

Rien n’est acquis

Nous sommes requis

L’heure de nous-mêmes a sonné

Il y a bien longtemps déjà

Le vent se lève
La vie se rêve
Il nous faut donc
Vivre
Dans le vent
Du rêve
Les yeux rivés
Vers l’à venir
À bâtir
De nos mains en fleur généreuses

Il fait soleil radieux
Dans les sourires des enfants
Qui parlent aux étoiles
Et voyagent à dos de baleines bleues
Autour du monde
En quête d’aurores boréales et de lunes rouges
Éclatantes, écarlates et pleines à faire frémir
La beauté elle-même
Il fait soleil radieux, ma sœur, mon frère
Envolons nos pensées mortifères

Quittons la dead zone
De nos naufrages
Démiurges
Nous sommes
Nous avons
Le pouvoir ultime
De bouleverser
Le désordre du monde
Et de rejoindre l’autre rive
À la nage

Le tunnel est long
Le chemin aussi, parfois
Mais vois-tu
Il y a de la lumière
Au bout
Et en toi, surtout
Tu trouveras, si tu cherches bien
Une phrase étincelle
Un souvenir de luciole
Pour ecalader le désastre

Le regard d’un amour tendre et pur
Le rire fracassant d’un bel ami
Et un livre, s’il ne doit en rester qu’un
Seront toujours médecines douces
Pour ton âme intranquille améthyste

Le cahier qui m’a brûlé demain
Me brûlera encore hier
Éternels, Ces airs
De jazz sous les manguiers
Nourrissent mon existence et mon chant

Et j’ai choisi
Mon camp
Un 17 octobre noir
Le camp de la poésie
Donc celui de la vie
Depuis je cultive le champ
Des possibles en nous
J’écris, pour moi, pour toi, pour toutes et tous
J’écris, comme d’autres
Plantent des arbres

Sing your song
Disait Sita
Alors je chante
Et chanterai fort rêveur
La même chanson
D’espérance sublime
Pour recoudre nos jours blessés
Donner de l’élan à nos élans
Et du souffle à nos souffles
Comme un

Je vais sortir
Du lit
Il est 11h
Et je suis vivant
Dehors il neige
C’est le printemps
La distance des corps
Heureusement
N’est pas celle des cœurs
Vibrants

MAOB

One Love !!!

*photo signée Albert Morisseau Leroy

#écrirejustejusteécrire
#OnTheMoonForLove