Ma vie

Ma vie ?
Un projet d’écriture
Roman poème qui file
Entre les doigts
Du temps qui s’étiole, défile
En étoile
Jusqu’à ces mots que je peins
Et dessine de mes mains
En fleurs généreuses
Pour demain
Ma vie ?
Un pari
Un défi
D’encre
Et d’exil(s)
Un rêve bleu, qui me fonde
Et me porte à la fronde
Me guide, à la rencontre du monde
Ma vie
Je l’avoue
Je la vis et la veux
En chansons
Populaires
Révolutionnaires
D’amour et lumière

MAOB

#écrirejustejusteécrire
#pournepasvivreinutile
#PoetAtWork
#BienvenueAuClub

Crédit Photo : Frédéric Reglain / Divergence

et je suis libre

et je suis libre
car je ne possède
(plus) rien
excepté
ce bouquet de mots
de chair et de sang
tressés ensemble
par une nuit
de lune pleine

et je suis libre
car je ne possède
(plus) rien
le prix à payer
pour entrer
en poésie
est de perdre
le chemin du retour
tout perdre
se perdre
jusqu’à l’amour

et je suis libre
car je ne possède
(plus) rien
qui m’attache
qui me gâche
qui m’enferme
qui m’infirme
qui m’entrave
qui m’aliène
qui me g(r)ave
qui m’enchaine
je ne possède
rien
rien de rien
excepté
un rêve assez flou
pour me tenir
debout
doux rêve
qui me regarde
en face
et me garde
fou
fou à dé-lier
ma langue de feu
jusqu’au bout
du bout du monde
que je traverse
en moonwalk

et je suis libre
libre
et je lutte
lutte
pour rester
libre
libre
d’être ou ne pas être
être
où l’on m’attend


MAOB

#écrirejustejusteécrire

 

En quête d’un visage

Quinze printemps
Premier coup de foudre
Pour un poème
Depuis, je me démène
Je mène
Une vie bohème

Sauvage
Je marche
Sur la terre
En quête d’un visage
Et du regard habité
De l’enfant que j’ai été

Extrait de la série « Autoportrait(s), Expoésie » (projet en cours)

One Love !!!

#Ghostwriter
#Expoésie
#Autoportrait(s)

Charmer la vie

charmer la vie
la vivre à l’envie
au plus près de sa folie
douce rêverie
brûler
son masque de pluie

s’égarer, s’éblouir, se réjouir
se régaler de chaque bonheur, ne plus se fuir

exagérer la fête
mourir
et renaître
d’amour
sans cesse
jusqu’à la dernière mort

irrémédiable issue

MAOB

#workinprogress
#nouveaurecueilencours

Recommencer à écrire

recommencer
à écrire
avec l’urgence
des premiers mots
premiers soins
du coeur
et du corps
baumes
pour l’âme

recommencer
à écrire
sans savoir
où l’on va
sans attente
sans ambition
mais pas sans l’espoir
de revoir
ton sourire-lumière dans la nuit

recommencer
à écrire
pour que tu ne meures pas
une seconde fois
rassure-toi
je ne pleure pas
j’écris
dans la pleine ombre du monde
et de notre amouramitié fragile orchidée

recommencer

à écrire

comme on respire

sans emphase

recommencer

à écrire

en phase, en phrase

avec soi-même

MAOB

#workinprogress
#écrirejustejusteécrire

Extrait de « Fragments » (poème fleuve en cours)

nous sommes
des ingouvernables
porteurs de poèmes
et de rêves fragiles

nous sommes
des ingouvernables
artistes iconoclastes
n’appartenant à aucune classe
aucune caste
aucune race
si ce n’est celle (re)belle
des femmes et de hommes
de plein vent

nous sommes
des ingouvernables
voleurs de feu
conteurs de foudre
(r)allumeurs de flammes vitales
pour les âmes

nous sommes des ingouvernables

MAOB

extrait de « Fragments » (poème fleuve en cours)

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Intranquille

intranquille
l’apatride
ne sait où aller
il a planté son rêve
dans un poème
pulvérisé

il rit
il pleure
refait le monde
avec d’autres
qui lui ressemblent
sans papiers
sans passeports
sans visas
mais pas sans espoirs
compagnons d’infortune
en zone d’inconfort
aéroport
ville du sud
carte postale

intranquille
l’apatride
ne sait où aller
il a planté son rêve
dans un poème
pulvérisé

il ne passera pas la frontière
ne retrouvera pas son amour
qui l’attendait de l’autre côté du mur
et pourtant il sourit, regard embué
il sourit d’avoir essayé
d’avoir réussi, à presque la toucher
il sourit et nous donne une leçon :
vivre sans amour
ce n’est pas vivre

intranquille
l’apatride
nous parle
de lui
et de nous
de la houle des mers écumées
des pays traversés et des foules menaçantes qui défoulent leur haine très souvent sur le dernier venu, étranger perdu
à la recherche de sa rue

de la paix dans le monde
l’apatride nous parle
des regards de travers
de sa vie, chemin de croix
tragique déroute
et route de traverse
infernale traversée

l’intranquille apatride nous parle
de toutes les portes closes
de ses larmes versées
des insultes, des crachats, des coups tordus
mais aussi des mains tendues
et des maisons grandes ouvertes
aux âmes errantes
et aux instants de partage
entre humains véritables

l’intranquille apatride nous parle
de lui
et de nous
de cette lumière au bout
qui brille toujours en lui
dans le sourire de sa mie
sa belle, âme amoureuse, amie

intranquille
l’apatride
lève la tête
ils sont là
il doit les suivre
déjà
(re)partir
loin d’elle
qu’il aime
plus qu’il ne s’aime
lui-même
loin de ce pays
dont il n’aura pu sentir
la caresse délicate du soleil

intranquille
l’apatride
s’en va
serein
il nous salue, sourit
encore du coeur
puis s’envole
digne héraut
d’une époque
opaque

Le jour se lève

j’écris
pour ne pas
crier

MAOB

#écrirejustejusteécrire
#écrirepournepasvivreinutile
#lostintranslation

 

Poésie de l’instant

être
pleinement
dans l’instant
présent
qui ancre
et évade
au plus près
de soi
de vertige
en vertige
vivre
tomber
retomber
en amour
avec elle
poésie qui lie, relie
les âmes
délivre les femmes
et les hommes
de la violence du monde
poésie qui m’élucide
me suicide et me ressuscite
dans la tendresse hallucinée
de mes jours, de mes nuits
et tous ces mots, qui me restent
à écrire

Ecouter son fils rapper

Ecouter son fils rapper
Et se rappeler
Qu’on a eu 16 ans comme lui
Et qu’on a rêvé comme il rêve
D’écrire et poser son flow
Porter ses mots
A la rencontre du monde
Sentir son coeur battre la charade
Se sentir fier de la relève
Et Sourire grand
En pensant à ses enfants
Au jour d’après
Et à la vie qui passe
Plus vite que les vacances d’été