Dans le rétro Le soleil Des jours d’avant

Dans le rétro
Le soleil
Des jours d’avant
L’après
Soleil devant
Soleil dedans
Soleil
Soleil
Soleil
Pour traverser la vie
Et repousser la nuit
Soleil qui luit
Dans certains sourires
Aux éclats d’arc-en-ciel
Na som jita aux poètes de Rosmerta
Aux ami(e)s d’ici et de là-bas
Allié(e)s substantiel(le)s
Pour le partage du feu qui nous brûle
De vivre à hauteur d’âme
 
Plus jeune je collectionnais les couchers de soleil, et toujours m’etreint la même émotion indicible à la vue d’un astre, ou d’un être, qui flamboie, offrant à celles et ceux qui voient, ressentent et croient, croient véritablement en la beauté, liesse claire, pure et profonde.
Dans le rétro
Ma life qui défile
Au soleil du mboa
Au soleil du Ventoux
Dans le vent doux
Des poèmes qui guident mes pas
À pas depuis Douala
Soleil
Soleil
Soleil
Pour traverser la vie
Repousser la nuit
Soleil qui luit
Dans certains sourires
Aux éclats d’arc-en-ciel
Et au cœur du cœur
Qui bat toujours
Et battra jusqu’à la fin
Tambour
MAOB
One Love !!!

Planète Mars

Planète Mars
À l’orée du chemin
Lumière qui vacille
Doucement sur la ville
Un poème se dessine
Entre nous
Il y a le ciel les oiseaux et l’amour
Au loin l’horizon bleu et la mer
Les nuages de la tendresse qui meurt
Pour mieux renaître, naître toujours
Dans la volupté du songe
Être
MAOB

Arles, il pleut

Arles, il pleut
 
Des mots qui annoncent
Printemps
Et même en hiver
Invincible été
 
Une femme sans visage
Traverse la rue monte au ciel
Elle chante
Et chavire l’âme de celui et de celle
Qui savent écouter aux portes de la beauté
 
Arles, il pleut
 
Sur la ville
Et sur la vie aussi, qui s’obstine pourtant
À vouloir nous rendre
À notre bonne heure d’exister
 
J’écris comme je vis
Sans savoir où je vais
Collé à la vitre du réel rêvé
Adossé au sens qui m’a sauvé
Demain et me sauvera hier encore
 
Arles, il pleut
 
Et ma plume me prend par la main
Peut-être, sûrement, veut-elle
Partager notre mélanfolie douce
Et tout l’espoir qui nous dure dans le coeur
 
Arles, il pleut
 
Et j’écris
 
Pour ne pas (me) perdre
 
Ne jamais perdre
 
La face lumineuse et la trace
 
De l’enfant que j’ai été
 
Qui marchait enjaillé jour et nuit
 
Et dansait, même sous la pluie
 
Avec sa cargaison de soleils.
 
 
MAOB
 

Tous les matins du monde

Tous les matins du monde ont le même visage Le tien, le mien. Visages, pour être aimés.
Avec ou sans visas. Tous les matins du monde.
Portent chez nous, le ciel et la mer en miroir, le refus des renoncements, L’ensemencement de l’espoir. Le recommencement du jour.
La mémoire dans les mots. Le poème sur la peau. La tendresse dans le regard et la voix.
La foi en demain qui s’écrit en silence dans la paume de main de l’enfant, être-ange. Tous les.
Tous les matins du monde.
 
One Love !!!
 

Éloge Du silence

Éloge
Du silence
Et du vide
Évidence
Poème
Élégie
 
D’où je viens ?
Du ventre de ma mère.
Où je vais ?
Seuls mes poèmes le savent.
 
Ici la question
De l’adret et de l’ubac
Se pose pleinement
Conscience de soi et de l’autre
 
Entre ombre et lumière
 
J’écris
 
Comme d’autres plantent des arbres.
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Afroptimisme

On est là… 🙂
 
Penser, rêver, oser, créer, c »est bien de cela qu’il s’agit. Tenter notre « aucune chance », et chanter les possibles, pour toutes, pour tous. Faire des plans sur la comète, croire en la vie, sourire et se dire qu’ elle croit et croira toujours en nous. Je rappais « Afroptimisme » hier, avec Calvin Yug et d’autres frères d’armes miraculeuses à Douala. C’était il y a plus de vingt ans.
 
Rien n’a changé, enfin presque rien, on a grave vieilli 🙂 et je ne rappe plus, enfin presque plus, je me suis fait déborder sur la gauche du cœur, par Ange mon fils qui excelle en flow.
 
Je respire désormais mes mots et incarne celui-ci, Afroptimisme, du mieux que je le peux, encore et en chœur avec Calvin, compagnon de route, de réflexion métaphysique et mystique, de silences habités et de dates de tournée.
Sur La Lune.
 
Ensemble nous voyons la vie en bleu, phrases étincelles et notes indigo, musique et motsique mosaïque de l’âme.
 
C’est notre manière d’être au monde, et de renaître à nous-mêmes, notre manière de nous souvenir du futur qui s’écrit collectivement depuis nos premières sessions studieuses en studio, nos premiers pas sur scène, Ubuntu. C’est notre manière d’être S.A.J, Slam Afro Jazz, notre manière d’être Bantu, c’est-à-dire humains juste, juste humains.
 
À l’endroit du poème, au rendez-vous de la rencontre.
 
One Love !!!
 

Perce Le mystère Du jour

Perce
Le mystère
Du jour
 
Il ne fait jamais nuit
Là-haut
Au levant du rêve
Là où
Bat le cœur tambour
 
Écris
Le vide
Le plein
Tous tes silences
Qui crient
 
Et vis
Danse
Vibre
À chaque évidence
Crée
 
Il ne fait jamais nuit
Là-haut
Au levant du rêve
Là où
Bat le cœur tambour
 
Perce
Le mystère
Du jour
 
Et n’oublie pas
Comme dit le poète
De t’arrêter pour respirer
Le parfum des fleurs
Âmes heureuses
 
 
MAOB
 
One Love !!!

Tant de poèmes

Il y a
Encore
Tant de poèmes
À apprendre
Par cœur
Par corps
Une vie ne suffit pas
Pour arriver à toucher le fond
Du silence clarté qui fonde
Il y a
Encore
Tant de poèmes
À apprendre
Par cœur
Par corps
Une vie ne suffit pas
Pour arriver à toucher du doigt
Sa vérité nue clarté qui tremble
Il y a
Encore
Tant à lire à dire à écrire
Tant à faire à défaire à refaire
Il est
Toujours
L’heure
Du poème
L’or du temps
Qui file étoile
Défile si bref
Éphémère instant
La vie
MAOB
One Love !!!

DZ, fragments d’éternité ..

DZ, fragments d’éternité ..
Quitter la ville
Le cœur rempli
De gratitude
Après un dernier coucher de soleil
Et un dernier lever du jour
Une dernière course
Un dernier plongeon
Un dernier poème offert
Un dernier concert
Et un dernier verre… sur le port
 
Se sentir privilégié
Parce qu’on l’est
De pouvoir aller et venir
Partir et revenir, devenir
Celui que l’on a
Toujours été en « fête »
Garçon de lettres du cœur
Enfant gâté « aux semelles de vent »
 
Quitter la ville
Qui ne me quittera pas
Comme tous ces lieux
Du monde qui me fonde
Et font de mon chemin de vie
Un long chemin d’errance
Un voyage à la rencontre
De moi-même et des autres
Ici là-bas, plus loin toujours plus près
Partout sur la terre
 
Fermer les yeux
Revoir chacune de ces rues d’ombre et lumière
Qui se jettent heureuses dans la mer
Écrire, sourire et se dire
Qu’on leur ressemble de plus en plus
En prenant âge
Sentir le besoin viscéral et vital du large
Et des vagues, à l’âme de ma musique de mots
 
Rouvrir les yeux
Fixer ses pensées
Le ciel
L’horizon
La déraison du plus tendre
L’à venir possible
Car même si rien n’est acquis
Rien n’est perdu non plus
Nous sommes requis
Et tout peut, oui définitivement tout peut
 
Tout peut être
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
MAOB
 
Merci à toutes celles et à tous ceux, qui ont fait de mon séjour breton un séjour de tendresse éternelle, merci pour la musique, la danse, le cinéma, les poèmes, et les crêpes en partage.
Merci à Rhizomes pour l’accueil en résidence d’écriture fructueuse, une pièce de théâtre, un roman graphique, un recueil nouveau et mon roman prochain arrivent à la surface bientôt.
Et merci aux Penn sardines, pour leur énergie, la vitalité inspirante de la culture à Douarnenez, tous ces tiers-lieux, où l’on n’attend rien de personne, à part de soi-même, pour faire ensemble, créer du lien, ouvrir des espaces de relation, inventer demain, fabriquer ses utopies.
C’est bien de cela qu’il s’agit, fabriquer nos utopies, et reprendre ce que certain(e)s voudraient nous confisquer.
 
Et, et, et… rendez-vous ce dimanche soir à 21h sur FRANCE INTER, pour la der des der de l’émission estivale du Vié-Père Soro Solo.
En belle compagnie, nous jouerons en live et en direct Albert Morisseau Leroy, Calvin Yug et moi-même. Nous présenterons en exclu, quelques titres de l’album en cours de ré-création du Collectif On A Slamé Sur La Lune.
 
One Love !!!
 

J’ai entrevu l’éternité hier soir

S’atteler
À la tâche
S’attacher
À rappeler
Inlassablement
Par les mots
Et les images
Les signes
D’une présence lumineuse
Que la violence du monde
Ne pourra jamais altérer
J’ai entrevu l’éternité hier soir
Je fais des photos
Comme j’écris
Sans savoir
Où je vais
Je fais des photos
Comme j’écris
Toujours rêvant
De soleil la nuit
 
MAOB
 
One Love !!!