Hanoï sur le pont Long Biên

Hanoi
Sur le pont
Long Biên

Où es-tu
Ô Mai
Dans cette ville
Dans cette vie, qui me tue ?
Ou es-tu
Intanquille amie ?
Dont je porte la tendresse
En vertu
Tatouée
Sur le cœur
Tambour

Hanoi
Sur le pont
Qui relie
Passé présent demain
Souvenirs du futur
Et rêves anciens
Le pont
Symbolique
De lien
Passerelles
Entre nos cultures
Et nos iImaginaires
Identités-rhizomes
De femmes et d’hommes
En relation

Hanoï
À la tombée
Amoureuse
Du jour bleu
Je marche
Sur les traces rouges
Du poème
D’un garçon
En quête de lui-même
Et d’une fille au visage lune
Personnages de roman

MAOB

Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris.
Je suis bien ici.

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#SurLePont
#ChroniquesVietnamiennes

Temple de la Littérature Splendeur d’Orient

Temple de la Littérature
Splendeur d’Orient
Haut lieu de spiritualité
Et de sagesse empreinte
De Confucius
Écrire et dire ici
Est un honneur
Et un bonheur qui invite
A chercher toujours
L’homme honorable
En soi
Espérer le trouver
Au détour
Des chemins
À la croisée intime
D’autres destins
Liés au sien
À dessein
Il me faut
Amourir
En corps
Ici
Pour renaître
À ma sève
À mon rêve
De vingt ans
Celui-là m’aime
Qui m’a fait
Franchir tous les caps
De l’existence
Qui n’est qu’une étape
De la route
Que je trace
En poèmes
Depuis Douala
Nous avons tous besoin d’une majuscule, certains l’appellent dieu, d’autres l’art. Je ne crois pas en dieu, je n’y ai jamais cru, je crois. Cela n’empêche pas sa nostalgie, par foi.
Je ne crois pas en dieu, parce que je n’en ai jamais eu besoin, j’avais Césaire. Char. Eluard. Neruda. Garcia Lorca. Sony. Solaar. Rûmi. Darwich. Damas. Depestre. Franketienne. François Cheng. Le sourire éternel de ma mère. La confiance de mon père. Et mon amour. Mon amour. Des mots.
J’écrivais déjà avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Enfant j’épelais les lettres sans arrêt, comme pour les inscrire. Quelque part. Dans le vent qui me soufflait des fables.
Dans mon ventre et dans mon coeur affable.
Dans le temps qui m’a tué une première fois, un 17 octobre noir, mais m’a appris à vivre aussi.
Dans l’urgence, la lumière et la tendresse des jours.
J’écrivais déjà. Avant d’écrire. Hanoi me le rappelle.
Je suis corps de textes, encre de sang.
Depuis la fêlure de ma naissance.
Je n’ai jamais eu de distance. De distance avec la poésie.
C’est le Cahier qui m’a brûlé.

MAOB
Vietnam, je ne compte plus les jours, j’écris, juste.
Je suis bien ici.


One Love !!!


#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#ChroniquesVietnamiennes

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile

Enfants : êtres-anges à l’innocence fragile.
Les enfants vous relèvent, vous élèvent, vous font entrevoir. Le miracle possible de l’éternité. Tous les enfants du monde, sont des matins qui se ressemblent, prennent leur en vol. Et les adultes, des aubes nostalgiques.
De l’enfance envolée.
Enfants : êtres-anges à l’Innocence fragile.
Je pense aux miens, en permanence.
Ange, Maëlle et Léa, mes trois plus beaux poèmes.
Je pense à eux et j’espère. Pour eux.
J’espère qu’à mon dernier soir sur cette terre, je pourrais me dire que j’ai été un bon père, me dire que je ne suis pas trop passé à côté, à côté de ma vie avec eux. Pour eux.

Vietnam, jour 3, j’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

#TourDuMondePoétique
#LifeisAPoetrip
#BienvenueàDiênBiênPhù
#ChroniquesVietnamiennes

Ciel couleur d’orange

Ciel couleur d’orange
Criblé d’espoir
Que je cultive
En marchant sur la terre

Tant d’émotions
Et de mots du monde
Dans ma voix qui silence
Je parle pourtant

Parler, c’est d’abord écouter
Oui écouter, écouter l’autre
L’autre qui a toujours
Quelque chose de nous

Et quelque chose, à nous dire aussi

Nous dire d’elle, de lui
De son île à elle, à lui, de son pays, de sa culture
De ses bonheurs, de ses malheurs
De sa mémoire, de son histoire
Quelques part
Parcelles d’être, parts
D’elle, de lui, donc de nous
Assis comme elle, comme lui
Sur du vent

Nous sommes
Toutes et tous
Du même genre
Humain
Les mêmes gens
Tentant
D’escalader les désastres
Et vivre en paix
Dedans
Dehors
D’abord
En accord
Avec nous-mêmes

Il faut déployer ses ailes
Souvent
S’échapper belle
Aller voir ailleurs
Si on y est
Pour savoir
Qui nous sommes
Vraiment
Qui nous voulons être
Pleinement, être
En somme

Ma mère avait raison

Rien de grand
Pardon, je veux dire
Rien de plus grand que soi
Ne se fait sans amour

Vietnam, jour 2, J’écris.
Je suis bien ici.

MAOB

One Love !!!

Le poème

Le poème
Me donne
La main
Les mots
Me disent
Qui je suis
Quand je les chante
Et les éprouve
En corps à cœur
Et âme au ciel

Les mots
Me dictent
Conduite
À tenir
Bon
Tenir au beau
Milieu
Du vacarme du monde

Les mots
Me disent
D’être
Astre
Parmi d’autres
Astres
Êtres
En constellation sublime humaine
Au-dessus de tous les désastres

Le poème
Nous tient
Debout
Nous donne
Racines ailées
Pour voguer, voler
D’îles en îles
De terre
De mer
D’amour
De feu

Le poème
Nous tient
Lieu
Et place
D’art
Sans artifice
Les mots
Nous guident
Vers nous-mêmes
Soleils
Ardents
Brûlés
À l’eau
De vivre
Au plus près
De la source
Originelle
Porteuse
De lumière bleue
Étincelant
Nos chemins
D’errance
En poésie
Par foi

Le poème
Me redonne
Et me fredonne
Toujours

La faim
Du monde

La soif
De lire

Entre les signes
Entre les lignes
Insignes de tendresse
Du jour qui vient
Dans la clarté tremblante
Des rêves qui me précédent

Le poème
M’invite
À dire et redire

Oui à celles et ceux
Qui s’entre-vivent
Ici et maintenant

À la lisière de l’aube
Nostalgique du divin

En nous

One Love !!!

MAOB

#écrirejustejusteécrire

Revenir à la page

Revenir
à la page
écrire
à la marge
des mots
prendre le large
du monde

En quête
De lumière
Toujours
Chercher
Creuser
Fouiller
Trouver
En soi

paix
silence
étincelle
émoi
tendresse
poème
qui nous aident
à traverser
les doutes affreux
les affres de la vie
nous portent
au secours de nos rêves
et fragiles utopies
nous gardent fous debout
et tiennent nos coeurs tambours
à l’écart

à l’écart
du cynisme fécond

et de la violence sourde aveugle
qui gronde autour et crève
les femmes et les hommes
qui s’entretuent, au lieu de s’entre-vivre

Revenir
à la page

Pas à pas

à la vie
à l’amour

c’est bien
de cela
qu’il s’agit
pour ne pas perdre
ne jamais perdre
le fil
d’or
de l’art
du beau

Dors mon enfant, dors.
Je veille sur ton sommeil, je veille. Sur toi.
Ainsi parlait Sita. Elle veille. Encore.

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

Couper le micro

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps
Réduire sa vie
À l’essence
De l’essentiel
La poésie
Des instants
En partage
Intimes
Fragments
D’éternité
Cacophonie
De silences
Épiphanie
De rires
D’enfants
Êtres-anges
Dont les sourires
Arc-en-ciel
Accrochent
L’horizon
Qui s’étend
De toute sa tendresse

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps
Réduire sa vie
À l’essence
De l’essentiel
Charivari
D’émotions qui débordent
Des yeux
Miroirs
De l’âme
Chavirée

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps
Les regarder
Eux
Sans lesquels
La vie ne serait pas
La vie
La terre ne serait pas
La terre

Couper le micro
Jeter le stylo
Un temps

5
4
3
2
1

Tempo

MAOB

#écrireauxjoursquiselèvent

Péril Jaune

Péril
Jaune
En la demeure
France
Le roi sans peur
A joué
Avec le feu
Des dieux
Les jeux
D’égo
Parfois
Tournent
Mal
Le cœur (du peuple)
A ses raisons
Que la raison (d’état)
Ignore
(Trop) Souvent
L’arrogance et le mépris
Peuvent pousser
Femmes et hommes
En naufrage
À l’outrage
Ultime
Destruction de l’ouvrage
Rêvé
Jeunes et moins jeunes
Se jettent fleuve
Dans la rue noire
De monde
Comment garder
Tête froide
Sur ses épaules
Quand il fait
Si chaud
En bas
Et que la colère
Monte
Gronde
Lance
Flamme
Incontrôlable
Ingouvernable

La tragédie amorcée
Aura-t-elle lieu ?

MAOB

Nous sommes des ingouvernables

Nous sommes
Des ingouvernables
Porteurs de poèmes
Et de rêves fragiles
Nous sommes
Des ingouvernables
N’appartenant
À aucun rang
Aucun clan
Aucune caste
Aucune classe
Aucune race

Nous sommes
Des ingouvernables

Êtres
De plein vent
À plein temps
Dans le tempo
Des mots
Et des actes qui délivrent
Des ego mortifères
Identités meurtrières
Légendes assassines
De notre humanité qui saigne
D’être assignée
Sans cesse
À vivre, que dis-je mourir,
Recluse, spartiate
Recroquevillée sur elle-même
Notre humanité, qui saigne
De se faire la guerre
Notre humanité qui saigne
D’avoir perdu, la paix
Avec elle-m’aime

Pourtant certains y croient encore
Persistent et signent,
Fous perchés
Sur un astre lunaire
Certains y croient encore
Et s’y attèlent, à cueillir chaque jour
Le jour et l’espérance du jour
Certains y croient encore
Persistent et signent,
Amarrés à la beauté, ils sèment
Idéaux nobles et sentiments d’amour
À marée haute
Certains y croient encore
Et mettent tout leur cœur à l’ouvrage
De vivre en harmonie et faire de la vie
Une prose commune, une cause
Au-dessus de toutes les causes

Certains y croient encore
Fous perchés
Sur un arbre
À paroles
Et à musiques
Bleues

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#MoroniSurLaLune