Sur le pont, en Camargue

On est là… 🙂
 
Sur le pont, en Camargue… Sur La Lune.
 
Après un moment vibrant de partage poétique à deux voix ce matin au Phare de la Gacholle, Albert Morisseau Leroy and me, retrouvons Senny Camara et Christophe Isselee, pour poursuivre nos « Traversé(e)s » ensemble et en musique au Théâtre d’Arles, ce dimanche 31 octobre à 17h30.
 
Merci au merveilleux festival Paroles Indigo, à Isabelle Grémillet et à toute l’équipe d’organisation, pour l’invitation et l’accueil chaleureux.
 
One Love !!!
 

Arles, il pleut

Arles, il pleut
 
Des mots qui annoncent
Printemps
Et même en hiver
Invincible été
 
Une femme sans visage
Traverse la rue monte au ciel
Elle chante
Et chavire l’âme de celui et de celle
Qui savent écouter aux portes de la beauté
 
Arles, il pleut
 
Sur la ville
Et sur la vie aussi, qui s’obstine pourtant
À vouloir nous rendre
À notre bonne heure d’exister
 
J’écris comme je vis
Sans savoir où je vais
Collé à la vitre du réel rêvé
Adossé au sens qui m’a sauvé
Demain et me sauvera hier encore
 
Arles, il pleut
 
Et ma plume me prend par la main
Peut-être, sûrement, veut-elle
Partager notre mélanfolie douce
Et tout l’espoir qui nous dure dans le coeur
 
Arles, il pleut
 
Et j’écris
 
Pour ne pas (me) perdre
 
Ne jamais perdre
 
La face lumineuse et la trace
 
De l’enfant que j’ai été
 
Qui marchait enjaillé jour et nuit
 
Et dansait, même sous la pluie
 
Avec sa cargaison de soleils.
 
 
MAOB
 

Pour saluer Mbougar Sarr

 
 
De quoi parle La plus secrète mémoire des hommes ?
De rien. Est-on tenté de répondre, comme le ferait sûrement le traducteur, un des personnages du roman éblouissant de Mohamed Mbougar Sarr.
Et on aurait raison de répondre ainsi, « de rien. »
Un rien, grand comme le tout.
Monde.
La plus secrète mémoire des hommes ne parle de rien, et le livre dit tout.
Tout de ce qu’est son auteur, et tout de ce qu’il n’est pas.
Tout.
De ce qu’est la littérature, et de ce qu’elle n’est pas.
Tout.
Du pouvoir des mots, et de leur impuissance.
Tout.
Du réel dans l’imaginaire, et de l’imaginaire dans le réel.
Le livre dit la vie et l’écriture, enlianées et inaliénables, l’écriture et la vie, dans leurs interstices d’ombres et de clartés.
Le nouvel ouvrage de Sarr est un labyrinthe dans lequel on entre, et dont on ressort, si on en ressort, étourdi et tremblant, avec le sentiment profond que quelque chose a bougé en-dedans, le labyrinthe est entré en nous.
Alors on part ou on repart, sur ses propres traces, en quête de sa question, sa question primordiale. Et même quand on pense la connaître, et même quand on en est certain, on se la repose quand même, pour être sûr, non pas de la réponse, qui n’existe -peut-être- pas, mais de la question elle-même, existentielle, la question, au fondement de l’être.
Je viens de terminer, pour la deuxième fois, le texte prodige de Mbougar.
Dans la pièce à côté, Aaliyah chante, Age ain’t nothing but a number.
Je souris.
Elle a tant raison.
Du haut de ses 31 ans, Mohamed est grand, très.
Et son amour pour la littérature, plus grand encore.
Fort est à parier, qu’elle le lui rendra.
D’ailleurs, elle le fait, elle le fête, déjà.
Depuis ses premiers écrits, La cale, Terre ceinte, Silence du chœur, De purs hommes, les critiques s’accordent, les reconnaissances pleuvent et distinguent son talent de raconteur d’exception.
La plus secrète mémoire des hommes est, n’ayons pas peur du mot, un chef-d’œuvre. D’érudition littéraire. D’intelligence également, et de nuance qui en est le luxe.
C’est un de ces ouvrages que vous ne lisez pas seulement, car ils vous lisent aussi, je veux dire ainsi qu’ils lisent en votre for intérieur, élisent domicile en vous pour un temps, vous le savez, le ressentez, le battement du cœur ne ment pas.
Les mots coulent, fluides, profonds, étincelles fulgurantes.
Sarr ne se regarde pas écrire, il écrit. Juste. Et touche l’âme.
Le récit qu’il fait d’une enquête littéraire à la fois quête de soi, menée par Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais lancé sur les traces de T.C Elimane, auteur maudit ayant disparu après avoir été porté aux nues puis crucifié par la critique, est absolument sublime.
Mohamed Mbougar Sarr signe là un livre-monde, traversant les continents, les époques et les genres, un livre-monde à la fois essai, polar, roman d’initiation, journal intime, correspondance, carnet de vertiges.
On est happé dès les premières pages, par le rythme du texte et le sens de l’histoire qui jamais ne se perdent au fil des 458 pages de ce fabuleux voyage en prose dans l’espace et le temps, et surtout au cœur de l’insaisissable, l’opaque condition humaine.
L’enquête et la quête de Diégane nous entraînent sur les pas d’Elimane et sur ceux du narrateur lui-même, en pays Sérère, Sine Saloum, terre-mère du jeune enquêteur, et de son illustre prédécesseur et fantôme poursuivi en Argentine, en France, aux Pays-Bas, au Sénégal …
On marche au milieu de la seconde guerre mondiale en Europe et des mouvements citoyens en Afrique, on lit le wolof, on rit au trait d’esprit juif, avant de frôler l’horreur nazie et d’observer plus loin la révolte de jeunes militants de la Teranga d’aujourd’hui contre le pouvoir en place, on vibre avec Latyr Faye et Madag, le couple Ellenstein, Mossane et les jumeaux Koumakh, Musimbwa et Béatrice Nanga, Aida et Siga, on fait l’amour, l’humour et l’amitié, on réfléchit à l’engagement et à l’exil, on avance dans l’histoire à moins que ce ne soit celle-ci qui avance en nous, sans jamais nous égarer ni nous éloigner de la littérature, oui la littérature elle-même, la littérature, dont Sarr est un merveilleux passeur vous donnant envie de lire ou relire Yambo Ouologuem, Roberto Bolaño, Ken Bugul, et d’autres, à la lumière de son livre qui chante la littérature, la littérature, sans frontières, la littérature, monde à part, entière, la littérature, en question sans réponse, en réponse sans question.
La littérature, ou la vie.
Mbougar écrit comme il respire, d’ailleurs peut-être écrit-il aussi pour respirer, très sérieusement je me le suis demandé, pendant ma lecture de l’ouvrage. Je me le demande encore.
Le Labyrinthe est entré en moi.
La dernière phrase du roman, me transperce le cœur. Je souris toujours, et remercie son auteur, dieuredieuf, na som jita, pour la ligne de crête arpentée, le temps suspendu.
Et l’horizon, que seules ouvrent en vous les grandes œuvres, celles qui resteront.
P.S : La plus secrète mémoire des hommes est une coédition Jimsaan (Sénégal) / Philippe Rey (France). Il y a là, un pont.
Un point, et même plusieurs, à surligner : la coopération des intelligences, le dialogue Nord-Sud, la fabrique d’en-commun. Cela est à saluer également, car c’est bien de cela qu’il s’agit aussi, nous réinventer, peut-être. Tout réinventer. Ensemble.
One Love !!!
MAOB

Au Club des Poètes

On est là…
 
Et on vous souhaite la bienvenue au Club des poètes, un samedi soir sur la terre.
 
La poésie ?
 
Un divan pour l’âme.
Installez-vous.
Nous vous offrons en partage, un bouquet tressé à plusieurs, de mots et de notes indigo.
 
 
Na som jita Sandrine Constant pour la vidéo, précieux souvenir d’un moment « or » du temps, instant suspendu.
 
Prochain rendez-vous au Club, le 11 novembre, merci cher Blaise Rosnay pour ton accueil.
 
One Love !!!
 

Au Théâtre d’Arles

On est là… 🙂
 
Rendez-vous poétique et musical, au Théâtre d’Arles, ce dimanche 31 octobre à 17h30, dans le cadre du merveilleux festival Paroles Indigo.
 
Le moment sera fort et beau, c’est un fait, et une fête déjà.
 
 
Na som jita à Isabelle Grémillet et à toute l’équipe Paroles Indigo pour l’invitation chaleureuse et les idéaux partagés, créer de l’en commun et construire des ponts entre les rives et les rêves, du nord au sud, de l’ouest à l’est d’Eden qui n’existe pas, n’existe nulle part.
 
Fabriquer nos utopies, ici et maintenant, là-bas aussi, partout, c’est bien de cela qu’il s’agit.
 
Ami(e)s de la région, on vous attend et vous espère en nombre.
 
Nio far !!!
 
One Love !!!
 

En résidence du projet « Fictions » à la Villa Gillet

On est là… 🙂
 
Merci à Rozenn Le Bris et à la Villa Gillet, pour l’accueil chaleureux et l’invitation à être l’auteur en résidence du projet « Fictions » : avec profs et élèves d’une dizaine d’établissements de la métropole Lyonnaise, nous ferons classe culturelle pendant toute l’année scolaire, écrirons ensemble un cadavre exquis autour de Yaguine et Fodé, personnages adolescents de mon roman « Les lumières d’Oujda » (éditions Calmann-Lévy), histoire d’encre et d’exils, d’ancrage aussi, dans le rêve porté, et projeté.
Sur le monde.
 
Bonheur d’avoir pu profiter de mon séjour pour aller voir « De ce côté » le frangin Dieudonne Niangouna, époustouflant as usual, dans les mots et la présence sur scène.
 
Et c’est toujours une joie pour moi de découvrir une Ville, me perdre en elle, marcher sur mes propres pas dans la nuit, y parvenir à écrire comme dit le bro Albert Morisseau Leroy, « au jour qui se lève … »
 
And now, après trois semaines frénétiques de tournée poétique, micro éteint, stylo posé, repos.
 
Reprise de la route des poèmes, les 30 et 31 octobre à Arles, pour le merveilleux festival Paroles Indigo.
 
One Love !!!
 

Tous les matins du monde

Tous les matins du monde ont le même visage Le tien, le mien. Visages, pour être aimés.
Avec ou sans visas. Tous les matins du monde.
Portent chez nous, le ciel et la mer en miroir, le refus des renoncements, L’ensemencement de l’espoir. Le recommencement du jour.
La mémoire dans les mots. Le poème sur la peau. La tendresse dans le regard et la voix.
La foi en demain qui s’écrit en silence dans la paume de main de l’enfant, être-ange. Tous les.
Tous les matins du monde.
 
One Love !!!
 

 Et la vie, est soleil devant. 

On est là… 🙂
 
Et la vie, est soleil devant.
L’envie aussi, de laisser trace.
Ensemble.
C’est dit, c’est dit.
Nommer les choses, pour qu’elles adviennent.
L’album est déjà là, dans le cœur tambour.
Et le rêve de feu qui nous court.
Encore et toujours, dans le corps.
 
Merci messieurs Albert Morisseau Leroy et Christophe Isselee pour la cœurversation, au bout du petit matin de nos espoirs enlianés.
Na som jita, pour la joie claire qui nous lie.
 
Calvin Yug, Fred Ebami, Sandrine Constant, vous avez raté le dernier verre, mais vous êtiez là aussi, avec nous.
 
Le voyage continue.
 
One Love !!!
 

Hier à La Factorie

On est là… 🙂
 
Et on dit Merciiiii, na som jitaaaaa au public qui s’est déplacé hier à la Factorie pour un moment or du temps, riche en mots et en émotions bleues.
 
On a partagé la tendresse du jour J de la joie et les sourires vrais, qui chantent l’amour.
 
Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy et moi, sommes encore sur un nuage, « De souffle à souffle », création nouvelle du Collectif On A Slamé Sur La, nous porte vers vous.
 
Bientôt.
 
Merci à Patrick, Jérôme, Marie, Julie, l’équipe de la Maison de la Poésie de Normandie, pour le bel accueil, à Severine et à Léon (bon bagayyyy), poétesse et poète pour la puissance d’âme de leur geste d’art, aux ami(e)s présent(e)s, à Sandrine Constant, best agent for rêveurs.
 
Merciiiii aussi à Anne-Gaelle Saliot , Felwine Sarr, et les étudiant(e)s de Duke University qui ont accueilli notre conf’errance hier en visio, peu de temps avant notre entrée on stage.
 
Big big up à Fred pour sa première, Denzel peut partir en retraite tranquillement… après Macbeth 🙂, à Albert pour le travail, de lumière, et de mise en scène, et de comédien, et de poète, et de diseur, et de tout ce qu’il a mis d’énergie, de compétences techniques et de sensibilité dans ce travail, si justement.
Le voyage continue tout à l’heure au Club, 30 Rue de Bourgogne, à Paris, à partir de 20h.
 
Octobre est doux.
 
« La poésie est une arme chargée de futur. »
 
Définitivement.
 
One Love
 

En résidence sur l’île du Roi

On est là…. 🙂
 
En résidence sur l’île du Roi, on écrit, on dit, on cherche, on commence à trouver, un rythme, une trame narrative, un sens dans la manière d’investir l’espace, on joue, on rit, on vibre au théâtre les mots et les émotions qui nous guident.
 
La création en cours du Collectif On A Slamé Sur La Lune prend cœur et corps, et ce jeudi 14 octobre, nous offrirons en partage un extrait au public lors d’une soirée de restitution qui s’annonce oufissime 🙂
 
« De souffle à souffle », est un texte choral écrit et Incarné par Fred Ebami, Manalone et moi-même, mis en scène par Albert Morisseau Leroy avec brio et exigence terrible.
 
« De souffle à souffle », c’est tout à l’heure à la Maison de la Poésie de Normandie, à 19h30.
 
Ami(e)s de la région, you are welcome !!!
 
On the moon.
 
One Love !!!