On A Slamé Sur Les ondes de France Inter

On est là… 🙂
 
On A Slamé Sur Les ondes de France Inter hier soir, pour la der des der de l’été de L’Afrique en Solo, et c’était enjaillé deh! 🙂
 
Merci au Vié-Père pour son invitation à parler des projets du Collectif On A Slamé Sur La Lune, l’Expoésie « Independance Days », et l’album « Carnaval » en cours de ré-création 🙂, disque à venir dont nous avons joué trois titres en live au cours de l’émission.
 
Albert Morisseau Leroy, Calvin Yug et moi, espérons vos retours, en attendant de vous retrouver ici et là, à l’occasion de la tournée de concerts lunaires à l’horizon.
We are on the moon again.
 
Vous pourrez écouter aussi les talentueux Trans Kabar, Ahamada Smis Youssouf et le frangin Christophe Isselee, merci à eux pour le partage du feu.
 
 
One Love !!!
 
 
 

DZ, fragments d’éternité ..

DZ, fragments d’éternité ..
Quitter la ville
Le cœur rempli
De gratitude
Après un dernier coucher de soleil
Et un dernier lever du jour
Une dernière course
Un dernier plongeon
Un dernier poème offert
Un dernier concert
Et un dernier verre… sur le port
 
Se sentir privilégié
Parce qu’on l’est
De pouvoir aller et venir
Partir et revenir, devenir
Celui que l’on a
Toujours été en « fête »
Garçon de lettres du cœur
Enfant gâté « aux semelles de vent »
 
Quitter la ville
Qui ne me quittera pas
Comme tous ces lieux
Du monde qui me fonde
Et font de mon chemin de vie
Un long chemin d’errance
Un voyage à la rencontre
De moi-même et des autres
Ici là-bas, plus loin toujours plus près
Partout sur la terre
 
Fermer les yeux
Revoir chacune de ces rues d’ombre et lumière
Qui se jettent heureuses dans la mer
Écrire, sourire et se dire
Qu’on leur ressemble de plus en plus
En prenant âge
Sentir le besoin viscéral et vital du large
Et des vagues, à l’âme de ma musique de mots
 
Rouvrir les yeux
Fixer ses pensées
Le ciel
L’horizon
La déraison du plus tendre
L’à venir possible
Car même si rien n’est acquis
Rien n’est perdu non plus
Nous sommes requis
Et tout peut, oui définitivement tout peut
 
Tout peut être
Tout peut être annulé
Sauf nous
 
MAOB
 
Merci à toutes celles et à tous ceux, qui ont fait de mon séjour breton un séjour de tendresse éternelle, merci pour la musique, la danse, le cinéma, les poèmes, et les crêpes en partage.
Merci à Rhizomes pour l’accueil en résidence d’écriture fructueuse, une pièce de théâtre, un roman graphique, un recueil nouveau et mon roman prochain arrivent à la surface bientôt.
Et merci aux Penn sardines, pour leur énergie, la vitalité inspirante de la culture à Douarnenez, tous ces tiers-lieux, où l’on n’attend rien de personne, à part de soi-même, pour faire ensemble, créer du lien, ouvrir des espaces de relation, inventer demain, fabriquer ses utopies.
C’est bien de cela qu’il s’agit, fabriquer nos utopies, et reprendre ce que certain(e)s voudraient nous confisquer.
 
Et, et, et… rendez-vous ce dimanche soir à 21h sur FRANCE INTER, pour la der des der de l’émission estivale du Vié-Père Soro Solo.
En belle compagnie, nous jouerons en live et en direct Albert Morisseau Leroy, Calvin Yug et moi-même. Nous présenterons en exclu, quelques titres de l’album en cours de ré-création du Collectif On A Slamé Sur La Lune.
 
One Love !!!
 

Au festival du film de Douarnenez

On est là… 🙂
 
Au festival du film de Douarnenez, et demain vendredi 27 août entre 15h et 17h, je dirai poèmes en belle compagnie de Marion Le Guével qui dansera mes mots en impro.
Rendez-vous sur le stand de l’association Rhizomes, au cœur du village du festival, pour de riches et beaux moments de partage.
One Love !!!
 

J’ai entrevu l’éternité hier soir

S’atteler
À la tâche
S’attacher
À rappeler
Inlassablement
Par les mots
Et les images
Les signes
D’une présence lumineuse
Que la violence du monde
Ne pourra jamais altérer
J’ai entrevu l’éternité hier soir
Je fais des photos
Comme j’écris
Sans savoir
Où je vais
Je fais des photos
Comme j’écris
Toujours rêvant
De soleil la nuit
 
MAOB
 
One Love !!!
 

‘Indignez-vous’ est ma chanson préférée de l’ ami HK

On est là…
 
Un soir d’invincible été on a chanté, en hommage à Stéphane Hessel et à toutes celles et à tous ceux, qui nous ont enseigné que « résistance n’est qu’espérance ».
 
‘Indignez-vous » est ma chanson préférée de l’ ami HK, celle qui me bouleverse le plus, parmi tous les titres précieux qu’il a écrit et mis en musique, et ce fut un bonheur grand de reprendre cet hymne, avec lui, le frère Albert Morisseau Leroy et les merveilleux musiciens qui nous accompagnèrent sur « le chemin faisant » de cet instant, fragment d’éternité.
 
Na som jita à toutes celles et à tous ceux, qui ont partagé ce moment en Nomadie. Le son n’est pas optimum, mais à mon sens l’essentiel est ailleurs. Vous me direz 🙂
 
Merci à Laurence et à Annie pour les vidéos et à Elena Ventura qui a permis ces retrouvailles entre Kaddour et On A Slamé Sur La Lune.
 
One Love !!!
 

La vie n’attend personne

Comme toujours
Le monde
Se divise
En camps
Les pros
Les anti
Les nantis
Les anéantis
Les reines et rois
Les puissants
Et les sans
Droits
Les sans toits
Les sans dents
Les d’en haut
Les d’en bas
Les sans foi
Les sans loi
Les gouvernants
Les gouvernés
Les damnés
Les condamnés
Les d’ici
Les de là-bas
Les sédentaires
Les nomades
Les premières et premiers de cordée
Les derniers dans la course aux deniers
Les amants du jour neuf
Les uns
Les autres
Les apôtres
De la violence
Ou de la paix
Les héros
Les zéros
Les justes
Les injustes
Les cyniques
Les romantiques
Les lucides
Les naïfs
Les coupables
Les innocents
Les vivants
Les morts
Les mort-vivants
Les vibrants
Celles et ceux
Qui n’y croient plus
Celles et ceux
Qui y croient encore
À quoi ?
Le savent-elles, le savent-ils même ?
 
Mal au Mali, au Liban, à Ayiti, à la Tunisie, à l’Algérie, à l’Afghanistan, au Cameroun, à la France, à tous les pays qui souffrent loin de l’actualité médiatique, et dont les peuples sentent pourtant le soufre et la douleur d’une époque opaque incertaine et irrespirable.
Mal au monde, comme toujours divisé en camps, mal à nos impuissances individuelles et collectives, et « m’effraie comme Damas mon sentiment de race » qui court à sa perte car définitivement nous aurons fait le choix de ne pas nous entrevivre. De ne même pas essayer. Juste pour voir si.
Mal et pourtant il incombe à certaines et à certains de traverser la nuit avec leur cargaison de soleils, sourire en dépit de tout et rire aux éclats de la vie elle-même, danser et chanter sur le fil s’il le faut, mais chanter et danser quand même, danser et chanter les rêves de lumière et l’espérance qui les accompagne par foi, faire l’amour et l’amitié, partager la détresse comme la tendresse, la tendresse sans laquelle nous ne pouvons, nous ne pourrons, nous en sortir. La tendresse. Pour nous-mêmes. Humaines. Humains.
 
Réapprendre ou apprendre.
À se prêter main tendre.
C’est peut-être bien, de cela qu’il s’agit.
Pour interpeller.
Ré-inventer.
Demain.
 
– tu es dans quel camp toi ?
– aucun, j’ai peur de ce mot, je m’en suis toujours tenu éloigné pour le bien de mon âme, je préfère être du côté de…
– et de quel côté es-tu ?
– du côté des marginaux, des artistes et des fous, fous d’art, fugueurs aux cœurs fougueux, je suis du côté des poètes, des extrémistes de la beauté, du côté des ingouvernables qui vivent et meurent drapés dans leurs idéaux…
– tu as un sacré courage
– non je n’en ai aucun, je ne sais juste pas vivre autrement, je n’ai jamais su et ne saurai jamais. Et puis il y a Ange, Maëlle et Léa, tu vois je n’ai même pas le choix. Je leur dois de rester. Du côté de la liberté, de la dignité et de la justice, pour toutes et pour tous.
– je ne sais pas quoi dire
– peut-être parce qu’il n’y a rien à ajouter… alors allons, allons boire un verre sur le port, guetter l’horizon, la vie n’attend personne.
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Quelques lunes déjà que je marche sur la terre

Quelques lunes déjà
Que je marche
Sur la terre
Que je vais et viens
Dans le monde
Avec pour seuls bagages
Mon sourire et ma joie à offrir
Quelques poèmes au bord des lèvres
Mon cœur qui déborde de révoltes et de rêves
 
Quelques lunes déjà
Que je me vous nous rencontre
Ici et là et puis là-bas aussi
Que je me vous nous reconnais
Sœurs et frères en humanité
Enliané(e)s à nos espérances fragiles
Quelques lunes déjà
Que je suis Sisyphe heureux
Vagabond céleste écrivant des soleils la nuit
 
Les années passent
Mais rien ne change au fond
À part les saisons
Je tiens bon, et fixe chaque jour l’horizon
Un bouquet de mots en fleurs à la main
J’ai appris avec le temps qui fait son œuvre
À perdre impatience et cultiver jardin de proses
J’ai appris avec la vie qui file en étoiles
Qu’on ne trouve pas la paix mais qu’on l’invente
 
Alors c’est elle, qui nous retrouve
Dans les bras d’un amour
Une chanson de silence
Un paysage de montagne
Le bleu lumière d’un ciel d’été
Les rires des enfants
Les rires des enfants
Les rires des enfants
Ange, Maëlle et Léa Oho Bambe
 
Quelques lunes déjà
Que je trace des chemins sur la mer
Que j’esquisse des pas de danse de côté
Que je tresse les évidences entre nous
Que je chante déchante et rechante encore
Que je tombe me relève et m’élève
J’ai appris avec le temps de la vie
À chevaucher chacune de mes chutes
Pour poursuivre le voyage
 
 
Merci à toutes et à tous, amies et amis du monde, pour vos messages et vos vœux si nombreux, vos cartes et vos blagues 🙂, vos adresses de tendresse et vos témoignages d’affection, à l’occasion de mon anniversaire. J’en suis encore tout ému, na som jita.
 
La fête fut belle le 14 août, sur scène dans un lieu magique de Bretagne, merveilleusement accompagné, j’ai chanté, slamé, clamé, déclamé, et à plusieurs nous avons arraché la joie au monde qui crie, nous avons célèbré l’envie et la liesse claire de pouvoir être ensemble.
 
Nous avons besoin de créer. Les utopies qui nous manquent. Nous avons besoin de créer. Des oasis pour respirer, loin du bruit des bottes et des bombes. Nous avons besoin de nous. Pour sortir du marasme. Nous avons besoin d’un Nous plus grand que tous les Je.
Pour vivre enfin, ne plus survivre mais vivre.
 
À hauteur d’âmes.
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Le monde est beau

Souffle coupé
Que personne
Ne nous mente
Le monde est beau
 
Méditer
Respirer
Encore
Respirer
Toujours
Au vent
Du large
Étendre
Son regard
Sur les êtres et les choses
Entendre
L’appel d’art des poèmes
La musique des vagues
Le chant d’amour de la mer
 
Sourire
D’être là
En vie
Dans la vie
La vie véritable
La vie inaliénable
La vie ingouvernable
La vie en dehors
Hors des sentiers battus
De l’existence
La vie solidaire de la vie
Cette vie qui me mène
Depuis Douala
M’emmène
Au devant
 
De la beauté du monde
 
Que personne ne nous mente
 
 
MAOB
 

Bleu à l’âme

Bleu
À l’âme
Vague
De maux
Rêves
À l’eau
 
Seul l’horizon tient debout
Les êtres de plein vent
Que nous sommes
Frères d’art et d’âme
Face aux méandres des temps
Le ciel
 
 
– Mon frère, tu dors ?
– Non mon frère, je ne dors pas, je veille
– Tu veilles ?
– Oui je veille, sur ce qui me reste de romantisme et d’idéaux, d’innocence et de foi, et comme tout poète qui se respecte, je surveille aussi, à la faveur de l’été, « posté à la fenêtre je guette », le signe de jours nouveaux
– Adviendront-ils ?
– Je ne sais, mais nous nous devons de faire notre part, rempart contre la peur de l’Autre, la déshumanisation de l’Autre, le non-respect de l’avis, de l’envie, de la vie de l’Autre…
– Mais qui est l’Autre… ?
– Toi, moi, nous, toutes et tous, on est toujours, l’Autre de quelqu’un, étrange étranger
– Ce ne sera pas facile alors ?
– Cela n’a jamais été facile, de lutter contre « les ombres qui nous fixent sans trembler », et il est encore plus difficile, de lutter pour la lumière, mais nous nous devons, je le répète, de faire notre part, nous nous devons de ne pas rendre les armes miraculeuses face aux « assassins d’aube » et aux cyniques dont la violence nous assaille et nous tue. Me suis-tu ?
– Oui je te suis, redevable d’espérance.
– Non tu ne me dois rien, tu te le dois à toi, d’espérer et de résister, nous nous le devons, si nous croyons à autre chose que ce que l’époque nous propose, non ?
– Si, tu as raison
– Je préférerai avoir déraison (rires)
– Alors tu as déraison, des raisons aussi (rires)
– Voilà, c’est ça (rires)
– Mon frère, je peux te demander conseils ?
– Oui bien sûr mon frère
– Conseils de lecture, et d’écriture, je cherche depuis quelques jours les mots et je sèche, un peu. Tu lis, écris, en ce moment ?
– Oui je lis, relis, Le vieil homme et la mer, et j’écris, réécris, Un nouvel éloge de l’amour
– Merci mon frère
– Merci pourquoi ?
– La cœurversation
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Reprendre le large

Reprendre
Le large
Revenir
À la page
Retrouver
La marge
Du monde
 
Bien s’y sentir
Ressentir
Le souffle du vent
Le vertige du vide
L’élan vital vers elle, la vie
À l’horizon sourire
Se souvenir, des mots et des moments à venir
 
Être là
Ici et maintenant
Être soi
Dans l’instant roi
Sans royaume
Petit prince du port
À l’abordage de rêves qui débordent
 
« Qui suis-je ?’
« Où vais-je ? »
« Que m’est-il permis d’espérer ? »
Les questions sont les mêmes
Depuis la nuit des temps
Ma réponse aussi, depuis toujours soleil levant
Seuls mes poèmes le savent
 
Demain est annulé ?
Demain n’existe pas ?
Demain sera ?
Il n’y a pas pas de réponse
En fait aucune réponse
N’advient si on ne l’invente et l’incarne
De toute la force et la faiblesse de son être
 
Pour moi
Demain commence
Aujourd’hui
Et recommence chaque jour
Avec l’espérance d’hier
Les utopies qui me fondent
Et font de moi ce que je suis
La poésie
M’invente
Me réinvente
M’invite à y croire encore
Me réinvite à y croire toujours
Vaille que vaille
Il n’y a que l’espoir qui m’aille
 
Alors je marche sur la terre
Intranquille et serein
Avec ma bonne étoile
Sur la poitrine
Solitaire solidaire
De toutes les femmes et de tous les hommes
Qui tremblent, de froid, de peur ou de beauté
 
Que peut la poésie,
En temps de détresse ?
Rien, et c’est déjà beaucoup
Oui c’est déjà, tellement même
Depuis mon premier (é)cri(t)
En fête, depuis ma première voix
Seuls mes poèmes me sauvent
 
 
MAOB
 
One Love !!!
 
Crédit photo : Albert Morisseau Leroy