« Liberté j’aurai habité ton rêve jusqu’au dernier soir »

« Liberté j’aurai habité ton rêve jusqu’au dernier soir », où la cœurversation imaginée entre Commandant Omar et Capitaine Alexandre, autrement dit Frantz Fanon et René Char.
 
Merci à Felwine Sarr, Dorcy Rugamba, T.I.E, Marie-Laure, et Majnun, pour l’émotion bleue et le rappel.
 
Un spectacle urgent, nécessaire aujourd’hui, à voir absolument !
 
Offerte en partage, ma chronique publiée par Le Point.
 
Belle lecture.
 
One Love !!!
 

Sur La Lune à Carpentras

On est là… 🙂
 
Encore
Sur le nuage
 
Du poème qui
Peut être
Aussi
Main tendue
Et
Bras ouverts
À d’autres
Sœurs et frères
Humaines, humains
D’ailleurs, ici
 
Le poème qui
 
Ne négocie pas
Avec la vulgarité du monde
Ne se rend pas
Au cynisme de l’époque, opaque
Se refuse
À la morosité des temps, troublés
Le poème qui
Ne souffre pas
L’absence de liberté
Sent le soufre
Et la douceur
S »offre, là
Ici, maintenant
En bouquet de clartés
Saigne de joie
Signe de foi
Porte la croix
Et la bannière
De l’espérance
Qui maintient
Certaines, certains
En état
D’art
Vivants
Vibrants
 
Merci à Lætitia Klotz, merveilleuse invitée du Collectif On A Slamé Sur La Lune hier à Carpentras, où L’horloge indiquait l’heure de nous-mêmes, debout et ensemble, ensemble à tracer chemin sur la mer et tresser utopies qui nous manquent.
 
Merci à Elena Ventura, à Grains de Lire, pour ce que l’on essaime, ici.
 
Au pied du Mont Ventoux.
 
Merci au public pour la convivialité de l’instant de bonne heure bleue, l’écoute de l’écho de nos silences jours et nuits, nos mots, et les sourires et les fous rires en partage, qui disent.
 
Tant. 
 
Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy, nous avons quinze ans, my men.
Quinze années passées à échafauder des plans, non pas sur la comète mais on the moon, à rêver haut fort et tendre, écrire juste juste écrire juste peindre dessiner lire dire nos passés nos futurs, « tout donner au présent » afin d’interpeller l’avenir, « cette lampe inconnue de nous. »
 
Na som, jita.
 
Pour tout, ce qui nous lie.
 
Nous livre
 
Et nous libére.
 
One Love !!!
 

Personne ne dit Freedom comme Nina Simone

Personne
Ne dit
Freedom
Comme Nina Simone
Non personne
Ne porte
Liberté
Dans sa voix
Comme elle
La chante
L’enchante
Et lui donne
Des ailes
Pour voler vers nous
 
Nous envoler vers elle
 
Young
Black
And gifted
I was
I’m still
Black
And gifted
La vie, elle
Est passée
Plus vite que les vacances d’été
Mais je rêve toujours
De Nina Simone
Jouant sur un piano vieux
Habillant de bleu
Les mots de l’homme que j’aspire à être
Depuis plus de vingt ans
 
A change is gonna come
Peut-être mais nous
Nous avons fini d’attendre
Avons appris
À danser sous la pluie
Rapper slamer en feat avec l’orage
Faire l’amour pendant le tremblement
De la terre qui gronde à l’infini
Nous avons fini
D’attendre
Godot et le vote des bêtes sauvages
Il y a longtemps déjà
Avons pris la route
D’être heureux
En attendant le bonheur
 
Personne
Ne dit
Freedom
Comme Nina Simone
Non personne
Ne porte
Liberté
Dans sa voix
Comme elle
La chante
L’enchante
Et lui donne
Des ailes
Pour voler vers nous
 
Nous envoler vers elle
 
Me too
I believe I can fly
Alors je fly
Tu sais
On ne guérit pas
Pas toujours
De l’enfance
La mienne fut fête
Au soleil de la tendresse
Des poèmes qui forgent
L’âme et forcent l’être
À se dépasser et à escalader
Tous les désastres
À sourire encore
À sourire toujours
Par élégance
Par pudeur
Sourire encore
Sourire toujours
À la vie qui passe
Je me répète
Plus vite que les vacances d’été
 
On apprend
À marcher
En marchant
À tomber
En tombant
À aimer
En aimant
À vivre
En vibrant
C’est si simple
Ce que je dis
Et en même temps
Il y a bien longtemps déjà
Vingt ans
Que je ne me regarde plus
Écrire
Vingt ans
Que je guette
Et quête
Le jour qui vient
Clarté profonde
En poésie
 
Personne
Ne dit
Freedom
Comme Nina Simone
Non personne
Ne porte
Liberté
Dans sa voix
Comme elle
La chante
L’enchante
Et lui donne
Des ailes
Pour voler vers nous
 
Nous envoler vers elle
 
Personne
Ne dit freedom
Comme Nina Simone
Non personne
Mon nom
Me rappelle
À la mienne
À la tienne
À la nôtre
Apôtres
Du poème
Tatoué
Sur la peau
Des mots
De l’homme que j’aspire à être
Depuis plus de vingt ans
 
So many rivers
To cross
There is
C’est si vrai
Nous en aurons
Enjambé des rivières
Et nous devrons
En enjamber encore
Pour trouver chimin
La liberté
 
Freedom
 
What else?
 
I do not know
Mais je sais
Pourquoi
Pourquoi chante l’oiseau
L’oiseau en cage
Il chante pour moi
Il chante pour toi
Il chante pour nous
Il chante pour nous dire
Que personne ne peut
Personne ne peut nous enfermer
(En nous)
À part nous-mêmes
 
Personne
Non personne
Ne dit
Freedom
Comme Nina Simone
 
Poing levés
Sourires aux rêves
Deux jeunes filles jouent
Sur une plage du sud
Elles sont belles, prunelles
Des yeux de leurs parents
Libres elles seront
Phenomenal women
Libres elles seront
Elles aussi
Poing final
Mains tendues
Vers l’horizon
La vie est soleil devant
 
MAOB
 
One Love !!!
 

Fragments

On est là… 🙂
 
En apesanteur, et le discours de Jupiter d’hier ne donne aucunement envie de redescendre.
 
Merci à Michel Digout pour sa mise en image sublim(e) .. inale, de cet extrait d’un long poème, prémonitoire m’a-t-on dit parfois, composé et publié il y a trois ans ans.
 
Le texte habillé par la musique du frangin génial Alain Larribet, dit sans dicter, conduite à tenir par tous les temps.
Tenir comme dit le poète, « dragée haute au désespoir ».
Tenir bon, tenir debout, tenir ensemble.
Pour ne pas nous noyer en mots troubles.
Respirer, ne jamais cesser de fixer l’horizon.
Un bouquet de poèmes à la main.
 
Merci à Nahia Larribet et à Caroline Bentz pour leurs voix liées.
 
Et merci à vous, qui prendrez le temps, de (re)découvrir ces « Fragments ».
 
Réapprendre à vivre, c’est bien de cela qu’il s’agit.
 
Définitivement.
 
One Love !!!

Le Collectif On A Slamé Sur La Lune est sur tous les fronts

On est là… 🙂
 
Le Collectif On A Slamé Sur La Lune est sur tous les fronts, le week-end dernier, nous étions à la fois à Roubaix à la Condition Publique avec Albert Morisseau Leroy dit Manalone qui présentait notre EXPOésie nouvelle « Independance Days », à Saint-Jean-de-Monts avec Fred Ebami et Ken Wongyoukhong dans le cadre de l’exposition « Art et Sport » organisée au Palais des Congrès, et enfin à La Villette à Paris, avec Calvin Yug and me, pour réveiller le soleil avec un set « Slam Afro Jazz » programmé par le festival Africolor, la Mairie de Paris et le Vié-Père Soro Solo, qui nous ont offert la joie claire de retrouver et partager la scène, avec le seul et l’unique Binda Ngazolo, conteur dans tous ses états.
 
Merci aux publics qui nous suivent, nous portent, ici et là, et là-bas aussi.
 
Merci à Sandrine Constant, qui nous supporte 🙂 et organise la marche des rêves, avec brio et sourire toujours.
 
Et na som jita à mes filles, Léa et Maëlle, pour les stories, les photos, les vidéos, les fous rires, je suis certainement un des papas les plus chanceux du monde 🙂
 
Bel été à toutes et à tous.
 
One Love !!!
 
 

Paris Plages le 11 juillet

On est là… 🙂
 
Avec le frangin Calvin Yug aux percussions, à la guitare et aux machines magiques, nous donnons notre dernier concert de la saison ce dimanche, à Paris, et ce sera un set festif, une ambiance Slam Afro Jazz.
 
Ami(e)s de Paris et des environs, que faire ? Venir, danser, rire, voyager sans visa et chanter.
 
Merci à la Mairie de Paris et à l’aîné bienveillant Soro Solo pour l’invitation.
 
One Love !!!
 

Au festival Montpellier Danse

On est là… 🙂
 
Au festival Montpellier Danse, aux côtés de l’immense chorégraphe Sanou Salia, du non moins immense Lokua Kanza, et de la merveilleuse troupe de danseuses, danseurs et chanteuses du spectacle « D’un rêve » dont j’ai co-écrit les chansons avec le frère Gaël Faye.
 
Bonheur et émotion d’assister à la première ce soir au Corum, l’opéra de Montpellier, à 20h.
 
One Love !!!
 

La belle harangue

Fierté de voir mon rappeur préféré prendre son envol … En poésie. Ange Alexandre Oho Bambe, fait partie des jeunes parrains et ambassadeurs de « La Belle Harangue », merveilleux projet dont on entendra beaucoup beaucoup parler à la rentrée.
 
Au nom
Du père
Du fils
Et du poète esprit
Tout peut
Tout peut être
Tout peut être annulé
Sauf nous
Merci à l’ami Charles Autheman et à toute l’équipe de tournage de « La Belle Harangue » , dont nous reparlerons beaucoup beaucoup 🙂 à la rentrée.
Et merci à mon rappeur préféré, pour les mots le flot la flamme le feu en partage.
 
One Love !!!
 

L’ami des livres

La nuit
Tous les chats sont gris
Certains hommes aussi.
D’autres quant à eux
Restent bleus
Bleus noir, noir feu.
Sous le regard
Complice
De l’ami.
Des livres.
Des mots.
Encore et toujours.
Des mots.
D’orage, d’amour et d’espérance.
MAOB
Merci à Christophe Isselee Guitariste, pour la photo qui dit… beaucoup.
One Love !!!