À cet âge là, je savais déjà

« Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d’amies »
Paul Éluard
À cet âge là, je savais déjà, que certains mots me feraient vivre, et augmenteraient ma vie.
Et si j’écris aujourd’hui, avec encore et toujours la même urgence, la même ferveur, c’est aussi pour dire et redire, au gamin sur la photo, que je ne trahirai jamais son rêve de plein jour.
MAOB
One Love !!!

ô Cameroun berceau de nos ancêtres

« ô Cameroun berceau de nos ancêtres,
Va debout et jaloux de ta liberté
Comme un soleil
Ton drapeau fier doit être
Un symbole ardent
De joie et d’unité … »
Notre hymne résonne. Fort.
Notre hymne résonne, sauf en nous Camerounais, du pays et d’ailleurs, qui devons faire face à un monstre que nous avons enfanté nous-mêmes et nourri toutes et tous, ensemble, de mots, gestes et pensées, d’humour imbécile et abject, d’insultes contre nous-mêmes, un monstre qui finira peut-être par sonner le glas d’une nation fragile comme le sont toutes les nations, surtout quand elles occultent le sens commun,surtout quand elles s’obstinent, aveuglément, à refuser d’accepter leur diversité.
Je regarde un pays, mon pays, quitté il y a plus de vingt ans.
Mon pays qui ne me quitte pas, m’accompagne dans ma marche du monde. Je regarde impuissant, un pays, mon pays, se déchirer. Et je pense à Um Nyobè. Mumié. Martin Paul Samba. Douala Manga Bell.
Tous morts.
Pour le Cameroun.
Le Cameroun. Un et indivisible. Dans l’idéal.
J’aime et j’ai mal à ce pays en moi de toujours ourlant mon âme à feu hurlant mon enfance dans le ventre de ma terre. Mère.
J’aime et j’ai mal à ce pays en moi de toujours.
Que faire pour inverser le cours de l’histoire qui court à notre perte ? cette histoire sans tête, criblée de dettes de sang.
Que faire ? Certains se le demandent encore.
D’autres, ont abandonné. L’espoir de revoir un printemps.
L’espoir de sortir du marasme.
Haut les cœurs. Morts. Atrophiés.
Nous sommes.
Livrés à nous-mêmes.
Et à nos démons intérieurs.
Et pendant ce temps-là, notre hymne résonne. Fort.
Pourtant nous ne l’entendons pas, nous ne l’entendons plus.
Peut-être même que nous ne l’avons jamais entendu d’ailleurs, jamais entendu vraiment.
« Comme un soleil
Ton drapeau fier doit être
Un symbole ardent
De joie et d’unité… »
Le soleil s’est tu, il ne chante plus.
Et tous les symboles semblent avoir foutu le camp.
Avec la joie et l’unité. Le torchon brûle. Entre nous. Camerounais. Sidérés. Le torchon brûle. Et notre drapeau n’est pas loin. De partir en fumée aussi. Avec ce qui nous reste. De fierté, d’intégrité, d’honnêteté intellectuelle, de liberté de pensée.
Le tonnerre gronde. En nous. Et partout autour de nous.
Il pleut.
Des maux, sans mots pour les soigner ; nous sommes un peuple malade, sans remède pour nous sauver. Nous relever.
Ensemble !!!
Il pleut.
Des cordes, et des larmes sur les joues des enfants du pays.
La haine veut faire « main basse sur le Cameroun ».
Et la haine appelle la haine. Toujours.
Notre hymne résonne. Fort.
« ô Cameroun berceau de nos ancêtres
Va debout et jaloux de ta liberté… »
Les ancêtres doivent se retourner dans leurs tombes, pour ne plus nous regarder aller ainsi, aussi mal, à genoux, si peu respectueux de nous-mêmes. Sans honneur ni grandeur.
Things fall apart.
Oui ébranlé le pays l’est.
Du nord au sud. De l’ouest à l’est.
Bousculé, le pays tout entier semble basculer.
Pris dans la folie dangereuse du tribalisme et des divisions, nous allons au suicide collectif.
Comment lutter ?
Lutter contre nous-mêmes.
Lutter pour nous-m’aime.
Avons-nous d’autre choix d’ailleurs, que celui de lutter ?
Lutter pour faire advenir l’Homme enfin.
L’humain respectueux de lui-même.
Lutter pour briser nos chaînes mentales.
Lutter pour sortir de nos querelles ancestrales.
Lutter pour rompre avec la fatalité, « Le Cameroun c’est le Cameroun », « on va faire comment ? », et toutes ces phrases qui nous enferment, nous emprisonnent, nous déterminent.
Dans l’idée mortifère que rien ne peut changer, et pire que nous ne pouvons rien faire ni défaire, ni individuellement, ni collectivement.
Comment lutter ?
Pour en finir avec l’amertume et la tristesse amère qui tuent l’espérance en sursis, en détention provisoire depuis trente-six ans.
Comment lutter ?
Certains se le demandent encore.
D’autres ont abandonné, pourtant rien n’est perdu.
Nous sommes requis. Toutes et tous.
Au rendez-vous de la conquête.
De notre dignité de femmes et d’hommes.
A la rencontre de nous-m’aime.
Debout.
Enfants du mboa.
D’ici et de là-bas.
Enfants du mboa.
Et de l’instant de tendresse tant attendu.
J’aime et j’ai mal à ce pays en moi de toujours ourlant mon âme à feu hurlant mon enfance dans le ventre de ma terre.
Mère.
Je partage ici cet extrait de mon roman « Les lumières d’Oujda », parce que je n’ai pas les mots, enfin je n’ai pas d’autres mots que ceux-ci, mis dans la bouche de mon narrateur, « j’aime et j’ai mal à ce pays en moi de toujours ourlant mon âme à feu hurlant mon enfance dans le ventre de ma terre. Mère. », ce pays dans lequel sont morts samedi 24 octobre, dans la ville de Kumba, en zone anglophone, des enfants dans leur salle de classe, assassinés par des hommes. Des hommes ? je reste sans réponse, mais pas sans voix, tremblante, pour dire ma révolte, et ma tendresse aux familles endeuillées.
Que ces petits anges, reposent en paix.
J’ai mal au mboa.
MAOB
One Love !!!

Sur La Lune le 24 octobre à la Condition Publique

On est là… 🙂
Sur La Lune SAMEDI 24 OCTOBRE à la Condition Publique, à Roubaix…
Cartographies subjectives | Nouvelles cartographies – Labo 148
+ Médias & représentations | Nouvelles cartographies – Labo 148
▶ Une journée toute en poésie
Venez partager, en famille ou entre amis un moment de poésie, en présence des membres des éditions La Marge, du Collectif On A Slamé Sur La Lune et de la dream team du Labo 148.
▶ Programme
14:00 > 16:00 – Ateliers : photo à l’Afghan box, création sonore, collage, gravure, fabrication de la revue de poésie La Velociraptora Histrionica avec l’équipe des éditions La Marge
17:00 > 18:15 – Emission de radio live « La Manufacture des rêves »
La Manufacture des rêves est une utopie radioactive du Collectif On A Slamé Sur La Lune, présentée en live par Manalone, Capitaine Alexandre et leurs invité(e)s, chroniqueurs et artistes d’ici et d’ailleurs, sous le regard enjaillé de Coulibaly Souleymane
dit Soro Solo dit Vié-Père 🙂, parrain de l’émission.
La Collection de poésie L’iconopop et la revue Intranqu’îllités fondée par James Noel
et Pascale Monnin seront mises à l’honneur, et des textes offerts en partage, pendant l’émission et dans le temps de poèmes prévu ensuite, scène ouverte de slam poésie et musique.
On the moon.
Anne Bocandé nous emmènera en voyage littéraire. Et nous aurons le bonheur aussi, d’échanger avec l’ami frère Ken Wongyoukhong photographe des âmes et de découvrir le nouvel album du hermano Toninho Almeida, qui nous fera le cadeau à valeur inestimable de plusieurs titres en live.
18:30 > 19:45 – Temps de poèmes, avec les auteur(e)s de L’iconopop Lisette Lombe
et Suzanne Rault-Baret, Flora et Simon de La Marge, les étudiant(e)s de l’Université de Lille inscrit(e)s en classes de déclamation du Collectif OASSLL, et lecture d’extraits du roman de Marc Alexandre Oho Bambe “Les Lumières d’Oujda” paru aux éditions Calmann-Levy.
Merci à Ute Sperrfechter, Barbara Lerbut et aux équipes du Labo 148, en particulier à Julien, qui nous accueillent pour un moment précieux.
D’humanités, enlianées.
One Love !!!
P. S: pour les ami(e)s qui venaient pour mon set dj, j’ai envie de vous dire « Party » remise, et on s’enjaillera quand même, de mots, de musique et de poésie vibrantes 🙂
⬇️ INFORMATIONS PRATIQUES ⬇️
sam 24.10 | 14:00 – 20:00
Gratuit/Entrée libre
📍LA CONDITION PUBLIQUE📍
Contact / Réservation :
+33 (0)328334833
billetterie@laconditionpublique.com

A la librairie La Forge, Marcq-en-Baroeul

On est là… 🙂
Merci à Gwenaelle Bel et à toute l’équipe de la magnifique librairie La Forge à Marcq, pour l’invitation chaleureuse et l’accueil en ces temps crispés.
Merci aux amis de quinze ans et au public présents, et à Anne Bocandé, qui a assuré son rôle de modératrice avec brio.
Merci aux lectrices, aux lecteurs, et aux libraires, qui portent mon roman nouveau au cœur et me le témoignent depuis sa parution en août, je suis ému et honoré, de nos partages.
Je jouerai de mon livre, « Les lumières d’Oujda »(éditions Calmann-Lévy) et en lirai quelques extraits, ce Samedi 24 octobre à la Condition Publique, à Roubaix, en merveilleuse compagnie de poétesses et poètes invité(e)s du Collectif On A Slamé Sur La Lune.
Ami(e)s de la métropole Lilloise, rendez-vous à 17h à la CP, pour traverser. Ensemble !!!
One Love !!!
P. S: merci à Nicolas et à Franck Bourillon, pour les photos.

Rendez-vous à La Forge à Marcq ce 23 octobre

On est là …

Ami(e)s de la métropole Lilloise, nous avons donne rendez-vous à La Forge, magnifique librairie située à Marcq, ce VENDREDI 23 OCTOBRE à 18h30, pour une rencontre autour de mon roman nouveau, « Les lumières d’Oujda », paru chez Calmann-Lévy.

Je jouerai de mon livre, il faut le voir pour le croire 🙂, en lirai quelques extraits, et surtout nous parlerons, de littérature et de poésie, d’encre qui coule fleuve, d’errances et d’exils, de (jeunes) réfugiés aussi, sous le feu tragique de l’actualité. Heureux de cette rencontre, « à la maison », il est finalement assez rare, depuis quelques années, en dehors de la FNAC qui me soutient depuis mes premières publications, que je sois invité à partager mon travail d’artisan à Lille qui est pourtant ma ville d’adoption, Lille où j’ai posé mes valises de poèmes il y a plus de vingt ans.

Merci à Gwen et à son équipe, d’organiser ces « retrouvailles », at home, on the moon.

p.s : il faut s’inscrire sur FB ou en téléphonant au libraire pour réserver sa ou ses places. One Love !!!

#rentréelittéraire2020

#beauvoyageàoujda

#écrirejustejusteécrire

#LifeisAPoetrip

#OnTheMoonForLove

La poésie ne sauvera pas le monde qui refuse d’être sauvé …

il est tard
et les joueurs de cithare
que nous sommes
sont sommés
de se taire
devant la terreur
et la peur
de vivre
 
et pourtant
même assommés
nous persistons
à avancer et sonner
trompettes
la fleur au fusil
et l’éloge bleu de poèmes
au bord des lèvres
 
la poésie ne sauvera pas le monde
qui refuse d’être sauvé
et pourtant
elle invite
encore
et c’est déjà tellement
à d’autres voies que celles du désastre
et de l’amer en partage
elle invente
toujours
des chemins de traverse sur la mer
que l’on prend par amour
Pour ne pas mourir ni vivre d’amertume
 
la poésie ne sauvera pas le monde
qui refuse d’être sauvé
C’est un fait
il m’aura fallu
longtemps
longtemps
avant de l’accepter
4 siècles
de marche
couverts d’opprobre et de boue
4 siècles
de marche
à l’ombre de l’humanité titubante
 
la poésie ne sauvera pas le monde
qui refuse d’être sauvé
c’est un fait
et pourtant
la vie court
encore
la vie couve
toujours
sous nos vestes
à gauche
nos coeurs battent chamade et charade
et l’espoir coule encore et toujours
à flot de mots, d’encre et de sang mêlés
 
il y a des têtes qui tombent
et nous obligent
à redresser les nôtres
et nous tenir
à la verticale
de nous-mêmes
debout et dignes
pour ne pas ternir
la mémoire
de celles et ceux qui ont vécu
et sont morts
dignes et debout
 
il est tard
et les joueurs de cithare
que nous sommes
sont sommés
de ne pas se taire
devant la terreur
et la peur
de vivre
nous n’avons pas le choix
nous incombe la tâche
ardue et noble
d’essayer
encore
et toujours
l’intelligence du cœur
le sens
la nuance
et la tendresse
des armes miraculeuses
 
et ni les sourires cyniques au loin, ni la violence du monde n’obscurciront nos âmes blessées, ça aussi c’est un fait …
 
MAOB
 
One Love !!!
 

La Manufacture des rêves est (toujours) ouverte

On est là… 🙂

La Manufacture des rêves est (toujours) ouverte… Peut-être même plus que jamais.

Et nous diffuserons ce Mercredi 21 octobre à 21h21, l’émission radioactive du Collectif On A Slamé Sur La Lune, enregistrée en live cet été à la Maison André Breton, à Saint-Cirq-Lapopie rebaptisée Saint-Cirq-Lapoésie.

Bonheur et honneur, d’avoir pu nous asseoir à la table des surréalistes.

Merci aux amis de la Rose Impossible qui ont permis ce moment Improbable, « Sur la route » des citoyens du monde…

Merci aux artistes invité(e)s on the moon, Urbain Rinaldo, Dayana Matevosova, Aurélia Lassaque, Araucaria Trio, Muriel, Laurent Doucet, Alain Prillard.

Merci au public présent.

Fred Ebami, Albert Morisseau Leroy et moi, vous donnons rendez-vous avec joie demain, ici.

Donc chez vous.

Pour couvrir ensemble, le couvre-feu.

Du feu de la poésie, qui couve et court.

En nous.

One Love !!!

#LaManufactureDesRêvesEstOuverte

#SurLaRouteDesCitoyensDuMonde

#OASSLLExperience

Je suis (fils de) prof …

Ma mère était, enseignante, de Français et de Philosophie, à Douala, au Cameroun, où je suis né, où j’ai grandi.

Dans les livres.

Ma mère savait, éveiller chez ses élèves qui me le témoignent encore aujourd’hui alors qu’elle nous a quittés un 17 octobre noir il y a bien longtemps déjà, la curiosité de tout ce qui n’est pas soi et la conscience pleine d’eux-mêmes, une certaine ouverture d’esprit au monde.

Elle (leur et nous) répétait souvent, en substance, « tout a déjà été fait, tout a déjà été dit, tout a déjà été écrit, tout. Tout a déjà été vécu. Et pourtant, il y a tant à faire, dire, écrire et vivre encore, pour chercher et trouver l’Homme, inventer et faire advenir l’Homme, l’être humain en nous. »

Ma mère veilleuse, merveilleuse femme de Lettres, m’a inoculé le virus des littératures du monde et donné très tôt, l’amour des mots. La passion de transmettre.

Je suis fils de prof, c’est donc assez naturellement que je me suis intéressé et m’intéresse toujours au corps et au cœur de l’école. Et si j’ai fini par m’engager à mon tour, si j’ai fini par m’engager pour l’école, c’est que je pense qu’elle est un lieu de tous les possibles, capable de transformer, réduire les inégalités sociales, porter et élever certains enfants au firmament d’eux-mêmes, permettre à d’autres de découvrir en eux des capacités lumineuses et développer des compétences ou des talents insoupçonnés qui aident à sortir de tous les déterminismes.

Je nourris et mûris, expérimente sans cesse, des réflexions sur la citoyenneté qui se construit à mon sens, se forge et s’édifie dès le plus jeune âge.

À l’école, chacun peut, chacun devrait apprendre à devenir sujet et porteur de sa parole. Et l’art, la culture et la pratique artistique, sont parmi les moyens à la disposition de l’Éducation Nationale, pour permettre aux élèves d’arriver à l’expression toute entière d’eux-mêmes.

J’ai commencé à intervenir en milieu scolaire, à enseigner l’art-rencontre, l’art-thérapie individuelle et collective, l’art-résistance, l’art-pratique, car une enseignante sensible à mon travail d’artisan me l’avait demandé, convaincue que ma place était là aussi, et que je pouvais apporter quelque chose à ses élèves, une bouffée d’art frais et une vision du monde. Autre.

C’était il y a plus de dix ans.

Depuis sans relâche je m’attèle à cette tâche heureuse, utile, j’invite ici et là, des jeunes de tous les pays et toutes les cultures, à lâcher prose, oser leurs causes, écrire, dire et agir en résonance.Et je suis toujours très heureux, de nos temps d’échanges précieux, ému par leur énergie, leur poésie.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, de leur poésie.

Avant toute chose. Mon rôle est de les révéler à eux-mêmes parfois, en leur offrant le goût d’une nouvelle praxis poétique capable de saisir le tremblement, de l’âme de l’Homme et du monde.

Mon rôle est de partager avec eux cette conviction profonde que je porte : « l’art est (comme la) vie, un engagement ! »

Ma mère disait aussi, qu’il fallait sans cesse revisiter le langage, l’histoire, les mots, et mille fois je l’ai entendue, citant Hannah Arendt, Hölderlin, Césaire et d’autres, poètes, philosophes, anciens, modernes, toutes et tous radicalement et éternellement contemporain(e)s, nous rappelant à nos droits et nos devoirs fondamentaux d’êtres humains, le droit et le devoir de réaliser une œuvre, laisser une trace car « seules les traces font rêver », le droit et le devoir de choisir et d’assumer son métier, c’est-à-dire le plein axe de sa vie, sa vocation de Femme et d’Homme, le droit et le devoir d’à part être aux yeux des autres, le droit et le devoir de vivre debout et digne, jour et nuit.

On ne peut professer que si on est habité par ce que l’on professe, alors tant que je serai habité, je continuerai à professer, déclarer ouvertement mon amour à la poésie, à exercer dans la Cité et enseigner publiquement le retour et le recours au poème, porteur de valeurs, d’humanisme et de beauté, « tous ces chemins qui nous manquent ».

La défaite et la violence adviennent souvent lorsqu’on fait taire en nos élèves ou nos enfants la quête de sens, alors nous devons éveiller chez eux la curiosité et la faim de l’esprit qui fondent notre humanité et font naître la contingence de la pensée. C’est là notre plus grande et plus belle responsabilité, d’adultes, de parents, d’enseignants, éduquer c’est permettre à celles et ceux dont nous avons la charge, de grandir en humanité et devenir chefs de projet… de leurs propres vies.

Ma mère répétait souvent, en substance, « tout a déjà été fait, tout a déjà été dit, tout a déjà été écrit, tout a déjà été vécu, mais il y a tant à faire, dire, écrire et vivre encore, pour chercher et trouver l’Homme, inventer et faire advenir l’Homme, l’être humain en nous. »

Oui, définitivement, oui, radicalement, enseigner c’est s’engager.

Et je suis.

Fils de.

Prof, et si fier.

De l’être.

Marc Alexandre OHO BAMBE

Ce texte est dédié à Jeannette OHO BAMBE, et à toutes et tous les profs du monde en premières lignes …

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire

#JeSuisFilsDeProf

Dans Marianne

On est là… 🙂

En « fugue majeure », dans Marianne, cette semaine, sous la plume de Frederique Briard qui fait part belle à mes mots.D’orage, d’amour, de résistance et d’espérance.Merci pour cet article sur mon roman nouveau, « Les lumières d’Oujda », paru dans la rentrée littéraire, chez Calmann-Lévy. Et disponible, partout.

One Love !!!

#rentréelittéraire2020

#beauvoyageàoujda

#écrirejustejusteécrire

#OnTheMoonForLove