Matin Dans la brume

Matin
Dans la brume
Poème
À la lune
Part de tendresse
Toute la tendresse
Du monde
Se trouve ici

Entre nous

La tête
Dans les nuages
J’écris
Pour traverser
L’horizon de ton sourire
J’écris
Sous influence
De la plus douce des drogues dures
La vie

J’écris pour me souvenir
Toujours du futur
Me souvenir toujours
De nous
De tout
Ce qui nous lie
Rêves
Utopies
Tout
Ce qui nous délie
De nos entraves
Nous livre
A nous-mêmes
Nous « vertige »
Nous délivre
Du mal(heur)
De ne pas vivre
Pour nous-m’aime

Nous sommes libres
De vivre sans heurts
Vivre à la bonne heure
Des amours amitiés électives
Heure bleue
Heure de soie
Heure de douceur pour soi
Et pour celles et ceux dans le coeur
De minuit à minuit

J’écris

Et le jour

Se lève

Dans le silence

Des mots

Il y a
Des êtres
Que l’on rencontre
Trop tard
Pour ne pas les aimer

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#PoèteEnRésidence
#LaMétiveExpérience
#VueDeMaFenêtre
#CREUSEencore

Autour de l’inoxydable aîné bienveillant Soro Solo

On est là …

Autour de l’inoxydable aîné bienveillant Soro Solo, pour un de ces moments rares et précieux d’humanité et d’émotions inénarrables.
Merci à Soro pour la leçon d’humilité, de générosité et d’élégance absolues. Et pour la tendresse. Et l’affection. Et le talent de mettre en lumière les artistes que nous sommes ou aspirons à être. Merci pour tout le cœur mis à l’ouvrage. Hier. Aujourd’hui. Demain.
Oui demain, car la vie est soleil. Devant.
Manu Dibango, Emil Abossolo-Mbo et Binda Ngazolo ont tout dit. Ma voix, modeste, se joint aux leurs. Si justes.
Merci à Calvin Yug et Albert Morisseau Leroy, pour le partage des poèmes et du feu, à Sandrine Constant, pour l’organisation des rêves qui courent. En nous.
Merci à Binda et Emil, pour la profondeur céleste, à Flavia Coelho et ses musiciens, pour l’enjaillement.
Et merci à Manu Dibango, pour ses mots.
Et, et, et à toute la belle équipe de L’Afrique en Solo, na som jita, pour l’accueil chaleureux. Toujours.

TV5 Monde

On est là …

Sur TV5 Monde …
En compagnie des amis frères Alain Larribet et Fred Ebami
Merci au journaliste Christian Eboule, pour ce bel article qui met en lumière notre OLNI (ouvrage littéraire non identifié) « Fragments ».
Poésie. Musique. Visuels. Célébration de la vie.
Et invitation à…
Réapprendre à vivre.
C’est bien de cela, qu’il s’agit…
Ici. Et maintenant.
Carpe diem.

Creuse Dans ton abîme De lumière

Se perdre
Pour se retrouver
Chercher encore
Le lieu du cœur
Du récit qui traverse
Le corps

Le soleil brille
Il pleut averse
À l’intérieur
Des mots
Toujours plus de mots
D’orage
D’amour
Et d’espérance

Il faut

S’extraire du monde

S’affranchir de toutes contingences

Creuser au plus profond de soi

Pour écrire un seul vers

CREUSE
Encore
Creuse
Dans ton abîme
De lumière
Se cachent
Les dernières pages
Du livre

MAOB

One Love !!!

#EnRésidence
#ÉcrireJuste
#JusteÉcrire
#LifeisAPoetrip
#LaMétiveExpérience
#DeuxièmeBureau

La pêche aux souvenirs

Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Pour un texte que j’écris, et qui me demande.
De retourner en moi-même, enfant, adolescent.
Revenir à Douala.
Où j’ai poussé mon premier cri.
De poésie aussi.
Revenir à Douala.
Dans cette maison familiale.
Où je suis né à moi-même.
Fils du soleil.
Dans la cour de Sita et Grand-Pa.
A l’ombre du manguier.
Et à la lumière de l’amour.
Transmis par ma mère.
Pour les belles lettres et les gens vrais.
Sincères et justes.
Je parle souvent de ma mère.
C’est un tic chez moi.
Quand mon coeur en douceur, élève la voix.
Mon père n’était pas en reste.
Il m’a inoculé le virus de l’espoir.
Et cette faculté à ne jamais rien céder.
Aux « assassins d’aube. »
Ne rien leur céder.
Surtout pas ma joie.
Surtout pas mon bonheur.
Surtout pas ma liberté.
D’être ou ne pas être.
Où je m’attends.
Le désespoir est un luxe, que je ne peux toujours pas me permettre et que je ne me permettrai jamais.
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Le goût des mangues térébinthes.
La littérature, les livres de la bibliothèque acajou.
Cahier d’un retour au pays natal.
Fureur et mystère.
Pigments névralgies.
Ethiopiques.
Présence Africaine.
Alioune Diop, Césaire, Damas, Senghor.
Char, Neruda, Eluard, Pessoa, Gibran, Rûmi, Camus.
Chinua Achebe, Sony Tansi.
Frankétienne.
Capitale de la douleur.
Vingt poèmes d’amour et une chanson…
Message.
Odes mystiques.
Le prophète.
Les esprits rebelles.
L’homme révolté.
Tous ces livres en moi.
Fleurs d’insomnie.
J’ai fait le tour du monde.
Depuis ma chambre à Bonapriso.
Des voyages immobiles.
Sous toutes les latitudes.
Grâce au pouvoir infini des mots.
En offrande
De merveilleux professeurs d’espérance
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Les disques de jazz de mon père.
Vinyles qui tournent.
Dans ma mémoire en boucle.
Art Blakey et les Jazz Messengers.
Manu, Dizzy, Sony, Count, Miles, Bird.
Gill Scott-Heron.
Coltrane.
Eko Roosevelt.
Blackstyl.
Les voix incomparables.
De Nina, Myriam, Billie.
Soleils noirs.
Qui me déchiraient le coeur et le recousaient.
En même temps.
le tempo
Le rythme.
Du jazz.
De la vie furieuse de vivre.
Libre.
La voie à suivre.
Les rêves.
Bleus.
Mo’ better blues.
Kind of blue.
The revolution will not be televised.
Spike Lee.
Denzel.
Le cercle des poètes disparus.
Mr Keating.
L’envie.
De tracer.
Mon propre chemin.
D’art.
Depuis je vais.
De par le monde.
Emportant avec moi.
Mes poèmes et ma foi.
Pour seuls bagages.
Je vogue.
Je vis.
Je vibre.
Je vole.
Libre.
Vers nous.
Ne sommes.
Que solitudes.
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Limbé, Kribi.
Et la musique des vagues.
La chaleur qui tape.
Sur la peau.
La lune qui se couche.
Sous nos yeux médusés.
De tant de beauté.
Cadeau de la terre.
Mère nourricière.
Je suis allé à la pêche ce matin.
La pêche aux souvenirs.
Mes souvenirs d’enfance.
Les virées à Zépol.
Pour un pili ou un croissant aux amandes.
Les années Libermann.
Les premiers freestyle de RAP au collège.
Nos matches de foot de rue.
Mon numéro éternel.
9 de coeur.
Le rire inénarrable de Dex que j’entends toujours.
Me dire que nous ne sommes que de passage.
Ici bas.

La mort
N’arrête
Pas
La vie.

Je suis allé à la pêche ce matin.
Et j’ai encore les pieds dans l’eau.

Et les rêves qui me fondent.

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#méditation
#artwork

En résidence d’écriture pour un nouveau livre

On est là …

Dans mon bureau ces jours prochains…
En résidence d’écriture pour un nouveau livre.
Poésie ? Roman ? Essai ? Je ne sais pas vraiment, j’ai effacé les frontières. Toutes les frontières.
J’écris.
La vie.
Je ne suis ni poète. Ni romancier. Ni essayiste.
Je suis.
Vivant.

43 ans, je kiffe mes cheveux blancs

Quinze printemps
Premier coup de foudre
Pour un poème
Depuis rien n’a changé
Ah si, la vie est passée par là
Par l’art d’être toujours
Aux rendez-vous qu’elle me fixe
Mes amitiés et amours étincelles
Affinités électives
Dans la nuit du monde

43 ans, je kiffe mes cheveux blancs
Et en bon capitaine je (me) promets de garder le cap du poème et de la belle espérance, qui me fondent.
Na som jita à chacune, à chacun, à toutes et tous, ensemble, pour chaque mot, chaque sourire en fleur, chaque attention à mon adresse, témoignage de tendresse et d’affection hier, jour d’anniversaire.
Hier est passé.

Doucement doucement

Et c’était doux.

One Love !!!

Minha poesia follow

Notre vie
Commence
À la minute
La minute
La seconde
La seconde
Où nous réalisons
Que nous n’avons
Rien d’autre
Dans la vie
Que d’être
Vivants

Et notre vie
Recommence
Toujours
Au même moment
Fugace d’éternité
À l’endroit
De nous-m’aime
Meurtris
De la conscience habitée
De nous-mêmes
Vibrants

La bossa
Bat dans le corps
Son trop plein
D’émotions
Saudade
Felicidade
Liberdade
Dignidade

Écoute
L’écho
Des mots
Poèmes

Minha poesia fala
De la musique
Des vagues
Vogue à l’âme bouleversée
Minha poesia fala
De ton sourire
Joli
À l’horizon inversé
Minha poesia fala
De la beauté sidérante
Du soleil quand il se couche là-bas
Au sud de mon cœur renversé

Minha poesia follow
La vie à la trace
La vie qui passe
Plus vite
Que les vacances d’été

Écoute

Minha poesia fala

De la vie

Qui commence

Et recommence

Toujours

À la minute
La minute
La seconde
La seconde
Où nous réalisons
Que nous n’avons
Rien d’autre
Dans la vie
Que la vie elle-même
Qui nous demande
Nous commande
Parfois
De vive voix
De la vivre
Jusqu’à la lie
En phrase
Étincelle
Et en phase
Avec nous-m’aime

MAOB

From Pargas (Finlande) with Love ..

One !!!

#LifeisAPoetrip
#TourDuMondePoétique
#écrirejustejusteécrire
#ChambreAvecVue
#RésidenceArtistiqueNomade
#DoualaLoméLilleBahiaAccraCopenhagueConnexion

Direction la Finlande pour le Bossa Jazz Festival…

On est là …

Direction la Finlande pour le Bossa Jazz Festival…
Au programme bossa nova jazz donc  et poesia do Brazil et du monde.
Retrouvailles également avec les hermanos Toninho Almeida et Gerard Gassou directeur du rêve organisé sur sa terre d’adoption. Le monde est notre village.