Derrière les nuages

Derrière
Les nuages
La tendresse
Du poème
Et une image du bonheur
Possible
Entre deux rêves
Deux rives
Deux dérives douces amères
La plénitude
Au bord d’un lac
Des signes d’amour autour
Une famille célèbre un enfant
L’instant est beau
D’éternité
Rien ne vaut
La vie,
La vraie, rêvée
À la folie
Rien
Ne
Vaut
La vie
Quoiqu’on en dise

Quelques mots plus loin
Une femme et un homme
Chavirent
Elle et il sèment
Parsèment leur chemin
D’espérances sublimes
Elle et il s’aiment
Au recommencement
Du monde

Au firmament
D’eux-mêmes

Au commencement
De tout

Était le verbe

« Aimer »

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#LifeisAPoetrip

Au festival de Jazz de Marciac

On est là …

Au festival de Jazz de Marciac, par la voix et le flow, aux côtés d’autres « voix Beat » qui ont accepté la belle invitation de Rosemonde Cathala, initiatrice inspirée du magnifique projet « Lire en Jazz ».
Merci à elle et à la compagnie de La Rose, et aux lieux qui nous accueillent.

One Love !!!

#PoetryAndJazzExperience
#BeatGeneration

Chemin d’émois

Attraper
Ses rêves
One by one

Marcher
Vers soi
Step by step

Avancer
Droit
Ou en Zig Zag
Peu importe
Mais calme
Et serein
Avancer
Toujours

Garder
Faim
Du monde

Ne jamais perdre
De vue la vie
Horizon infini
Long fleuve intranquille
Chemin de croix
Parfois
Chemin d’émois
Par choix

Ne jamais perdre
La foi
En soi
La (dé)raison
Du voyage
L’espérance
L’essence du verbe
Aimer
Le sens premier
Des matins qui transpercent le cœur
De lumière

Trouver la paix
Dans le doux vertige
Du poème qui s’oublie
Dans tes yeux qui sourient
À la vie
Horizon infini

La vie
Long fleuve intranquille

La vie
Chemin de croix
Parfois

La vie
Chemin d’émois
Par choix

En bord de mer
Le temps s’étire
Et s’étend
Alors on entend
La musique du vent
Qui siffle et souffle
Une fable amoureuse

MAOB

One Love !!!

#écrirejustejusteécrire
#Poetatwork

Dans les Salons du Ministère de la Culture à Paris

On est là …

Dans les Salons du Ministère de la Culture à Paris, dans le cadre de la convention pour la « Mobilisation nationale pour l’action artistique en faveur de l’écriture », signée entre le Labo des Histoires et les Ministères de la Culture et de l’Education Nationale.
Mon frère d’art Albert Morisseau Leroy et moi-même, étions conviés à offrir nos vers et nos regards sur le geste d’écrire, qui signe, saigne et soigne celles et ceux qui se jettent aux mots.
Nous avions le bonheur également d’accompagner notre équipe de laborantins Lillois, plus jeune team gagnante du « Tournoi des mots » organisé par Livre de Poche et le Labo des Histoires à Radio France il y a quelques jours, avec leur super coach Manalone, aussi calme et aussi grand que Deschamps
Merci à Philippe Robinet et Charles Autheman, pour leur confiance, merci au public pour la belle écoute et les échanges nourris après notre intervention en duo lunaire.
L’aventure est belle. Ensemble !!!
J’ai eu une pensée pour ma mère, en parlant avec les deux Ministres présents, de l’engagement du Collectif On A Slamé Sur La Lune depuis plus de dix ans, pour une école de poésie.
Ma mère était prof, enseignante de Français, et de Philosophie. A Douala, au Cameroun.
Elle savait éveiller chez ses élèves, la curiosité de tout ce qui n’est pas soi et la conscience pleine d’eux-mêmes, une certaine ouverture d’esprit au monde.
Ma mère, merveilleuse femme de Lettres, m’a inoculé le virus des littératures du monde et donné très tôt l’amour des mots. La passion de transmettre.
A l’école, chacun peut, chacun devrait apprendre à devenir sujet et porteur de sa parole. Et l’art, la culture et la pratique artistique, sont des moyens pour permettre aux élèves d’arriver à l’expression toute entière d’eux-mêmes.
J’ai commencé à intervenir en milieu scolaire, à enseigner l’art-rencontre des mondes, l’art-thérapie individuelle et collective, l’art-résistance, l’art-pratique, car une prof sensible à mon travail poétique me l’avait demandé, convaincue que ma place était là aussi, et que je pouvais apporter quelque chose à ses élèves, une bouffée d’art frais et une vision du monde.
C’était il y a plus de dix ans. Déjà.
Depuis sans relâche le Collectif s’attèle à cette tâche heureuse, utile, urgente et nécessaire peut-être : inviter ici et là des jeunes de tous les pays et toutes les cultures, à lâcher prose, oser leurs causes, écrire, dire et agir en résonance.
Notre rôle est de les révéler à eux-mêmes parfois, en leur transmettant le goût d’une nouvelle praxis poétique capable de saisir le tremblement, de l’âme de l’Homme et du monde.
Notre rôle est de partager avec eux cette conviction profonde que nous portons : « l’art est (comme la) vie, un engagement ! »
Ma mère disait aussi qu’il fallait sans cesse revisiter le langage, l’histoire, les mots, et mille fois je l’ai entendu citer Hannah Arendt, Hölderlin, Césaire, Fanon, Hampâté Ba, et d’autres, poètes, philosophes, anciens, modernes, tous radicalement et éternellement contemporains, nous rappelant à nos droits et devoirs fondamentaux d’êtres humains : le droit et le devoir de réaliser une œuvre, laisser une trace car « seules les traces font rêver », le droit et le devoir de choisir et d’assumer son métier, c’est-à-dire le plein axe de sa vie, sa vocation d’Homme, le droit et le devoir d’à part être aux yeux des autres, le droit et le devoir de vivre debout, jour et nuit.
On ne peut professer que si on est habité par ce que l’on professe, alors tant que nous serons habités, nous continuerons à professer, avancer sans masques, déclarer ouvertement notre amour à la poésie, exercer dans la Cité et enseigner publiquement le retour et le recours au poème, porteur de valeurs, d’humanisme et de beauté, « tous ces chemins qui nous manquent ».
C’est là notre plus grande et plus belle responsabilité, d’adultes, de parents, d’enseignants, enseigner, éduquer, c’est permettre à celles et ceux dont nous avons la charge, de grandir en humanité et devenir chefs de projet… de leurs propres vies.
Oui, Maman avait raison, définitivement, enseigner c’est s’engager.

One Love !!!



#écrirejustejusteécrire
#OASSLLForLife
#LaboDesHistoires.

Ci-gît mon cœur

Dans une langue foisonnante, le poète offre son cœur et invite à réapprendre à vivre aux éclats, garder le cap de la belle espérance et faire place à la beauté dans nos ténèbres. Toute la place, à la beauté.

Nourri de réflexions sur l’existence et sur l’acte d’écrire, Ci-gît mon coeur est une parole rescapée de tous les génocides et de toutes les détresses dont nos jours se tissent parfois. Un chant bleu, d’orage et d’espérance, d’amour et de liberté.

Date de parution : 5 juillet 2018 aux éditions La Cheminante

12€ en librairie ou sur Fnac et autres distributeurs en ligne