« Carnet de voyage d’un dandy de grand chemin »

« Carnet de voyage d’un dandy de grand chemin » (album photographique et sonore) en cours de réalisation…
Me réinventer sans cesse, écrire, dire, chanter, filmer, offrir en partage ma vision du monde…

One love!!!

#LeChantDesPossibles
#UnHommEtUnLivreEnLive
#ExtrémisteDeLaBeauté
#TourDuMondeEn80Mots
#ExPoésie
#CroireEnSesRêves

carnet de voyage

Passions d’Avril

J’irai slamer chez vous 🙂

31 mars : Inauguration de la Librairie l’Intranquille à Besançon

1er Avril : Journée Poésie et citoyenneté au Lycée Stephen Liégeard à Dijon

Du 2 au 9 Avril : Festival International du Livre et des Arts Francophones à Brazzaville

Du 13 au 20 avril : Salon International du Livre de Quebec

Du 22 au 24 avril : Festival Rencontres à Lire à Dax

27 Avril : Journée pédagogique à Lille (réseau Canopé)

Du 28 avril au 1er mai : Salon International du Livre de Genève

One Love!!!

Le Chant des possibles Marc Alexandre Oho Bambe

 

 

A Tanger, Sur La Lune …

Hier
J’ai frôlé la transe à Dar Gnawa, traversé par les notes et les chants d’Abdallah El Gourd et ses compagnons de résistance et de route musicale…

C’est un immense honneur d’avoir pu slamer pour eux, slamer avec eux…
Merci Eric Parfait Fofou Talla, pour la visite improbable, la richesse des échanges et toutes les belles rencontres.Hier
Kerouac, Ginsberg et Burroughs, ou leurs fantômes nous ont guidé dans les dédales du Grand Socco et certaines de ses ruelles peintes par des héritiers de Matisse… Et tout naturellement nous avons bu le dernier vers 🙂  au Tangerinn, temple nocturne qui célèbre les aventuriers de la Beat Generation.

Hier
J’ai ressenti très fort la fierté d’avoir mené à bien ma mission pédagogique au Groupe Scolaire Le Détroit, les élèves ont appris à lâcher prise et prose, appris à saisir l’instant poème.
Merci aux enseignantes de Français et aux enfants qui m’ont accueilli dans leurs classes cette semaine de printemps Marocain.
Merci à Ben, du jeune et dynamque « label » Talents Cachés, qui m’a accompagné à la guitare et au chant pendant mon concert lttéraire, pour le plus grand bonheur du public.

Enfin merci à Aya, 14 ans, pour le partage des mots médecine pour l’âme, et aussi pour son texte final « Hommage à ces peties filles qui ne peuvent pas aller à l’école… »
On ne naît pas citoyen, on le devient. Une citoyenne est née, assurément. Une jeune poétesse, également.

And now retour à Paris, puis direction Dijon où m’attendent ce soir, des étudiants en Lettres pour une conversation à coeur ouvert, Palabre Autour des Arts organisée par Virginie Brinker et la Bibliothèque Municipale dans le cadre de la manifestation « Clameurs! »

One love!!!

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A Tanger, Sur La Lune…

En conversation passionnante avec l’exceptionnel musicien et gardien de la mémoire Gnawa du Maroc, Abdallah El Gourd, compagnon de route d’Archie Shepp, entre autres jazzmen éternels…

Monsieur El Gourd accueille chez lui, avec une humilité déconcertante, tous les voyageurs et passagers des vents du monde.
Dar Gnawa est un lieu de relation, Abdallah El Gourd est son âme. Merci à lui, pour le cours magistral de fusion, de jazz et de savoir-être.

Et merci à mon city guide Eric Parfait Fofou Talla, compatriote Camer Tanger Roi 🙂 rencontré par hasard à l’entrée de la Médina.

One love!!!

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Un matin à Tanger …

Sortir d’atelier d’écriture, porté par l’énergie salvatrice et la poésie absolue de gamins funambules qui marchent sur le fil tendu de la vie, labyrinthe suspendu à leurs espoirs et à leurs rêves de liberté, d’égalité, de dignité pour tous.
Sortir d’atelier d’écriture, porté par les sourires et les rires aux éclats d’arc-en-ciel d’enfants êtres-anges à l’innocence fragile, sortir d’atelier d’écriture rempli de promesses d’aurores nouvelles, et apprendre que les « assassins d’aube » ont frappé, encore, semant terreur et mort sur leur passage, comprendre qu’ils ne nous laisseront pas de répit, pas de trêve.
Comprendre cela et se demander, une fraction de seconde, si ce qu’on fait n’est pas vain finalement, si continuer de parler de paix, d’amour et fraternité a un sens, dans un monde qui sombre dans la pleine ombre de lui-même, un monde qui sombre dans la pénombre de la violence aveugle, un monde qui sombre dans le chaos le plus total …
Sentir le doute se glisser insidieusement dans son esprit, et puis, être arraché à ses pensées par la voix, fluette, d’une fillette de plein vent, Aya, 14 ans, élève au Groupe Scolaire « Le Détroit » à Tanger où je passe cette semaine de printemps.
Entendre Aya me dire, « Capitaine, merci pour votre venue dans notre classe, vous avez éveillé chez certains d’entre nous, le désir de vivre utile comme vous dîtes dans vos textes. Et vous avez raison, même si nous ne pouvons pas changer le monde, nous avons le devoir de ne pas accepter que le monde nous change. Nous avons le devoir d’être et rester nous-mêmes, et nous battre pour ce que en quoi nous croyons… Je n’oublierai jamais vos mots Capitaine, jamais. Et je me battrai toujours pour ce en quoi je crois, toujours » …
Merci à Aya, 14 ans, de m’avoir rappelé au sens de ma présence au monde et à ce en quoi je crois définitivement, l’art que je respire comme d’autres l’air, l’art qui m’insuffle l’espérance lucide, militante, combattante, résistante, l’espérance qui souffre mais souffle pour toujours en moi et en toutes celles et tous ceux aux coeurs épris de vie pétrie tantôt de peines tantôt de joies plus vastes que le ciel, toutes celles et tous ceux dont les coeurs de compassion et passion explosent, en poème de paix ou en minute de silence d’Homme.

Merci à Aya, 14 ans, de m’avoir rappelé à moi-même.

Un matin, à Tanger.

MAOB

MAOB